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Cinéma • Au revoir là-haut

 

Par Guilhem de Tarlé 

Au revoir là-haut, une comédie dramatique d’Albert Dupontel, avec Albert Dupontel, Laurent Lafitte, Niels Arestrup, Émilie Dequenne 

Commençons par dire que je n’ai pas lu ce Goncourt de Pierre Lemaître en 2013, et que je ne connaissais donc rien de cette histoire.

J’avais vu la bande-annonce annonciatrice d’un film déjanté… On n’est donc pas trompé sur la marchandise, mais le casting, notamment Niels Arestrup, m’attirait, et j’avais donc programmé de le voir bien avant d’en avoir lu une critique, que je qualifie de dithyrambique – et j’en demande pardon à son auteur – dans Présent.

Regrettons enfin qu’Albert Maillard raconte son histoire à mi-voix avec une bande-son par ailleurs bruyante, ce qui ne permet pas de tout entendre. 

Quelle image de 14-18 ce film donne-t-il, en cette troisième année du centenaire, avec un lieutenant assassin – il tire lui-même dans le dos de ses soldats - qui organise à la veille de l’armistice, contre les instructions reçues de sa hiérarchie, une dernière bataille qui décimera les poilus sous ses ordres : « Mourir le premier jour de la guerre, c’est con, mais mourir le dernier jour, c’est encore plus con » dira à juste titre Albert Maillard.

Oui, c’est un bon film en ce sens que le début et la fin prennent aux tripes (la partie centrale est un peu longue) ; mais un scénario qui ne reflète – chère Caroline Parmentier – aucun hommage aux « gueules cassées » et je crains, bien au contraire,  un certain antimilitarisme ainsi peut-être qu’une volonté de salir la France et les Français avec des escroqueries d’après-guerre… 

Il est vrai que dénoncer des « produits dérivés » de la Grande Guerre permet de taire ceux de la dernière. 

Au revoir… 

PS : en toute amitié, Caroline. 

Commentaires

  • Nous vivons un temps où on salit tout
    Je vous remercie de votre critique car je n'irai pas voir ce film. Inutile de me faire pleurer sur mon père qui a donné sa jeunesse et souffert toute sa vie des suites de cette grande guerre , je ne suis pas masochiste .
    Que la guerre soit une horreur nous le savons, qu'elle permette de connaitre et départager la valeur des hommes embrigadés dans la tourmente c'est un fait mais qu'elle soit ensuite racontée interprêtée et utilisée a des fins de propagande politique ou autre c'est intenable.

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