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LE BAZAR LEVY

        Il paraît que M. Lévy (Bernard-Henri pour les intimes, BHL pour la com.) est assailli d’appels téléphoniques de la part d’opposants syriens qui semblent voir en lui une sorte d’ultime recours.

        Cela ne doit pas être pour déplaire à ce Don Quichotte d’opérette, confortablement installé dans une aisance matérielle et intellectuelle qui lui permet de jouer, sans aucun risque, les donneurs de leçon(s).

        Après avoir – dans le rôle de Zorro (où, monté sur un char, il succède brillamment à M. Kouchner portant un sac de riz à des Africains affamés) - sauvé les Libyens des griffes de l’horrible Kadhafi, il affirme maintenant – dans celui du Dieu Vengeur (roulement de tambour) - que « Bachar El Assad est le prochain sur la liste » ! 

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        En fait, cet admirateur de J.-P. Sartre, jusqu’au bout complice honteux du stalinisme le plus sauvage, et auquel il est donc un peu difficile de s’identifier, pose désormais au Voltaire du XXIe siècle : tel le patriarche de Ferney, il voit venir à lui les humiliés et les offensés à qui il doit faire miroiter l’aide de… l’armée française (au niveau où se meut cet esprit agile, toutes les contradictions sont surmontées – cela permet un titre comme « La guerre sans l’aimer »).

 

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"...cet admirateur de J.-P. Sartre, jusqu’au bout complice honteux du stalinisme le plus sauvage..."

 

        De temps à autre, il y a, certes des ratés. Ainsi, tout récemment, avec M. Strauss-Kahn, quand il traitait par le mépris la simple supposition que son « ami » pût avoir quelque chose à se reprocher. On aimerait d’ailleurs bien le réentendre à ce sujet.

        Malgré tous ses avatars, M. Lévy n’a pas changé. On se souvient de son Idéologie française (1981) où, déjà, il convoquait, jugeait et condamnait (sans appel) toute une tradition « française », coupable de n’être pas ou pas assez conforme à la seule idéologie qui tienne, celle des Droits de l’Homme.

        C’est sa danseuse et, pour elle, il est prêt à jouer les va-t-en-guerre sans considération aucune de l’intérêt national.

        Au fond, il n’est ni Voltaire, ni Sartre, ni Don Quichotte, même pas Zorro : il rappelle plutôt ces exaltés dangereux des Assemblées révolutionnaires – qui ont au moins eu ce mérite, pour la plupart, de mourir sur l’échafaud.  

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  "...De temps à autre, il y a, certes des ratés. Ainsi, tout récemment, avec M. Strauss-Kahn, quand il traitait par le mépris la simple supposition que son « ami » pût avoir quelque chose à se reprocher. On aimerait d’ailleurs bien le réentendre à ce sujet.."

Commentaires

  • Lévy d'Arabie prince de Benghazi se rève en Malraux. Pendant ce temps Alain Juppé avale les couleuvres Chaque époque a les grands hommes qu'elle mérite.

  • Bernard-Henri Lévy déclare dans le Parisien :

    "Il y a quelques jours, mon ami Hugues Dewavrin est venu me proposer l’idée de créer, à Tripoli ou à Benghazi, l’équivalent du centre André-Malraux qui a été ouvert à Sarajevo après la guerre de Bosnie."

    Hugues Dewavrin tient donc, cela a plus le goût des affaires
    que de la politique.

  • BH LEVY est prêt à mourir pour des idées , mais de mort lente.
    Il serait utile pour cet "illustre" personnage, de réécouter la chanson de BRASSENS.

  • Oui, Malraux, bien-sûr, mais plutôt celui de la fin, celui du Bangladesh, où, d'ailleurs, BHL avait (déjà) été envoyé en précurseur par Philippe Tesson, au temps de Combat, plutôt que celui de l'escadrille España ou celui des maquis de Corrèze, alias capitaine Berger...
    Chateaubriand, aussi, champion d'un panhellénisme dont la suite au XIXème, au XXème siècle, et encore aujourd'hui, nous montre la légèreté.
    Il faut se méfier des printemps de cette veine-là.

  • Ni Voltaire, ni Zorro, encore moins un révolutionnaire.
    Juste un pantin narcissique que tout le monde voit et considère comme tel.

  • Le Cirque Hipparque n'a pas besoin de deux clowns, donc BHL et Alain JUPPE ne peuvent pas faire l'affaire.

  • Voici, ce qui suit, qui nous amusera un instant, le reste n'étant pas vraiment drôle :

    Le cirque Hipparque est le lieu où se pose la fusée lunaire de Tintin dans On a marché sur la Lune et il donne l'occasion au Capitaine Haddock et aux Dupontd d'avoir un échange célèbre :

    « Tournesol : Oui, Messieurs, dans une bonne demi-heure, si tout va bien, notre fusée se posera sur le sol de la Lune, à l’endroit que j’ai choisi : le cirque Hipparque… […]
    Dupond : Le cirque du Parc ?… Tiens, ça c’est épatant ! Il y a longtemps que nous n’avons plus été au cirque, pas vrai Dupont ?
    Dupont : Oui, chic… Mais j’ignorais qu’il y avait un cirque sur la Lune !… Vous le saviez, vous, capitaine ?
    Haddock : Si je le savais ?… Bien sûr. Tout le monde sait cela !… J’ai même appris qu’ils avaient besoin de deux clowns… Vous feriez parfaitement l’affaire ! […]
    Dupond : Il y a… Il y a que cet individu nous a insultés et que nous exigeons des excuses !… […]
    Dupont : Très juste !… Cet individu nous a excusés, nous exigeons des insultes !
    Dupond : Mais non, gros malin !… C’est le contraire !…
    Dupont : Ah ?… Je… En effet… Nous avons insulté cet individu, nous lui devons des excuses !…
    Haddock : Eh bien ! Soit ! Je retire ce que j'ai dit !… Le cirque Hipparque n'a pas besoin de deux clowns : vous ne pouvez donc pas faire l'affaire !… Êtes-vous satisfaits ?…
    Dupond : Nous sommes satisfaits…
    Dupont : Je dirai même plus : nous le sommes !…

  • Bonjour, avez-vou lu dans Le Monde, les propos "chauds/bouillants" du secrétaire général d'Enahda, Hamadi Jabali ? Des propos chauds/bouillants" qui devraient, en toute logique, faire l'effet d'une douche glacée sur BHL dans son bazar ! Extrait :
    "Devant une foule de partisans et sympathisants réunis, dimanche 13 novembre, au théâtre de plein air de Sousse, son fief électoral sur la côte nord-est, le secrétaire général d'Ennahda, Hamadi Jebali, futur premier ministre de la Tunisie après la victoire du parti islamiste à l'élection de l'Assemblée constituante, se laisse aller. Costume gris, casquette beige sur la tête, il prononce un discours comme un sermon, truffant chacune de ses phrases d'un " Inch'Allah " appuyé.

    "Nous sommes victorieux devant Dieu, qu'il soit glorifié", commence-t-il. "Certains diront que ce discours est un discours religieux, poursuit le dirigeant islamiste, mais nous ne faisons pas de différence." En présence d'une représentante du Hamas palestinien, il ajoute : "C'est d'ici, si Dieu le veut, que partira la reconquête de Jérusalem." Puis : "Nous sommes dans un moment historique, divin, dans le cycle d'une civilisation nouvelle sous l'égide du sixième califat bien guidé, si Dieu le veut."

    Il va être intéresant de lire la réaction de BHL à ces propos du "printemps arabe"..... Mezzri Haddad, lui, avait prévenu, avec plus de sagesse et de lucidité que BHL que le jasmin, s'il fleurissait avec une bonne odeur, avait une toute autre odeur, très désagréable, en se flétrissant.....

  • Le commentaire d'Academos est intéressant, comme les textes cités.
    Les rodomontades et les grands rêves des dirigeants arabes sont monnaie courante. Mais, jusqu'à présent, ils en ont toujours été davantage victimes que bénéficiaires. On se demande, d'ailleurs, en observant les évènements d'Irak ou d'Afghanistan qui a bien pu en être les bénéficiaires ... Probablement pas, non plus, les puissances dites "occidentales" qui s'y sont enlisées et ruinées.
    Ni le mode de vie que s'imposeront les peuples en question, "libérés" de leurs dictatures, ni leur grandiose projet de sixième califat ou de reconquète de Jérusalem ne sont notre affaire.
    Que les sémites se débrouillent entre eux ! Après tout, si le jasmin, en se flétrissant, n'a pas une très bonne odeur, cela les regarde .....

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