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L’injonction de Jeanne après la victoire de Patay, en route pour Reims : « maintenant partons » !

Statue de Jeanne d'Arc, place des Pyramides - Paris

Par Henri BEC

Discours prononcé devant la statue de Jeanne d'Arc place des Pyramides à Paris, dimanche 12 mai, à l'issue du Cortège Traditionnel de Jeanne d'Arc. Henri Bec est président de la Restauration Nationale Action française.

 

3627674999.jpg1429 – 2019 : Il y a 590 ans la petite bergère de Domrémy, écoutant Sainte Catherine, Sainte Marguerite et l’archange Saint Michel écrivait aux Anglais : « je suis envoyée par Dieu, le Roi du ciel, pour vous bouter hors de toute la France ».

Oui, la France était alors à la merci de l’ennemi héréditaire aidé par la fourberie des chefs bourguignons, parce que l’étranger a toujours été prêt à s’approprier le royaume des lys avec le renfort des ennemis de l’intérieur. La situation du dauphin Charles était désespérée, entouré de quelques fidèles ou de conseillers qui ne manquaient pas de se quereller. La France était sur le point de sombrer.

Contournant tous les obstacles, religieux, politiques et militaires mis sur sa route, Jeanne se rend d’abord à Bourges reconnaître le futur roi, prend la tête de son armée, délivre Orléans, et conduit le dauphin au sacre de Reims.

Et la belle dynastie capétienne allait régner encore 360 ans, faisant de ce pays un modèle d’équilibre, de sagesse et de paix, sous la même constitution établie au cours des siècles avec patience et intelligence. L’autorité indépendante du haut avait permis l’exercice de toutes les vraies libertés en bas et l’explosion du génie français, synthèse unique de la sagesse grecque, de la rigueur romaine et de la beauté catholique.

Qu’est devenu ce beau royaume de France ? Après cinq républiques, vingt-deux textes constitutionnels plus savants et inefficaces les uns que les autres, de présidents de droite en présidents de gauche, en passant comme aujourd’hui par un président déconnecté des réalités, englué et piégé dans les nuées abstraites de ses illusions européennes et mondialistes, le pays s’enfonce, comme au XVe siècle, dans un déclin qu’une classe politique lâche et pleutre se plait à ignorer.

La maîtrise des pouvoirs régaliens fondamentaux, justice, diplomatie, sécurité, monnaie a été honteusement abandonnée à de puissantes et maléfiques forces apatrides. Les prosélytes du vivre ensemble, de la démocratie universelle et autres « valeurs de la République » ne se livrent à rien d’autre qu’à la liquidation de nos forces vives entre les mains de la fortune anonyme et vagabonde et de dangereux envahisseurs que seule une cécité volontaire empêche de voir,  collaborateurs félons et parjures d’ennemis pourtant parfaitement identifiés.

L’ennemi est en effet à nos portes, pire il est déjà dans nos murs. « L’islam, cette religion monstrueuse, disait déjà le grand Bossuet, a pour toute raison ou ignorance, pour toute persuasion que la violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes, qui font trembler le monde et rétablissent par force l’empire de Satan dans tout l’univers ».

L’histoire nous apprend que les migrations de masse ont toujours été plus dangereuses que les conquêtes militaires. Cette occupation progressive que nous subissons dans le plus grand et mortifère silence, est même présentée comme « une chance pour la France ». C’est là comme ailleurs la subversion généralisée de la réalité, des jugements de simple bon sens et des saines notions de politique naturelle. Le mal est devenu le bien, le laid a remplacé le beau, l’erreur s’est substituée au vrai.

La nation protectrice se dissout dans un mondialisme mercantile et dans une Europe sous direction allemande. Notre colloque d’hier en a apporté une nouvelle et claire démonstration.

Et ce n’est pas aujourd’hui dans l’Église, dont le pasteur se livre à de dangereuses déclarations et à de regrettables manœuvres, que nous pouvons trouver un réconfort à nos angoisses. Espérons, de ce côté là aussi, des jours meilleurs.

Alors reprenons encore et toujours la leçon de Jeanne, dont Maurras disait qu’elle était « le chef d’œuvre de l’intelligence limpide ».

Beaucoup ont voulu et veulent toujours se l’approprier en oubliant, volontairement ou pas, sa leçon essentielle. Génie militaire certes mais aussi et peut-être avant tout, génie politique. Après avoir délivré Orléans, pressée par ses compagnons de partir conquérir la Normandie et la flotte anglaise, Jeanne refusa. Écoutant la consigne des anges, elle avait compris qu’il était d’abord nécessaire de rétablir l’ordre politique, de retrouver l’institution naturelle et légitime avant de se lancer dans d’aléatoires aventures militaires : d’abord le roi. La marque essentielle de son œuvre politique fut de reconnaître, affirmer, annoncer et consacrer le Roi légitime.

Jeanne d’Arc illustre la grande leçon que notre maître n’a cessé de professer : politique d’abord. Qui le dit à part nous ?

À ce peuple de France, à ce pays réel image des multiples fractures de la société qui erre sur nos ronds-points depuis des mois, sans savoir d’où il vient sans savoir où il va, abandonné par une oligarchie apatride et maléfique, sans projet politique ordonné, nous lui disons que nous avons et l’explication et la solution. La représentation de nos instances élues n’est plus crédible, l’autorité du sommet de l’État est désormais une pure illusion. La France n’est plus ni gouvernée ni administrée. La question politique est plus que jamais posée.

Et c’est pourquoi, tout naturellement à ce stade de mon propos je me permets en notre nom à tous d’adresser un message d’amitié au prince Jean mais surtout un message d’espoir à celui qu’il est désormais, Mgr le comte de Paris, héritier de notre dynastie nationale, lui redisant que les royalistes de l’Action française restent toujours à son service pour l’accompagner dans la mission de salut public dont il est investi. « Le solide honneur de la France, disait Maurras, est de se prévaloir de la plus belle des races de rois. »

Notre Action française, la plus ancienne école politique du pays parce qu’elle ne règle pas son existence et son action sur des compétiteurs de circonstances, sur des voyous de passage pour reprendre l’expression de Léon Daudet, est désormais en ordre de marche. Notre magnifique défilé d’aujourd’hui, nos bannières, nos chants sont la marque de notre dynamisme et de notre résolution, notre unité retrouvée le signe de notre détermination.

Mes chers amis, faisons nôtre l’injonction que Jeanne adressait à ses compagnons après la victoire de Patay, en route pour Reims : « maintenant partons ».

Oui, partons nous aussi vers Reims, accompagnés par la cohorte de nos prestigieux prédécesseurs, vous les plus anciens qui êtes toujours là parce que l’espoir politique ne vous a jamais abandonné et vous, les nouvelles générations qui allez prendre la relève, vous à qui plus spécialement je veux rappeler en ce jour de mémoire la leçon de Maurras :

« Jeune Français vive la France, mais pour que vive la France, jeune Français, vive le roi ». 

Commentaires

  • A quel titre M. Henri BEC se permet-il de juger aussi négativement le chef de l'Eglise? Evidemment parce que les enseignements de ce dernier s'opposent aux choix politiques de l'Action Française! Le Pape est un prophète au sens biblique, au sens évangélique, au sens catholique, c'est-à-dire "universel". Quels sont les prophètes bibliques qui ont béni les choix politiques de leur temps?
    Par ailleurs, qui peut ignorer que Maurras a été condamné à la réclusion à perpétuité et à la dégradation nationale pour son soutien actif au régime de Vichy?
    Moi, qui suis royaliste et démocrate, je ne peux que regretter que LFAR soit le plus compétent réseau militant en faveur d'une idéologie politique que je ne partage pas, sauf en ce qui concerne le soutien au Comte de Paris...Mais justement je crains que votre soutien ne puisse faire plus de mal que de bien à notre Prince.;

  • Moi qui suis catholique engagé dans ma paroisse, catéchiste et responsable de plusieurs missions, je tiens le Pape François pour une catastrophe épouvantable et j'attends avec résignation que Dieu le rappelle à lui. Oubliant la distinction évangélique entre ce qui est dû à César et ce qui est dû à Dieu, il ne cesse de dispenser des coquecigrues qui seraient grotesques si elles n'étaient aussi nocives. Approbation du déferlement immigrationnisme, réticences (le mot est faible) devant tout prosélytisme (alors que le Christ nous incite à "enseigner à toutes les Nations") ce vieillard (heureusement) est une véritable catastrophe.

    Notre Président Henri Bec a su sagement lui dire son fait...

  • Je suis tout à fait d'accord avec Pierre Builly. Ce pape est dangereux, comme d'autres d'ailleurs qui sont légions (de mauvais anges) infiltrés dans l'Eglise romaine depuis longtemps. Quand on pense que nos papes anciens organisaient des croisades pour délivrer le tombeau du Christ !!! Quel décalage !!! C'est un malheur de voir notre religion et notre pays gouvernés par un troupeau de lâches dont le pape est un des représentants. Tous ces gens ont perdu la foi dans leur pays et dans leur Christ parce qu'ils se sont donnés un autre maître.

  • Monsieur Borboglio est un islamocollabo , point barre . Et comme si ça ne suffisait pas , il renonce à la charge morale qu'il a reçue , à savoir rappeler "à temps et à contretemps" (dixit St Paul) la loi morale : "Qui suis-je pour juger un gay ?"

  • Attention, attention, le Pape EST le Pape et je ne tombe pas dans les fariboles sédévacantistes, lefebvristes ou intégristes... J'attends avec patience qu'il disparaisse ou change, mais il ne me viendrait pas l'idée de le récuser...

    Quand à son propos "Qui suis-je pour juger ?" il est tout à fait rayonnant de charité évangélique. : qui jettera la première pierre ? Vous ? Moi ? (sûrement pas moi !).

    Je cite souvent les propos de Mgr Jullien, ancien archevêque de Rennes : "La conscience éclairée par l’Évangile a le droit de juger des comportements, mais non de condamner des personnes. Juger les comportements, c’est se conduire en homme. Mais juger les personnes, c’est se prendre pour Dieu."

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