UA-147560259-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

LAFAUTEAROUSSEAU - Page 1477

  • La Semaine de MAGISTRO, une tribune d'information civique et politique

     

    MAGISTRO : Adossée à des fondamentaux politiques avérés, Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

    Du côté des 'élites'  « L'ambition dont on n'a pas les talents est un crime » Chateaubriand (Lettre à Madame Récamier)

    François JOURDIER  Officier amiral (2S)  COP21
    Maxime TANDONNET  Haut fonctionnaire, ancien conseiller pour les affaires intérieures et l’immigration au cabinet du Président de la République  La folie furieuse
    Charles GAVE  Economiste et financier, président fondateur de l'Institut des Libertés  Un déficit d’admiration

    En France

    Eric DENECE  Directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R)  Bas les masques !
    Alain CORVEZ  Conseiller en stratégie internationale  Quel lien entre le terrorisme qui frappe la France et sa politique étrangère ?
    Annie LAURENT  Journaliste, essayiste, conférencière, spécialiste du Proche-Orient, de l'Islam et des chrétiens d'Orient  A la suite des attentats - Les chrétiens d'Orient face aux attentats de Paris

    Au-Delà

    Roland HUREAUX  Essayiste  Gnose et gnostiques

    De par le monde

    Pierre GEOFFROY  Président-fondateur de l'Association Nationale Maréchal Lyautey La bataille des symboles  
                                                             
    Transmettez, faites suivre, partagez, ...

  • Grenoble : c'est ce soir, une conférence du Centre Lesdiguières à ne pas rater

     

    La France, taraudée par la désacralisation (ou par un sacré sectaire devenu fou), a conservé des pâtisseries consommées à l'occasion de certaines fêtes catholiques. Parmi celles-ci le Mendiant de Noël, la Crêpe de la Chandeleur, et les Œufs de Pâques sont les plus connus. Il en existe bien d'autres. Chacune a une signification populaire pieuse. Parallèlement à cette signification, il en existe une autre, qui lui est complémentaire. Elle est d'ordre symbolique, et se rattache souvent à la tradition de l'alchimie médiévale. Ces traditions catholiques et provinciales doivent être conservées et expliquées. C'est un petit bois flottant auquel s'accrochent, sans bien souvent en connaître la nature, les Français ballottés par les tempêtes issues de la perte du sens du sacré. 

    CONTACT

    centrelesdiguieres@laposte.net 

    Centre Lesdiguières - Le Buissert 38340 Pommiers-la-Placette

  • Loisirs • Culture • Traditions ...

  • SOCIETE & ACTUALITE • Bercoff : La grande farce des régionales ... Bon vote !

     

    TRIBUNE - André Bercoff estime, dans FigaroVox, que la campagne menée par les socialistes vis-à-vis du Front national est farcesque et grotesque. Il en traite avec ce bon sens qui en arrive à parler comme le fait aussi le bon peuple dans les moments où, selon Maurras, il lui arrive d'être infaillible... Le style et la verve en plus, qui sont la marque d'un texte d'André Bercoff. Une seule réserve : croit-il vraiment que «  les armes de la démocratie [...] ne sont pas, loin s'en faut, rouillées ou hors d'usage » ? Il administre lui-même la preuve du contraire. En tous cas, pour ce qui est de la démocratie française, hic et nunc. Celle qui, spécificité unique en Europe, procède d'une Révolution qui commence par instaurer la Terreur. Et qui, en un sens, continue de le faire !  LFAR 

     

    photo.jpgLa politique comme champ de ruines ou espace de renouveau possible ? La tambouille électorale considérée comme un des beaux arts ou l'expression d'un peuple qui utilise enfin son droit de vote autrement que comme gadget plus ou moins utile ? Chacun aura compris que les régionales, cette année, sont beaucoup plus que les régionales. Le découpage des apprentis sorciers n'a pas tenu une seconde devant le brutal retour à la réalité.

    C'est là que le bât blesse. Pire : il saigne. Quand on conjure des citoyens de gauche de voter résolument pour des représentants du bord opposé, qu'ils conspuaient abondamment il y a encore quarante-huit heures ; quand on accepte que pendant six ans, pas un élu de son propre camp ne siègera à tel ou tel conseil régional, c'est qu'il y a vraiment quelque chose de pourri dans le royaume de la soi-disant démocratie des urnes. Ce que signale cette campagne de décembre 2015, c'est à la fois l'éloge du reniement ajouté au déni du réel : cela fait beaucoup pour des millions d'hommes et de femmes qui auraient encore le toupet d'avoir des convictions.

    Car enfin il faut être clair : quelles que soient les divergences que l'on peut avoir avec le Front National - et Dieu sait s'il en existe - est-il pour autant un parti factieux ? Antirépublicain ? Prépare-t-il la France à une dictature auprès de laquelle celle d'un Hitler ou d'un Staline n'aurait été qu'une aimable bluette ? Quelle est cette bien-pensance généralisée et omniprésente qui prétend combattre le nazisme - vaincu, rappelons-le, depuis soixante-dix ans - en faisant l'impasse sur les véritables totalitarismes d'aujourd'hui ? Qui sont ces vertueux qui veulent faire barrage de leur corps à la bête immonde, sans jamais avoir demandé son interdiction ? De deux choses l'une : ou le Rassemblement Bleu Marine veut la fin de la République et des libertés et l'on vote une loi pour l'interdire, ou c'est un parti comme les autres et on l'affronte avec les armes de la démocratie qui ne sont pas, loin s'en faut, rouillées ou hors d'usage.

    Cette tragi-comédie médiocre, jouée par des acteurs sans talent, opère en réalité des ravages. Ce n'est pas par hasard qu'on en arrive à un Bartolone reprochant à une Pécresse de « défendre Versailles, Neuilly et la race blanche », dans un exercice de masochisme et de haine de soi qui masque évidemment des préoccupations électorales au ras des pâquerettes. Quand le corps politique n'a plus ni colonne vertébrale, ni constance, ni fidélité, la porte est grand ouverte à l'extension du domaine de la salivation aussi imbécile qu'illimitée.

    Le dramaturge allemand Bertolt Brecht le disait il y a longtemps : quand le peuple gronde contre son gouvernement, celui-ci, excédé, ne pense plus qu'à dissoudre le peuple. Tout se passe comme si le présent enfumage, entre COP21 et état d'urgence du côté du pouvoir et, de l'autre bord, querelles intestines et fantasmes primaires du côté de la droite, sait qu'il ne fera rien oublier. Ni chômage ni précarité, ni violence ni insécurité, ni identité malheureuse et encore moins angoisse de l'avenir. Evidence : les princes qui nous gouvernent ou qui aspirent à le faire, n'ont rien à se reprocher, ne font aucune autocritique, ne rendent aucun compte de leurs errements, de leurs aveuglements, de leurs impuissances: ils vont, impavides, moutons d'un Panurge dont ils ont oublié depuis longtemps la légitimité, obsédés par une seule préoccupation : garder le poste. Le pouvoir. Le fromage. Jusqu'en 2017 et au-delà. Et après eux, le déluge.

    Bon vote.

    André Bercoff            

    André Bercoff est journaliste et écrivain. Son dernier livre Bernard Tapie, Marine Le Pen, la France et moi est paru en octobre 2014 chez First.

  • SOCIETE & ECOLOGIE • Camille Pascal : L’énergie nucléaire s’invite à la Cop21

     

    Quand la grand-messe de la lutte contre le réchauffement climatique pourfend les arguments... des militants écologistes !

     

    Camille%20Pascal_22222222222222.pngLe lecteur qui me fait l’amitié de jeter un coup d’oeil, de temps à autre, sur cette petite chronique sait combien son auteur est assez peu réceptif à la complainte lancinante du réchauffement climatique. Les contre-vérités, les affirmations péremptoires, les leçons de morale et la culture de la culpabilité que développent depuis bientôt deux décennies les écologistes de salon et d’appareil me laissent assez froid. Je n’aime pas le gaspillage, mais je n’aime pas l’enfumage et j’ai une fâcheuse tendance, je l’avoue, à ne pas prendre au sérieux cette nouvelle religion qui tend à confondre Dieu et la Nature.

    Pourtant le prosélytisme dont elle a bénéficié dans notre pays depuis l’ouverture de la Cop21 et ce, malgré l’assaut terroriste dont notre pays a été l’objet, dépasse l’entendement. Je m’étonne même que les défenseurs sourcilleux de la laïcité n’aient pas multiplié les plaintes et les protestations contre la reconnaissance quasi officielle par la République de cette forme d’animisme millénariste qui exige de l’homme qu’il s’incline devant la libellule, l’ours polaire ou l’épi de maïs sous peine de disparaître dans des tourments affreux. J’ai même entendu des hommes venir expliquer sur nos écrans d’un ton grave et inspiré que la consommation de viande était un crime, non pas contre le règne animal mais contre la couche d’ozone dangereusement menacée par le pet des vaches…

    À ce niveau de délire, je n’attendais rien d’autre de la Cop21 qu’elle se termine et que l’on puisse à nouveau faire du feu dans les cheminées, prendre sa Volkswagen ou manger de l’ananas sans risquer l’ex-communication sociale.

    Or, la divine surprise est justement venue de cette même Cop21. Le 3 décembre dernier, à l’occasion de l’un de ces interminables symposiums organisés au Bourget, quatre climatologues émérites ont lancé un appel à une expansion massive de l’énergie nucléaire. Elle, qui ne représente aujourd’hui que 11 % de l’énergie produite dans le monde, devrait passer à 17 % avant 2050. C’est James Hansen, l’un des grands prêtres du réchauffement climatique, qui se trouve être à l’initiative de cet appel. Pour ces savants, révérés hier encore par des foules hirsutes et végétariennes, le nucléaire est la seule énergie suffisamment efficace pour lutter contre le réchauffement. À les entendre, massacrer nos paysages par des champs d’éoliennes ou défigurer nos toitures par des panneaux solaires serait à peu près aussi efficace pour faire baisser la température moyenne que de brancher le réfrigérateur sur un vélo d’appartement et en espérer des glaçons.

    Soljenitsyne révélant l’enfer concentrationnaire soviétique n’a pas fait plus de dégâts chez les communistes français que cet appel des quatre en faveur du nucléaire ne vient d’en faire chez nos écologistes.

    Du plateau du Larzac jusqu’aux pâturages de Notre-Dame-des-Landes, ce n’est qu’un hululement de désespoir. Voilà bientôt un demi-siècle qu’en combattant le nucléaire, les “écolos” se sont faits les complices du réchauffement climatique. Ils devraient avoir honte !

    Je dois avouer que, pour ma part et contre toute attente, cette Cop21 me réjouit. 

    Camille Pascal

  • Nantes, c'est aujourd'hui : Une grande fête du livre à ne pas rater !

     

    L’URBVM [l’Union Royaliste Bretagne Vendée Militaire] et le CRAF [Centre Royaliste d'Action Française] auront un stand. N'hésitez à les rejoindre !

    Source : URBVM

  • Loisirs • Culture • Traditions ...

  • Régionales • Quand Estrosi voulait gouverner la région Paca avec le Front national

    Christian Estrosi discute avec l'élu FN Gérard de Gubernatis, au conseil régional de Paca, le 20 mars 1998, à Marseille. (GEORGES GOBET / AFP)

     

    par Orange News & France TV - Textes d'Ilan Caro

    On sera amusé, intéressé, pas vraiment étonné, de lire ce qui suit en cette veille du second tour des régionales. Les photos ne sont pas mal non plus.  LFAR

    "Résistance." C'est le slogan que Christian Estrosi a choisi pour le deuxième tour des élections régionales, qui l'opposera dimanche 13 décembre à Marion Maréchal-Le Pen, la tête de liste du Front national. "On a beaucoup réfléchi, et nous nous sommes finalement dit que les valeurs du Conseil national de la Résistance, qui sont nos valeurs, nous permettraient de rassembler. Quand on prend le maquis, on n'est ni de gauche, ni de droite", explique le candidat dans La Provence. "Je ne supporte pas le FN, qui est l'héritage du pétainisme", insiste-t-il lors d'un déplacement de campagne, près de Marseille.

    Le 20 mars 1998, un jour que la droite locale n'a pas oublié

    Pourtant, face au Front national, le maire de Nice n'a pas toujours été aussi intransigeant. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, les mémoires se souviennent d'un épisode qui a profondément marqué la droite locale. Vendredi 20 mars 1998 : le conseil régional nouvellement élu désigne son président. Les socialistes ne disposent dans l'hémicycle que d'une majorité relative (49 sièges, contre 37 pour l'UDF-RPR et 37 pour le FN).

    Sans surprise, les trois camps font chacun le plein de leurs voix lors des deux premiers tours de scrutin. Mais par la suite, rien ne se passe comme prévu. L'ambiance est houleuse et la droite se déchire. Son leader, le président de l'UDF et député varois François Léotard, est mis en minorité par son propre groupe sur la stratégie à suivre. Lors d'une interruption de séance, "21 élus sur 37 se prononcent en faveur de la ligne défendue par Christian Estrosi : conclure un accord avec le Front national pour barrer la route à la gauche", se souvient pour francetv info le journaliste Michel Henry, qui avait couvert cette élection pour Libération.

    De retour dans l'hémicycle, Christian Estrosi prend la parole pour demander une énième suspension de séance, "cette fois jusqu'à lundi". Une suspension aussitôt accordée par le doyen d'âge qui préside la séance, un élu FN... La décision provoque alors la fureur du groupe des seize "résistants", piloté par François Léotard. Ce dernier, "dans une rage froide, jette à Christian Estrosi : 'Sors avec tes amis'", écrit le journaliste Michel Samson dans Le Monde. Jean-Pierre Giran, cité à l'époque par Libération, évoque "la fragilité mentale" des 21 "collabos" emmenés par Christian Estrosi. Interrogé par francetv info, Jean-Pierre Giran, aujourd'hui député-maire d'Hyères (Var), n'a pas souhaité s'exprimer de nouveau sur cette passe d'armes. 

    "C'était très brutal entre les deux clans. Les manœuvres d'Estrosi avec Le Pen et Mégret apparaissaient au grand jour. Et nous, nous observions ça en spectateurs", relate Robert Alfonsi. Le week-end passe, les tractations se poursuivent en coulisses. Et les pressions de Paris s'accentuent contre un accord avec le FN. Le lundi 23, les élus se retrouvent au conseil régional pour le troisième tour de scrutin. A droite, les partisans d'un accord avec le FN présentent la candidature de Gilbert Stellardo. Un adjoint au maire de Nice, Jacques Peyrat, lequel vient de quitter le Front national. Mais sur les 21 élus favorables à un accord avec le FN, seuls neuf se portent sur son nom. "C'est François Léotard qui a réussi à déjouer l'opération à la dernière minute, se rappelle Robert Alfonsi. C'est grâce à lui si Michel Vauzelle a fini par être élu."

    "L'accord était bouclé"

    Ancien maire FN de Toulon et élu à la région en 1998, Jean-Marie Le Chevallier donne une version différente : "L'accord était bouclé. Je devais prendre la présidence de la région et Estrosi aurait naturellement été l'un de mes vice-présidents", dit-il à francetv info, confirmant une confidence faite aux journalistes Dominique Albertini et David Doucet, dans leur ouvrage Histoire du Front national. Interrogé par francetv info, Jean-Marie Le Pen précise s'être finalement opposé à ce qu'un élu FN autre que lui préside cette assemblée. C'est le maintien de la candidature de l'épouvantail Le Pen, au troisième tour, qui aurait définitivement enterré l'accord droite-FN.

    L'équipe de campagne de Christian Estrosi conteste auprès de francetv info l'une comme l'autre des versions, assurant que le maire de Nice a "démontré, tout au long de sa carrière politique, qu'il a toujours combattu la famille Le Pen". "Lors de cette élection de 1998, il n'y avait que deux ou trois élus de notre groupe qui écoutaient les sirènes du FN", jure Bernard Deflesselles, conseiller régional depuis 1992, et membre de la campagne 2015 de Christian Estrosi. Un récit bien éloigné de celui unanimement relayé par la presse de l'époque.  

    Pour tenter de prouver sa bonne foi, et avant même la publication de cet article, l'équipe de campagne de Christian Estrosi est allée jusqu'à demander à plusieurs élus socialistes de contacter la rédaction de francetvinfo. Y compris le premier d'entre eux, Michel Vauzelle. Le président socialiste sortant de la région confirme qu'"au départ, Estrosi faisait partie du groupe qui voulait s'allier au FN". Mais à en croire Vauzelle, il aurait "très vite quitté ce groupe, le samedi, pour se ranger derrière François Léotard"

    Comment le Christian Estrosi de 1998, tenté – au moins un moment – par un rapprochement avec le FN, est-il devenu, en 2015, le "résistant" face à Marion Maréchal-Le Pen ? "A l'époque, la droite avait la certitude qu'elle pouvait étouffer le Front national en nouant des alliances ponctuelles permettant de débaucher tel ou tel. Il ne faut pas oublier que de 1986 à 1992, Jean-Claude Gaudin avait présidé la région avec des élus Front national dans son exécutif", rappelle Michel Henry.

    Dans son ouvrage La Guerre des droites, l'historien Mathias Bernard explique que les régionales de 1998 "ont provoqué une prise de conscience" de la part des dirigeants modérés : "De rivale, l'extrême droite devient progressivement un adversaire politique."

    Le FN ressort des archives gênantes pour Estrosi

    CVuD8mFWwAEf3kj.jpg

    Dans la dernière ligne droite de la campagne, celui qui tente d'apparaître comme le dernier rempart face au FN doit faire face à l'apparition sur les réseaux sociaux d'une photo le montrant au côté de Jean-Marie Le Pen. "La photo date de 1993, entre les deux tours des législatives. Elle appartient à la collection personnelle d'un proche de Jean-Marie Le Pen aujourd'hui décédé", croit savoir le frontiste Louis Aliot, qui a relayé le cliché, interrogé par francetv info.

    Impossible en revanche de savoir où et dans quelles circonstances cette scène a été immortalisée. Si elle vient brouiller la communication du résistant Estrosi, l'image ne prouve rien quant à une éventuelle proximité avec le leader historique du FN. L'entourage de Christian Estrosi assure que "cette photo avait été prise en marge d'un débat télévisé, qui avait d'ailleurs été très violent". Un débat dont nous n'avons pas retrouvé trace. 

  • Littérature • Maurras en son chemin de paradis [5]

    Illustration reprise de l’édition de luxe du Chemin de Paradis en 1927, ornée d’aquarelles de Gernez

     

    par Hilaire de Crémiers (Suite) 

    Nous poursuivons la publication des analyses du Chemin de Paradis par Hilaire de Crémiers. En voici la cinquième partie. L'on peut retrouver les quatre premières sur Lafautearousseau, les 7 - 14 - 29 novembre et 5 décembre.

     

    C'est en 1895, il y a juste cent vingt ans, que Calman-Lévy - « éditeur héroïque » dit Maurras - a édité le Chemin de Paradis. Un premier livre de contes philosophiques que son auteur écrivit, de fait, avant ou autour de ses vingt-cinq ans. Un recueil de neuf contes où Maurras, comme Anatole France le lui écrivit, méditait d'ingénieuses fables. Ces Mythes et Fabliaux, qui ne furent sans doute jamais parfaitement compris, formaient pourtant, déjà, une critique sans indulgence aucune, de ce mal moderne auquel Maurras se préparait à s'affronter. Rien moins que « pour le salut du monde et le règne de la beauté ».  Sans-doute pressentait-il et fixait-il ainsi, avec une prescience étonnante, ce qu'allaient être, dans l'ordre politique et littéraire, son œuvre et sa destinée.

    Hilaire de Crémiers a consacré de minutieuses et savantes études à cette œuvre de jeunesse de Charles Maurras, qui préfigure, expose-t-il, ce que seraient son œuvre et sa vie.

    Nous avons enregistré, il y a quelques années, plusieurs vidéos où Hilaire de Crémiers analyse le Chemin de Paradis et en propose une interprétation. Une analyse et une interprétation qui donnent à Maurras une profondeur singulière. Beaucoup plus extraordinaire que celle qui lui est habituellement reconnue. 

     

     Regard sur le conte de la série Harmonies :  Discours à la louange de la double vertu de la mer (13 minutes)  

     

    Nous achevons ainsi la mise en ligne, au fil de cinq samedis ou dimanches, de cinq vidéos où Hilaire de Crémiers traite des neufs contes du Chemin de Paradis et dévoile ce qui en est, selon lui, le sens profond.  Lafautearousseau  

     

    Le Chemin de Paradis sur Maurras.net

    (Texte complet)

     
  • HUMOUR & SOCIETE • Propagande : Barrer la route !

          

    par Ph. Delelis
     

    C’est le slogan du jour, incontestablement. Impossible à commenter, bien sûr : outre que ce n’est pas la vocation de cette rubrique, autant jouer avec des allumettes dans l’arrière-boutique d’un artificier, ce serait moins dangereux. Impossible à commenter, donc, mais pas à référencer car l’expression est de celles que l’on entend régulièrement dans de nombreux domaines et depuis longtemps. Il n’est donc pas inutile de la mettre en perspective de quelques unes de ses nombreuses utilisations au cours des siècles.

    Stoïque (IIe siècle)

    Si tu ne juges tien que ce qui l’est vraiment […], jamais personne ne saura te contraindre ni te barrer la route (Manuel d’Epictète).

    Paradoxale (XVIIe siècle)

    Ce qui barre la route fait faire du chemin (Jean de La Bruyère, Les Caractères).

    Optimiste (XXe siècle)

    Les organisations défensives des frontières dont nous voulons l’exécution n’ont pas d’autre but que de barrer la route à l’invasion toujours possible (André Maginot).

    Déterminée (XXe siècle)

    Au nom de la France, j’ordonne que tous les moyens, je dis tous les moyens, soient employés pour barrer partout la route à ces hommes-là, en attendant de les réduire (Ch. de Gaulle, Discours du 23 avril 1961).

    Délinquante (XXIe siècle)

    A la veille d’un week-end de retour de vacances, l’autoroute A1 est bloquée dans le sens Paris-Lille ce vendredi soir, par des gens du voyage au niveau de Roye dans la Somme, quelques jours après qu’une fusillade a éclaté dans un camp voisin faisant quatre morts et trois blessés mardi (BFM TV, 29 août 2015).

    valls-fn-baroudeur-franc-tireur-ou-realiste_494287.jpg

    Et comme, en France, pour l’instant, tout finit par une chanson, un auteur que l’on n’aurait jamais pensé citer dans ces colonnes, mais qui se révèle particulièrement pertinent ici, Gérald de Palmas :

    Car j’étais sur la route
    Toute la sainte journée
    Je n’ai pas vu le doute en toi s’immiscer
    J’étais sur la route
    Toute la sainte journée
    Si seulement j’avais pu lire
    Dans tes pensées 

     
  • Une guerre

     

    par Jean-Baptiste d'Albaret

     

    Il était interdit de le dire, mais il s’agit donc bien d’une guerre. François Hollande a lâché le mot qu’il s’était jusqu’à présent refusé à prononcer. Une guerre qui, depuis les terrains d’Afrique et du Proche-Orient, se propage sur notre sol et se déroule désormais à l’intérieur même de notre société où des islamistes radicalisés, qui sont aussi des ressortissants français, massacrent à la kalachnikov ceux qui sont leurs compatriotes. Ce 13 novembre, notre pays a soudainement pris conscience de la gravité de la situation. L’ennemi peut frapper n’importe qui, n’importe où, n’importe quand. Avec une rapidité d’exécution sans précédent et une sauvagerie qui atteint des sommets d’abomination barbare.

    Depuis janvier, les alertes sérieuses n’avaient pourtant pas manqué. L’attaque avortée dans le Thalys ? L’étudiant soupçonné de planifier des attentats contre des églises à Villejuif ? L’homme mis en examen pour avoir décapité son employeur, en Isère, avant d’accrocher sa tête à un grillage avec le drapeau noir des milices islamistes ? Des « actes isolés » de « loups solitaires », le fait de simples « déséquilibrés », affirmaient, sans rire, les chœurs pudibonds de l’idéologie dominante, sans vouloir entendre les policiers et les magistrats, comme le juge anti-terroriste Marc Trévidic, qui mettaient en garde contre la catastrophe à venir… Pour ces thuriféraires du « vivre-ensemble », encore enivrés des slogans puérils de « l’après-Charlie », l’essentiel, bien entendu, était de ne surtout pas « stigmatiser ».

    Or, par un retournement sémantique littéralement sidérant, les voilà qui parlent aujourd’hui de « guerre de civilisations » ! Le si décrié Samuel Huntington tient sa revanche : après l’effondrement du bloc communiste, affirmait le professeur américain dans un livre fameux paru en 1996, les conflits ne seront plus fondés sur des clivages idéologiques et politiques, mais sur des clivages culturels et religieux… Nous y sommes, tout le monde en convient.

    Mais, pour mener une guerre, encore faudrait-il savoir la penser et s’entendre sur le terme « civilisation »… Or, contrairement à ce que feignent de croire nos hommes politiques qui n’ont que le mot « République » à la bouche, ce ne sont pas tellement les « valeurs républicaines » – ridiculement réduites aux loisirs offerts par le mode de vie occidental – qui ont été visées par l’islamisme radical. C’est la France, considérée, bien malgré ses dirigeants, comme une terre chrétienne – un pays « croisé » comme il est dit dans le communiqué de revendication des attentats publié par Daesh. Indépendamment des confessions particulières des victimes, c’est donc à l’identité profonde de notre pays – ce mot tabou ! –, que les assassins s’en sont pris.

    Après cette tragédie, les Français seraient en droit d’attendre ce que le philosophe Michel Onfray appelle une « grande politique ». Mais des hommes qui ont fait du mépris des racines chrétiennes de notre pays et de la repentance généralisée la justification de toute leur vie publique, peuvent-ils saisir les enjeux posés par ce « choc de civilisation » ? Ce n’est que du bout des lèvres que les autorités ont évoqué le terrorisme « djihadiste » pour ne pas le qualifier d’islamiste, ce qu’il est concrètement. Ce déni fait des ravages. Il consiste à nous culpabiliser en « victimisant » les musulmans au nom d’une laïcité dévoyée qui fait de l’islam la religion des réprouvés.

    Cette idéologie a fait le lit de l’islamisme radical. Elle a enfanté des monstres dans ces « quartiers perdus de la République » dont on n’a pas fini d’entendre parler. écoutons, à ce propos, l’écrivain algérien Boualem Sansal, interrogé dans le Figaro Magazine : « Les intellectuels qui, tels des idiots utiles, marchaient dans ce système de la victimisation de l’islam et de l’immigré ne se rendent pas compte du mal qu’ils font, et d’abord aux musulmans ». Qui l’entendra ? 

    Rédacteur en chef de Politique magazine

  • Église et Front national

     

    par Gérard Leclerc

    Un point de vue dans France catholique

     

    GERARD LECLERC.JPGQuelques jours avant le premier tour des élections régionales, il était patent que le Front national obtiendrait un score impressionnant. Face à cette perspective qui bousculait l’équilibre du pays, on sentit comme un affolement. Il fallait dresser contre cette force en mouvement un barrage, en coalisant toutes les puissances et les autorités capables de venir en aide à des politiques impuissants. C’est ainsi qu’on vit le grand quotidien lillois La Voix du Nord s’engager, vent debout, contre le danger Marine Le Pen. Au même moment, c’était Pierre Gattaz, principal représentant du patronat, qui jetait son cri d’alarme, au nom des intérêts économiques du pays. Comme si cela était encore insuffisant, c’est l’archevêque de Lille, Mgr Laurent Ulrich, qui était sollicité par notre confrère La Croix afin d’ajouter le poids d’une autorité spirituelle à la mobilisation de la réprobation anti-frontiste. En dépit de quelques nuances consenties à l’égard des personnes, dont Mgr Ulrich déclare respecter les craintes, on ne pouvait que retenir sa condamnation brutale, qui peut se résumer en une unique phrase (d’ailleurs choisie par La Croix pour en faire son titre) : « On ne peut être catholique, c’est à dire universel et xénophobe. »

    Eu égard à la gravité d’un tel grief, on pourrait s’interroger sur le peu de résultats effectifs de la déclaration de l’archevêque de Lille. Et l’on est aussi en droit de se demander si les 40 % d’électeurs qui ont apporté leurs suffrages au Front national dans le Nord peuvent se sentir coupables de réels sentiments xénophobes. Certes, il est de la responsabilité d’un pasteur de veiller aux normes morales et aux conseils évangéliques, dans le but d’éclairer ses fidèles. Mais lorsqu’un tel désaveu s’oppose à sa parole, il est aussi permis de reprendre le sujet, pour examiner s’il a été traité dans tous ses aspects, et de façon convaincante. N’y a-t-il pas danger, lorsque la condamnation verbale est si catégorique, que les intéressés se ferment à tout débat, estimant être incompris, voire diffamés ? De plus, le refus par principe d’ouvrir avec eux un espace de discussion, au nom d’une sorte d’interdit réservé aux infréquentables, risque de conduire à de nouvelles crispations et à des incompréhensions radicales.

    Le tollé provoqué par Mgr Dominique Rey, avec l’invitation faite à Marion-Maréchal-Le Pen de venir débattre avec d’autres politiques d’avis contraire à la Sainte-Baume, un haut-lieu signifiant la singularité de l’événement, demeure significatif de la difficulté pour l’Église d’adopter une démarche spécifique. Mais il faudra bien, en fin de compte, revenir sur des dossiers si essentiels que celui de l’immigration, qui ne saurait se ramener à un simple impératif catégorique. On ne peut laisser mourir celui qui est en danger de se noyer, mais on a aussi le devoir impérieux de traiter dans ses vraies dimensions la question des migrations qui conditionne l’avenir de nos pays et le sort de la paix, alors qu’une crise internationale ébranle le bassin méditerranéen, sans que nous sachions ce qui en résultera pour l’Europe entière. 

    France catholique

  • Poing levé, ce sont eux « les heures les plus sombres de notre Histoire ... » !

    Emmanuelle Cosse, Claude Bartolone, Pierre Laurent Anne Hidalgo, Jean-Christophe Cambadélis et Laurent Cathala - Crédits photo : LOIC VENANCE/AFP