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  • Loisirs, culture, traditions ...

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  • Le comte de Paris souhaite un prompt rétablissement à Lorànt Deutsch via Twitter. Tous les shouhaits, aussi, de Lafautearousseau !

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    Le chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris et son épouse, viennent d'adresser avec amitié leurs voeux de prompt rétablissement à l'acteur et écrivain Lorànt Deutsch via le compte Twitter officiel du Prince. 

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    En effet le comédien Lorànt Deutsch, qui n'a jamais caché ses sympathies royalistes et son amitié sincère pour la Maison royale de France, a été victime dans la nuit de lundi à mardi d'un grave accident de scooter. L'acteur et écrivain de 39 ans souffre de fractures de la clavicule, des côtes et de la main droite, ainsi que d'un pneumothorax, a précisé sa maison d'édition. 

    Source : la-couronne-

  • La « Marocophobie » de Boutef’ vue du Maroc

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    Pourtant natif d’Oujda, le président algérien Abdelaziz Bouteflika développe une haine pathologique à l’égard de tout ce qui a trait au Maroc. Le36 de la semaine dédie à cette allergie du « Raiss » son troisième épisode.

    Par Le360 le 28/11/2014

     

    Nous trouvons cette vidéo à la fois trop drôle et trop instructive pour ne pas la diffuser sans tarder bien qu'elle soit en arabe. Mais les images parlent d'elles-mêmes. Et il y a, aussi, parmi nos lecteurs, un certain nombre d'arabophones ou de personnes qui comprennent - ou même parlent - l'arabe. 

    Plus sérieusement, cette vidéo drôle nous rappelle que les pays arabes sont loin de former un bloc et ne doivent pas être considérés comme tels. Secondement, elle devrait nous alerter sur la situation de l'Algérie, Etat qui fait face à la France, de l'autre côté de la Méditerranée, et dont nous hébergeons quelques millions de ressortissants ou d’immigrés naturalisés. Gouvernée depuis plusieurs années par une momie, en réalité par la Direction de la Sûreté algérienne et les militaires qui ne semblent pas pressés ou pas capables de lui trouver un successeur, menacée par le terrorisme et l’islamisme, minée par le chômage, notamment des jeunes, par la corruption de ses dirigeants, par la misère de son peuple, l’Algérie peut sembler, aujourd’hui, à nombre d’observateurs, un pays au bord du gouffre. L’on peut d’ailleurs se demander si la baisse mondiale des prix des hydrocarbures ne pourrait pas concourir à l’y pousser. 

    Nous voici loin de notre vidéo. Mais pas tellement, tout de même … Lafautearousseau  ♦ 

  • 30 Novembre 1914 ... Triste livre ! Triste lecture !...

    R240065695.jpgFin du quatrième mois de la guerre qui semble entrer dans une phase nouvelle. D'après certaines indications, il se pourrait que l'hiver marquât un ralentissement des opérations. Le général de Castelnau aurait écrit à sa femme que peut-être il viendrait la voir en janvier. 

    En tout cas, la volonté de tenir bon et de poursuivre la lutte jusqu'au bout est énergique dans le pays malgré les souffrances et la fatigue. Mais il y a nos morts à venger, le territoire à libérer, la Belgique à rendre aux Belges. La passion de l'honneur emporte tout...

    Le livre jaune français vient de paraître. Manifestement, il est incomplet, il offre des lacunes. Il n'a ni la belle ordonnance ni la suite du Livre bleu anglais. Avait-on quelque chose à cacher ?... Le chapitre le plus impressionnant est peut-être le premier, intitulé "Avertissements". On y voit que, dès 1913, notre diplomatie a donné au gouvernement de la République les renseignements les plus sérieux sur l'évolution des esprits dans les cercles officiels allemands, les progrès du parti de la guerre, la résistance, de jour en jour moins forte, de Guillaume II  à la pression des éléments belliqueux.

    Mais cela, le Président, les ministres et l'état-major pouvaient le savoir. Le véritable souverain, c'est-à-dire onze millions d'électeurs, n'avait pas connaissance des nouveaux rapports Stoffel qui arrivaient rue Saint-Dominique et au Quai d'Orsay.

     Quant au reste, le Livre jaune accuse la passivité du gouvernement de la République dans les journées décisives de juillet. La diplomatie française s'y montre dépourvue d'initiative, toujours à la remorque de la Russie et de l'Angleterre, manoeuvrée par ses alliés, intimidée par ses adversaires. Quand M. Cambon, à Berlin, veut élever la voix, il est rabroué avec insolence. Triste livre ! Triste lecture !...  ♦ 

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  • Loisirs, culture, traditions ...

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  • Depuis le Maroc : Médiocres relations, excellentes expositions • Par Péroncel-Hugoz

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     « Mustapha » de Girodet (1819) © Copyright : DR

     

    Grâce à Péroncel-Hugoz, nous avons chaque jour des nouvelles du Maroc, car.il nous fait adresser le quotidien en ligne marocain indépendant le 360.ma où il tient une chronique renouvelée chaque jeudi soir. Le 360.ma, rappelons-le, est le premier media francophone du Maroc toutes catégories confondues, audiovisuel non compris. Péroncel-Hugoz s'intéresse, ici, aux médiocres relations franco-marocaines, mais aussi et surtout, de nouveau, aux peintres orientalistes français et aux expositions en cours. Ses commentaires nous confirment que l'Histoire, la culture et l'art unissent bien plus aisément et profondément les peuples et les nations que l'économique ou le politique ... Lafautearousseau  ♦

     

    Probablement suite aux intrigues, pour le moment réussies, de l’influent «clan algérien» au sein du Parti socialiste et de l’Etat français, les relations franco-marocaines n’ont cessé de se détériorer depuis début 2014. Ce climat plus que maussade perdure, malgré le geste significatif du Palais de déléguer la sœur aînée du Roi pour inaugurer, avec le président Hollande, les manifestations artistiques sur le «Maroc contemporain» à l’Institut du monde arabe, tandis que le «Maroc médiéval» est illustré au Louvre et que «le Roi Juba II» a été précédemment honoré au MUCEM de Marseille*.

    Ni ces évènements d’envergure internationale ni les médiocres relations actuelles entre Paris et Rabat ne nous permettent cependant d’ignorer une petite expo organisée en ce moment dans l’atelier même du peintre Eugène Delacroix* en plein Saint-Germain-des-Prés, non pas autour des toiles du maître orientaliste (1798-1863) mais des objets locaux rapportés de Chérifie par l’artiste et dont il se servit pour recréer en peinture des décors qu’il n’avait pu souvent voir que fugacement, durant un séjour de cinq mois, de janvier à juin 1832, entre Tanger et Meknès.

    Donc limitée, mais captivante, est cette expo d’une centaine d’objets que Delacroix eut sous les yeux et utilisa durant le reste de sa vie, après le séjour marocain: armes en tous genres, boîtes à poudre, bois enluminés, broderies, harnachements de montures et surtout ces plats fassis dont les irisations se retrouvent dans plusieurs œuvres de Delacroix. C’est un peu l’envers du décor mais un envers dispensateur, lui aussi, de couleurs et formes relevant également de l’Art ou tout au moins d’un Artisanat artistique, d’ailleurs toujours vivant dans le Maroc actuel grâce aux commandes du Palais, des mosquées et d’institutions étatiques (on pense par exemple à l’Institut royal amazigh et au nouveau musée d’Art contemporain, tous deux à Rabat).

    Profitons de cette chronique pour rectifier une erreur bien des fois commise, sans doute de bonne foi, ici ou en Europe, et qui fait de Delacroix le «père de l’orientalisme». Non, il fut un immense créateur mais pas le «père» de cette école! On sait maintenant à coup sûr que la première toile orientaliste est due à un aîné de Delacroix que celui-ci, d’ailleurs,  admirait: Anne-Louis Girodet-Trioson, dit Girodet (1767-1824). Son portrait de « Mustapha de Sousse» (1819), un Turco-arabe de la Régence de Tunis, superbement enturbanné et barbu, se trouve depuis 1988 au modeste musée de Montargis, la très jolie petite ville natale de Girodet, à 100 kilomètres au sud de Paris. C’est «la Venise du Gâtinais», avec ses 130 ponts, d’où venait également la famille du plus fameux des pieds-noirs marocains, Michel Jobert,  et elle vaut donc doublement la visite avec son portrait de « Mustapha*** », pionnier de l’orientalisme pictural. ♦

     

    * Voir notre chronique du 16 juillet 2014 sur le 360.ma

    ** Atelier Delacroix, « Souvenirs du Maroc », jusqu’au 2 février 2015, 6 rue de Furstenberg, 75006- Paris. Tel : 00.33.(0).1.44.41.86.50 / www.musee-delacroix.fr/

    *** Musée Girodet, Montargis. Tel : 00.33 (0).2.38.98.07.81/ www.musee-girodet.fr/

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  • LIVRE • Vient de paraître chez Médiaspaul : La profondeur divine de l’existence, de Jean-Philippe Trottier

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    Voici un ouvrage qui nous arrive du Québec et dont l'auteur, Jean-Pilippe Trottier, en février 2011, avait interrogé Lafautearousseau sur notre royalisme (en l'occurrence, François Davin), pour les  auditeurs de Radio Ville Marie, à Montréal. A noter que cette sympathique radio canadienne* touche près de six-cent mille auditeurs. 

    Nous savions Jean-Philippe Trottier admirateur de Gustave Thibon que nous sommes plusieurs à avoir bien connu, dans l'équipe de Lafautearousseau. Mais sans avoir encore lu cet ouvrage de Jean-Philippe Trottier, le titre qu'il lui a donné nous paraît être un de ceux que Thibon aurait pu choisir... 

    Cordial salut, donc, à Jean-Philippe Trottier et tous nos souhaits pour le succès de son livre ! 

     

    Voici, en tout cas, la présentation qui en est faite au Québec :

    Un livre remarquable préfacé par Charles Taylor.

    « Dans une série d’études extrêmement riches, Jean-Philippe Trottier essaie de nous libérer de nos stéréotypes sur la foi et la non-foi, et sur ce qui est censé les séparer. Il nous offre de nouvelles pistes de réflexion non seulement sur le christianisme, mais aussi sur notre vie à l’âge séculier. » Charles Taylor 

    À mi-chemin du témoignage et de la réflexion, voici un livre qui s’inscrit pleinement dans la quête spirituelle de l’homme ou de la femme d’aujourd’hui. Artiste et intellectuel, esprit bohème et critique, Jean-Philippe Trottier a passé quelques années dans l’indifférence à l’égard du christianisme. Il a l’a redécouvert de manière très intime, en deçà des discours officiels, «par le bas». Dans cet essai d’une grande authenticité, il propose une promenade à travers des thèmes aussi concrets que le corps et aussi cruciaux que la liberté, et démasque brillamment les malentendus qui aboutissent à une religion déracinée de la vie. La fougue de l’auteur n’a d’égal que son désir de nous faire goûter le réalisme et la fraîcheur du message immémorial qui l’a conquis.  ♦ 

    Jean-Philippe Trottier est diplômé de la Sorbonne en philosophie ainsi que de l’Université McGill et du Conservatoire de Montréal en musique. Il a été traducteur et anime actuellement deux émissions sur les ondes de Radio VM, Midi-Actualités et En Dialogue. Brillant essayiste, il publie ici son troisième livre. 

    La profondeur divine de l’existence

    Jean-Philippe Trottier • Médiaspaul 

    ISBN 978-2-89420-952-3 • 184 p. • 24,95 $ 

    Contact : Jean-François Beaudet – 514-322-7341 poste 2232    presse@mediaspaul.qc.ca

     

    * Radio Ville Marie : http://www.radiovm.com.

  • 29 Novembre 1914 ... Maurras et Pujo ont passé trois jours à Londres avec le duc d'Orléans

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    Maurras et Pujo* ont passé trois jours à Londres avec le duc d'Orléans. Ils publient aujourd'hui dans L'Action française les déclarations du Prince. C'est une page émouvante et de haute allure qui a produit grand effet, surtout aux passages où le descendant des rois qui ont fait la France raconte ses efforts infructueux pour servir dans les troupes françaises, belges, anglaises et même indiennes. L'enrôlement incognito - selon le précédent du duc de Chartres s'engageant en 1870 sous le nom de Robert le Fort - ne lui a même pas été possible en raison des filatures de police. Il était dénoncé dès qu'il se présentait dans un bureau de recrutement.

    Le Prince recommande à tous ses partisans de servir la France comme lui-même eût désiré la servir.  ♦ 

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    * Charles Maurras et Maurice Pujo avaient fait en son nom une première mission auprès du président du Conseil René Viviani, qui avait conseillé au prétendant de s'enrôler dans les armées alliées où il se heurta à des refus. Philippe, duc d'Orléans (1869-1926) est prétendant en titre depuis 1894 (Philippe VIII).

  • Entretien avec Alain de Benoist dans Boulevard Voltaire : « Éric Zemmour ne parle pas au nom de la « droite », mais du peuple »

    592bfe96545823139a07ac761c088575.pngDans cet entretien, que Boulevard Voltaire a publié le 22 novembre, Alain de Benoist se livre à une analyse en tous points pertinente - selon nous - du Suicide français d’Éric Zemmour. Nous marquerons une seule nuance : s’il est bien vrai que « la fin des idéologies  n’est qu’une fable » et que, selon Zemmour, « jamais nous n’avons autant été dans l’idéologie », Edgard Morin n’a pas tort, non plus, de déplorer la disparition des grandes pensées politiques, en tant que telles, dans l’esprit public français. L’idéologie règne, diffuse, prégnante, omniprésente, au cœur de nos sociétés. Certains cercles aujourd’hui influents (Terra Nova, le Grand Orient de France) n’en ont pas perdu de vue les fondements intellectuels profonds. Mais l’idéologie régnante ne s’en réclame plus clairement. Larvatus prodeo : elle avance masquée, elle n’avoue pas sa source. De cette faiblesse, elle tire une plus grande force …  ♦ 

    Le Suicide français, dernier essai d’Éric Zemmour, est en tête des ventes, alors que Yannick Noah arrête ses tournées et que la dernière pièce de BHL est en train de quitter l’affiche avant que la colle ne soit sèche. Les temps seraient-ils en train de changer ?

    L’extraordinaire succès du livre de Zemmour (15.000 exemplaires vendus tous les jours) n’est pas seulement un phénomène éditorial. C’est un phénomène sociétal. La preuve en est qu’il suscite même des sondages. L’un d’eux révèle que 37 % des Français (20 % à gauche, 53 % à droite) sont d’accord avec Zemmour, qu’ils se reconnaissent dans ce qu’il dit, qu’ils découvrent dans son livre ce qu’ils n’osaient dire tout haut ou qu’ils ne formulaient que de façon confuse. Renaud Camus a très justement parlé « d’industrie de l’hébétude ». D’autres mots pourraient être employés : sidération, ahurissement. On est en train d’en sortir. Ceux qui méprisent le peuple y verront la confirmation que l’ouvrage n’est qu’une accumulation de lieux communs et de propos de bistrot. Mais il ne faut pas s’y tromper : cet adoubement populaire, c’est une consécration.

    Cela dit, si ce livre n’avait pour seul résultat que de conforter ses lecteurs dans leurs opinions, il n’aurait qu’un intérêt tout relatif. Son plus grand mérite, à mon avis, est bien plutôt de donner à ces lecteurs l’occasion de faire leur autocritique. Que dit en effet Zemmour dans son livre ? D’abord que, si la France n’a cessé de se défaire depuis quarante ans, c’est d’abord d’une idéologie qu’elle a été la victime, ce qui montre que le thème de la « fin des idéologies » n’est qu’une fable (« jamais nous n’avons autant été dans l’idéologie », écrit Zemmour). Ensuite, que cette idéologie, devenue peu à peu dominante, n’a pas été seulement le fait des méchants gauchos, mais tout autant de la droite libérale, et qu’elle va bien au-delà du jeu politique, car elle résulte d’une action culturelle, menée avec autant de patience que de rigueur, qui visait à « déconstruire » les fondements de notre société.

    « Je veux déconstruire les déconstructeurs », dit Zemmour. Et d’en citer quelques-uns au passage : Michel Foucault, Jacques Derrida, Pierre Bourdieu, Deleuze et Guattari. Mais c’est ici que l’on peut poser la question : parmi ceux qui applaudissent bruyamment Zemmour aujourd’hui, combien y en a-t-il qui ont sérieusement lu Bourdieu, Derrida et Foucault ? Combien y en a-t-il qui se sont sérieusement intéressés au mouvement des idées ? Combien y en a-t-il qui ont jamais compris ce qu’est une guerre culturelle ? La vérité est qu’il y en a fort peu, car la « droite », pour ce qui est du travail de la pensée, est restée pendant des décennies en situation d’encéphalogramme plat. En la mettant face à ses responsabilités, en déclarant : « Je fais de la politique “gramscienne” en menant un combat d’idées dans le cadre d’une lutte pour l’hégémonie intellectuelle », Zemmour montre qu’il est au contraire pleinement conscient des enjeux.

    Peut-on dire pour autant que l’opinion est en train de basculer à droite ?

    Interprétation un peu courte. Éric Zemmour n’est pas l’héritier de Bonald ou de Maurras, et moins encore de Bastiat. C’est un national-républicain, gaulliste et bonapartiste, dont les vues se situent quelque part entre Jean-Pierre Chevènement et Florian Philippot. Parle-t-il seulement au nom de la « droite » ? Voire… Quand il dénonce le « libéralisme anglo-saxon », le « grand marché mondial qui permet à une petite élite de s’enrichir toujours plus », le « marché qui règne avec l’individu-roi », « les élites sans patrie qui n’ont jamais digéré la souveraineté populaire et qui ont fait allégeance à la mondialisation économique plutôt qu’aux intérêts de la nation », quand il renvoie dos à dos la droite et la gauche : « La droite a abandonné l’État au nom du libéralisme, la gauche a abandonné la nation au nom de l’universalisme, l’une et l’autre ont trahi le peuple », ce n’est de toute évidence pas au nom de la « droite » qu’il parle, mais au nom du peuple. C’est bien ce qui fait sa force.

    Alors qu’il n’a jamais été aussi présent dans les médias, Éric Zemmour n’en estime pas moins que ses idées sont ostracisées par ces mêmes médias. Le « Système » connaîtrait-il des ratés ?

    La société du spectacle est victime de ses contradictions : clouer un auteur au pilori, c’est encore lui faire de la publicité. Mais la vraie question est celle-ci : pourquoi tant de haine ? La réponse est simple : la classe dirigeante est en train de perdre pied. Elle voit le sol se dérober sous ses pieds, elle voit ses privilèges menacés, elle ne sait plus où elle habite. Elle fait comme les chiens qui ont peur : elle aboie. Laurence Parisot n’a pas hésité à accuser Zemmour de « haute trahison » (sic), Manuel Valls a surenchéri : « Le livre de Zemmour ne mérite pas qu’on le lise. » En clair : il vaut mieux ne pas savoir ce qu’il dit. Mais c’est là que le bât blesse. À force d’ériger des murailles invisibles et d’installer des cordons sanitaires, la classe dirigeante a épuisé ses propres défenses immunitaires. À force de refuser le débat, elle est devenue inapte à débattre. Elle n’a désormais plus rien à dire, sinon appeler à « lutter contre les stéréotypes », promouvoir le non-art contemporain et multiplier les références lacrymales aux « droits de l’homme ». Panique morale et misère de la pensée. Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, le disait tout de go récemment : « Depuis dix ans, la gauche a perdu la bataille des idées. » Depuis dix ans ! Un tel aveu aurait dû provoquer mille commentaires. Qu’il n’en ait pratiquement suscité aucun montre l’ampleur de ce qu’il reste à faire.  ♦

    Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

  • Balzac, en 1833 : Le législateur, Messieurs, doit être supérieur à son siècle

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    Le triomphe des idées à l'aide desquelles le libéralisme moderne fait imprudemment la guerre au gouvernement prospère des Bourbons serait la perte de la France et des libéraux eux-mêmes. Les chefs du côté gauche le savent bien. Pour eux, cette lutte est une simple question de pouvoir. Si, à Dieu ne plaise, la bourgeoisie abattait, sous la bannière de l'opposition, les supériorités sociales contre lesquelles sa vanité regimbe, ce triomphe serait immédiatement suivi d'un combat soutenu par la bourgeoisie contre le peuple, qui, plus tard, verrait en elle une sorte de noblesse, mesquine, il est vrai, mais dont les fortunes et les privilèges lui seraient d'autant plus odieux, qu'il les sentirait de plus près. 

    - Le législateur, Messieurs, doit être supérieur à son siècle. Il constate la tendance des erreurs générales, et précise les points vers lesquels inclinent les idées d'une nation; il travaille donc encore plus pour l'avenir que pour le présent, plus pour la génération qui grandit que pour celle qui s'écoule. Or, si vous appelez la masse à faire la loi, la masse peut-elle être supérieure à elle-même? Non. Plus l'assemblée représentera fidèlement les opinions de la foule, moins elle aura l'entente du gouvernement, moins ses vues seront élevées, moins précise, plus vacillante sera sa législation, car la foule est, en France surtout, et sera toujours ce qu'est une foule. La loi emporte un assujettissement à des règles; toute règle est en opposition aux mœurs naturelles, aux intérêts de l'individu; la masse portera-t-elle des lois contre elle-même ? Non. Souvent la tendance des lois doit être en raison inverse de la tendance des mœurs. Mouler les lois sur les mœurs générales, ne serait-ce pas donner, en Espagne, des primes d'encouragement à l'intolérance religieuse et à la fainéantise; en Angleterre, à l'esprit mercantile ? 

    Tôt ou tard, une assemblée tombe sous le sceptre d'un homme, et, au lieu d'avoir des dynasties de rois, vous avez les changeantes et coûteuses dynasties des premiers ministres. Au bout de toute délibération se trouvent Mirabeau, Danton, Robespierre ou Napoléon.  

    Honoré de BALZAC 

    Le Médecin de campagne, Paris, 1833

  • Rachida DATI plaide pour que l’Europe reconnaisse officiellement ses racines chrétiennes.

    Une des raisons de l'échec des Institutions européennes est très certainement leur refus de reconnaître les racines de l'Europe. Et, parmi celles-ci, le Christianisme ... ♦

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  • 28 Novembre 1914 ... Peut-être le président Woodrow Wilson l'aura trouvé trop sympathique à la France ...

    Ww28.gifOn cite des mots de Poincaré. Ils sont tous effrayants pour la connaissance de son état d'esprit. Au moment où le Président allait quitter Paris, il avait reçu les ambassadeurs des Etats-Unis et d'Espagne, sous la protections desquels, en somme, le gouvernement plaçait la capitale. La conversation terminée, faisant ses adieux aux deux étrangers, le Président, traversant un salon et montrant les Gobelins et les vases de Sèvres, ne put se retenir de soupirer :

    - Et dire que c'est peut-être la dernière fois que je vois tout cela !...

    Herrick*, l'ambassadeur des Etats-Unis, a été très bien, très galant homme, très amical dans toutes ces affaires. Il vient de rentrer en Amérique et c'est bien dommage : peut-être le président Woodrow Wilson l'aura trouvé trop sympathique à la France. Le fait est que Herrick et le personnel de son ambassade se promenaient à dessein dans les rues lorsque apparaissaient des taubes, dans l'espoir, disait-il, moitié sérieux moitié plaisant, de recevoir un éclat de bombe et de déterminer par là un bon incident entre l'Allemagne et l'Amérique. D'ailleurs Herrick ne cache pas son mépris pour notre personnel gouvernementale et, me dit-on, abonde en anecdotes ironiques sur les évènements du mois d'août. Il était, en particulier, très renseigné sur les pressions exercées par les Anglais pour obtenir la reconstitution du ministère et la résistance de Paris. Il considérait la France comme étant passée sous le protectorat de French et de Kitchener.

    L'élément militaire domine de plus en plus le gouvernement. La confiance en Millerand est affaiblie dans l'armée : bon ministre en temps de paix, il aurait été inférieur comme organisateur à ce que le commandement attendait de lui en temps de guerre. Aussi l'autorité des grands chefs de l'armée grandit-elle. On attribue ce mot à Poincaré :

    - Nous vivons sous la tyrannie de Joffre. Et elle est dure.

    On m'informe que, dans le parti républicain, des "radicaux patriotes" songent à renforcer le gouvernement en y introduisant des éléments militaires. En somme, il y a trois centres : Bordeaux, avec les ministres; Paris, avec Gallieni, Reinach** et Doumer et enfin le grand état-major...

    Reçu de Londres cette lettre d'un pessimiste qui n'a jamais eu qu'une confiance très limitée dans l'intensité de l'effort anglais :

    "...Vous voyez qu'ils n'avaient pas tort, mes amis de la cour anglaise, et du Foreign Office. Le prince de Bülow lui-même va tenter le coup à Rome***. Dernières nouvelles : à Madrid, il s'est passé des scènes orageuses entre les deux reines, l'anglaise et l'autrichienne. L'Autriche n'épargne aucun effort. La cour espagnole est divisée à l'heure actuelle. Quant aux enrôlements et malgré le bluff des journaux anglais, c'est fini. Le départ du prince de Galles n'a rien donné, et la mort de lord Roberts, qui supplia, lors de l'inauguration u monument de Brighton, les jeunes filles de ne faire flirt qu'avec des jeunes hommes ayant satisfait au devoir militaire, n'arrange rien. En haut lieu, on ne sait plus que faire. De l'argent, oui; des hommes, non."

    D'autre part, d'après des nouvelles reçues, l'attitude de l'Italie redeviendrait incertaine.  ♦ 

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