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Guerre d'Algérie : « On n'a rien fait de mal » estime Éric Zemmour

« Nous avions gagné la bataille d'Alger ... »

 

DÉBAT - Emmanuel Macron a reconnu jeudi 13 septembre que la France était responsable dans la disparition de Maurice Audin. « Il n'a pas reconnu un fait historique, il reconnaît la responsabilité de la France, ce n'est pas la même chose, il n'y avait aucune responsabilité de la France » selon Éric Zemmour.  Nos lecteurs seront juges de la position d'Alain Duhamel. (RTL, 14.09) 

 

 

Résumé RTL par Éric Zemmour, Alain Duhamel et Marie Sasin  

Emmanuel Macron a reconnu jeudi 13 septembre que la France était responsable dans la disparition de Maurice Audin, ce qui a suscité une forme de choc, voire brisé un tabou. Le Président « reconnaît, au nom de la République française, que Maurice Audin a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l'avaient arrêté à son domicile » , le 11 juin 1957. 

« C'était une décision qui était difficile et ça n'est pas une décision qui est agréable puisque c'est reconnaître une responsabilité d'État, une responsabilité d'une fraction de l'armée à un moment donné » , selon Alain Duhamel. 

« Je crois quand même que quand on est un pays comme la France qui a une histoire immense et glorieuse, globalement glorieuse, quand on est comme la France un pays qui a toujours cherché à se donner, quelque fois de façon abusive, en modèle au reste de l'humanité, à mettre ses valeurs en avant. »

«  Je pense qu'il faut avoir le courage pour certaines périodes qui sont beaucoup plus noires de reconnaître les choses, surtout en ce qui concerne la réalité des faits, il n'y a pas beaucoup de doutes  » , ajoute-t-il.

« On a le choix entre le roman national avec son imaginaire et ses lacunes soit le récit national qui à mes yeux demande plus de courage et correspond plus à une culture démocratique » , d'après Alain Duhamel.

« Je pense que c'est la longue litanie de nos chefs d'État qui depuis Chirac battent leur coulpe sur le dos du passé, des hommes du passé en faisant repentance du passé de façon assez scandaleuse et je dirai ignominieuse » , selon Éric Zemmour.

« Il faut voir le contexte en décembre 1956 il y avait 122 attentats il fallait imaginer tous les jours un Bataclan, des cinémas sautaient (...) l'armée a les pouvoirs de police, ils lui ont été donnés légalement par un vote d'une majorité de gauche, voté par des socialistes et des communistes (...) un an après en décembre 1957 il n'y a plus un seul attentat, alors je veux bien il y a eu de la torture, il y a eu tout ce que vous voulez, je ne le nie pas et je dis le jeu en valait la chandelle» .

À propos d'Emmanuel Macron, « il n'a pas reconnu un fait historique, il reconnaît la responsabilité de la France, ce n'est pas la même chose, il n'y avait aucune responsabilité de la France. On n'a rien fait de mal, c'était légal, il fallait arrêter ce terrorisme inouï » , commente Éric Zemmour.  ■ 

Éric Zemmour

Commentaires

  • Macron ne parle pas des massacres des européens et des musulmans fidèles à la France .
    décidément ce Monsieur joue avec le feu . petite question qui est il vraiment !

  • Les déclarations de Macron montrent que lui aussi courtise désormais l'électorat arabo-musulman. Quarante ans de repentance permanente, de haine de soi et de la France, propagées aussi bien par la droite que par la gauche, notre pays chargé de tous les crimes alors qu'on n'entend jamais ces gens-là dénoncer les tares des pays arabes et africains. Et il faut tout de même rappeler que cet Audin a été un collabo du FLN, le mouvement qui assassinait des civils, pratiquait des attentats aveugles. Il était aussi un membre du très stalinien PCF, apologiste d'une des pires tyrannies de l'histoire de l'humanité, et dont les militants travaillant dans les usines d'armement sabotaient le matériel livré aux soldats français en Indochine quelques années auparavant. Faut-il pleurer sur la disparition de cet individu ? Je préfère garder mes larmes pour de plus justes causes.

  • Chacun ses morts . Est ce le rôle d'un Président français de remuer le couteau dans la plaie ?

  • Mais oui !
    En baisse verticale de popularité,Macron cherche des appuis où il peut en trouver sans trop de mal ! à gauche ,et même apparemment dans la nébuleuse musulmane, quitte à mettre la France et son armée-même en guerre- en accusation !
    Apprend-t-on à aimer et respecter son pays à L'ENA ? Ou uniquement à faire carrière, en dépit de toute stupidité !

  • Comme d'habitude les débats tournent court tant la vision de l'Histoire est différente d'un individu à l'autre. Tout dépend des connaissances personnelles du sujet mais également des adhésions idéologiques des uns ou des autres. On constate souvent qu'Eric Zemmour se bat seul contre une multitude de moralistes de tout bord. Alain Duhamel, ce n'est pas une nouveauté, un habitué des émissions dites politiques sur les plateaux télés dans les années 1980-90, ne peut que défendre sa vision démocratique penchant tout de même du côté de la gauche caviar. Encore une fois, tout dépend de quel côté on prend la longue-vue pour regarder l'Histoire. A titre personnel, je la prend du même côté qu'Eric Zemmour. Et même si parfois, il peut perdre son sang froid, il faut avouer qu'il y a de quoi !

  • Emmanuel MACRON ne connait pas l'histoire de France. En 1957, la France était dirigée par des majorités éphémères de gauche et du centre. D'ailleurs en 1957, François MITTERRAND était garde des sceaux, ce n'était pas une dictature fascisante. Les militaires n'avaient pas le choix: arrêter le terrorisme massacreur du peuple ,ou laisser faire. Ils ont choisi le DEVOIR et non la lâcheté.

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