État-major et dissidences, par Philippe Germain.
A peine Jean III doit-il assumer sa charge qu’il va assister à l’effondrement de la stratégie conservatrice déployée par l’Action française depuis 1919. Le royalisme va subir trois chocs successifs, mais avant de les étudier relativisons le bilan de la phase de conquête des abords du pouvoir. Certes brillant, il se révéla fugitif (1919 à1923 ). L’année 1924 vit l’A.F. perdre ses positions légales car Daudet ne fut pas réélu. De plus les potentiels Monk s’éloignèrent. La rupture entre Poincaré et l’A.F. s’était faite lors de la troublante mort du fils de Léon Daudet. Et puis en 1925, le général Mangin, en qui Maurras plaçait ses espoirs, décéda, lui aussi, de façon troublante[1] alors qu’il se préparait a entrer en politique.


