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Fortes tensions entre le prince Jean d’Orléans et la Fondation Saint-Louis

Source : http://www.monarchiesetdynastiesdumonde.com/

« Ce n’est ni un exil ni une fuite. Je mets simplement ma famille à l’abri le temps d’assainir la situation ». Ce n’est pas la première fois que la presse évoque des tensions entre le prince Jean d’Orléans, actuel prétendant au trône de France, et la Fondation Saint-Louis, créée par son grand-père afin d'assurer la pérennité des biens historiques de la maison d’Orléans. 

Dans une longue interview accordée au journal « L’Echo républicain », le comte de Paris a expliqué les raisons de l’animosité permanente qui règne entre lui et la Fondation dont il est aussi le président d’Honneur. Sur les réseaux sociaux, l’annonce de son départ prochain du château de Dreux (où il réside depuis des années) a semé l’émoi parmi ses partisans qui ont été nombreux à faire part de leur indignation et lui apporter un soutien indéfectible dans son combat.

3.jpgC’est en janvier 1974, deux ans après sa création par le prince Henri d’Orléans, que la Fondation Saint-Louis est devenue une institution d’utilité publique, se substituant ainsi à l’organisme mis en place par le duc d’Aumale en 1886. Parmi les sites dont elle à charge de s’occuper, le château d’Amboise, les ruines de Bourbon-l’Archambault (le lieu de naissance de la dynastie Bourbon) ou encore la chapelle de Dreux où reposent tous les membres de la maison d’Orléans. Mais pas seulement. Elle est aussi la gardienne des archives d’une maison qui a régné sur la France entre 1830 et 1848. C’est à la mort de son père, en 2019, que le prince Jean d’Orléans a pris naturellement la présidence d’honneur de la Fondation Saint-Louis. Hors depuis des années déjà, des tensions sont perceptibles entre le comte de Paris et le conseil d’administration de la fondation dirigée depuis deux décennies par François Voss.

4.jpgEn 2016, Jean d’Orléans ne cache plus sa colère envers les instances dirigeantes de la Fondation. En remettant en cause le droit d’utilisation de la « Maison Philidor » par la duchesse de Montpensier, la Fondation provoque le courroux du prétendant au trône qui s’énerve face à ce qui ressemble à une expulsion. La mère du prince Jean, sans domicile fixe ? Impensable pour Jean d’Orléans qui n’hésite pas s’épancher dans la presse et révèle au grand jour l’animosité qui règne entre les deux parties. Si un terrain d’entente avait été finalement trouvé, les tensions n’avaient fait que s’accroître par la suite. Jean d’Orléans supportant de moins en moins l’omniprésence directive de la Fondation dans ses affaires. La crise du Covid- 19 n’a rien arrangé. « Ils ont profité de cette période pour établir un règlement de quatre pages sous prétexte de sécurité sanitaire. Ce document auquel je ne reconnais aucune valeur juridique n’est en fait qu’une série de mesures nous visant » explique le prince Jean au journal « L’Echo républicain ». N'hésitant pas à critiquer les dépenses inutiles engagées par la Fondation pour lesquelles il avait mis son véto. En vain.

5.jpgLe prince se dit victime de persécutions récurrentes de la part du personnel qui gère la propriété et qui semble multiplier les vexations mesquines envers son épouse, Philoména et ses 5 enfants. « Ce n’est ni un exil ni une fuite. Je mets simplement ma famille à l’abri le temps d’assainir la situation » affirme Jean d’Orléans qui a décidé de quitter le château de Dreux. Une annonce qui a semé l’émoi parmi les partisans du prétendant au trône. Si le descendant d’Henri IV et du roi des Français, Louis-Philippe Ier, ne souhaite pas donner une publicité outre mesure à cet événement, sur les réseaux sociaux, c’est l’indignation qui prévaut. Egalement chez certains partisans de son concurrent au trône le plus direct, le prince Louis-Alphonse de Bourbon. Tous sont unanimes et se plaignent des « méthodes douteuses » employées par la Fondation envers ce prince de France, affichant leur soutien total aux Orléans dans cette épreuve.

6.jpg« Ce qui se passe entre la fondation Saint-Louis et le comte de Paris est une affaire strictement privée (...).  Il y a des négociations pour que les règles internes de la fondation et la légalité soient respectées en lien d’ailleurs avec l’État. Mais je n’ai pas à en révéler la teneur publiquement dans l’intérêt de chacune des parties ». Contactée, le responsable de Fondation Saint-Louis refuse de commenter ce qui est pour lui « une affaire privée ». Membre du conseil d’administration, le chroniqueur et ami bien connu des têtes couronnées, Stéphane Bern, a pris position. « On ne peut pas attaquer ainsi notre président d’honneur. C’est un manque de respect pour son grand-père. Il y a bien sur des règles à respecter mais l’on se doit aussi de respecter les princes et la famille de France » s'irrite l’animateur de l’émission « Secrets d’Histoire » et  qui plaide en faveur de la famille d’Orléans dont il conserve l’amitié. D’ailleurs il note toute l’incongruité de la situation alors que la Fondation est chargée de protéger les biens de la maison royale, elle a décidé de l’attaquer au cœur même de son patrimoine.  Même le maire Les républicains (LR) de Dreux est monté au créneau pour défendre « ce patrimoine vivant » que représente la présence du comte de Paris à Dreux. Un prétendant au trône de France qui jouait volontiers les guides touristiques lors des journées du Patrimoine.

Adieu potager et tentes d’indiens, facéties des enfants dans la chapelle qui ne manquaient de se signer en passant devant l’autel, les enfants du comte de Paris vont quitter la grisaille de Dreux pour un soleil plus rayonnant au Sud de la France. La question du nouveau lieu de résidence du prince Jean brûle les lèvres de ses partisans qui attendent de savoir où leur famille royale va déposer ses bagages. Jean d’Orléans espère revenir, il espère cet exil de l’intérieur « temporaire ». Sur les réseaux sociaux, le prince a déjà gagné la bataille contre la Fondation. Mais le départ des Orléans de Dreux pourrait aussi permettre au chef de la maison royale de France de commencer son tour de France afin d’incarner cette alternative que les français cherchent. Pour beaucoup de royalistes, qui espèrent que le prince Jean d’Orléans va s’engager en politique et être plus présent dans le débat actuel, les regrets ont aussi laissé la place à tous les espoirs. 

Copyright@Frederic de Natal

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