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Islamophobie : les propos de Clémentine Autain récupérés par un média proche des Frères musulmans, par Stanislas Poyet.

Clémentine Autin en 2011. BERTRAND GUAY / AFP

Le média tunisien Meem, proche des Frères musulmans, se sert d'une interview de la députée LFI dans laquelle elle dénonce l’islamophobie de responsables politiques pour alimenter la campagne de boycott des produits français.

9.jpg«Qu'est-ce que c'est que ce pays qui a perdu la tête ?» Cette phrase, prononcée par la députée La France Insoumise Clémentine Autain au micro de France Info, a été reprise samedi 24 octobre par le média tunisien Meem, dans une vidéo qui appelait au boycott des produits français.

«Un membre du Parlement français attaque la rhétorique de racisme à l'encontre des musulmans de France et met en garde contre ses conséquences catastrophiques pour le pays et la société», écrit sur Twitter le média en accompagnement de la vidéo, qu'il affuble du hashtag #BoycottFrance.

Dans cette interview, Clémentine Autain dénonce les discours de responsables politiques comme Gérald Darmanin, François Fillon ou Éric Ciotti, qui, selon elle, «attisent les haines» et font «avancer vers la guerre civile». Le média Meem en profite pour souligner que même au sein du Parlement français, des voix s'élèvent pour contester la politique perçue comme islamophobe du gouvernement français.

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Un magazine proche des Frères musulmans

Depuis le discours d'Emmanuel Macron en hommage à Samuel Paty, assassiné le 16 octobre dernier pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Charlie Hebdo, partout dans le monde musulman, des manifestations demandent le boycott de produits français.

Meem relaie avec force cette campagne antifrançaise en diffusant des images de personnes piétinant le portrait d'Emmanuel Macron, mais aussi en publiant des vidéos explicatives destinées à illustrer l'islamophobie de l'État français. Une vidéo revient ainsi sur les conséquences pour les Algériens des essais nucléaires dans le Sahara ; une autre s'attache à rappeler les origines coloniales du musée de l'Homme.

Cet acharnement s'explique par la proximité de ce média avec les Frères musulmans tunisiens. Meem est détenu par Soumaya Ghannouchi, la fille du Rached Ghannouchi, président d'Ennahdha, le parti politique des Frères musulmans tunisiens.

Or, pour un bon connaisseur des réseaux islamistes, «la campagne de boycott dans le monde est essentiellement le fait des Frères musulmans». Et pour cause, au lendemain de l'assassinat de Samuel Paty, le gouvernement a décidé la dissolution de deux organismes soupçonnée d'être les antichambres des Frères musulman en France : le CCIF et Baraka City.

Meem est un média arabophone qui n'a que peu d'écho en France. À l’instar de Rached Ghannouchi, il représente une frange des Frères musulmans qui n'hésite pas à faire sienne les idées progressistes quand cela sert son agenda. Sur son site web, il revendique «donner la priorité aux femmes», et se présente comme «féministe» et «libéral».

Source : https://www.lefigaro.fr/

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