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Dans Famille Chrétienne, l’opération « masques sanitaires » des Sœurs de la consolation.

Depuis le début de l’épidémie, les petites Sœurs de la consolation de Draguignan confectionnent plus de 200 masques sanitaires par jour et prient sans relâche devant le Saint-Sacrement pour la conversion du monde.

3000 masques ! Mardi 31 mars, les Sœurs de la consolation ont cousu leur 3000ème masque de protection. Depuis quinze jours, ces moniales missionnaires travaillent sans relâche dans leur monastère varois transformé en atelier de couture à la demande du maire de Draguignan, Michel Strambio. « Au lendemain de sa réélection il nous a sollicitées car il s’est rendu compte que personne, ni les pompiers, ni la police municipale, n’était protégé face à l’épidémie. Nous avons immédiatement accepté cette mission et vidé tous nos placards pour récupérer le maximum de tissu », raconte sœur Sophie.

Après l’avoir fait validé par un spécialiste en épidémiologie, le maire leur a apporté le patron du masque à produire, donnant le top départ de la fabrication. Les sœurs ont abandonné toutes leurs activités, notamment la confection d’ornements liturgiques, excepté la prière. Le lendemain, d’ailleurs, Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, leur demandait d’organiser une adoration perpétuelle dans l’enceinte de leur monastère. « Après le pouvoir temporel, le pouvoir spirituel nous demandait de lui prêter main forte, résume sœur Sophie. Notre évêque nous a demandé de prier pour consoler nos frères et pour consoler Dieu qui, dans son immense amour, n’est pas entendu. C’est notre vocation puisque nous sommes les Sœurs de la consolation ! ».

Les 25 Sœurs de la communauté se relaient donc devant le Saint-Sacrement de 9h30 à 22h15 et quittent la chapelle pour s’installer devant leurs machines à coudre, tous les jours y compris le dimanche, car c’est un motif de charité précise sœur Sophie. Dans l’atelier, les masques, plus de 200 par jour, sont confectionnés dans le silence et la prière. Seul défile un enregistrement du chapelet dit par Jean-Paul II. Ils sont ensuite bénis par l’aumônier de la communauté puis remis au maire qui les distribue, ou envoyés à des personnes qui en ont fait la commande : pharmaciens, personnel de grandes surfaces, membres de la communauté de l’Arche, et même quelques particuliers… Et tout cela, bien entendu, gratuitement !

Tissu et liens commencent à manquer cruellement et les machines à coudre à s’essouffler. « Des amis lyonnais vont nous envoyer 900 mètres de sergé, mais cela risque de prendre du temps car la poste ne fonctionne pas tous les jours », s’inquiète sœur Sophie. Son souhait ? Pouvoir continuer à honorer ses commandes et « que cette épreuve tourne en grâce de résurrection pour le monde entier ». « Nous devons tous nous convertir, poursuit-elle. Il faut que les hommes se découvrent aimés de Dieu. Notre monde "big brother" qui se croyait tout puissant en manipulant la génétique se découvre impuissant face à un tout petit virus. Il nous faut reprendre notre place d’enfants de Dieu, qui est magnifique. C’est pour cela que nous prions. »

Commentaires

  • Bravo à ces soeurs qui pratiquent la vraie charité chrétienne

  • Ces communautés jadis indispensables se font rares hélas.
    Toujours exposées, ne comptant pas leur peine, les bonnes soeurs méritent notre respect et notre soutien. Il n'est pas interdit de leur faire un don via le diocèse :
    https://monastere-la-consolation.org/wordpress/?cat=33

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