UA-147560259-1 UA-147538561-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

D'accord avec... Roman Bernard : "Un meurtre n'est pas un accident" (1).

            Hakim, élève au lycée Darius-Milhaud du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), est mort vendredi soir dernier (8 janvier, ndlr). Il a été poignardé le matin par un autre élève du lycée, prénommé Islam.

            Réaction immédiate du ministère de l’Éducation nationale : déclarer que le meurtrier n’était « concerné par aucun problème de discipline », dans des propos rapportés par l’agence de presse AEF. Pourtant, lors du reportage consacré à cette affaire dans le journal de 20 heures de France 2, lundi 11 janvier, le procureur de la République dans le Val-de-Marne en personne le décrit comme un élève « violent, qui avait des problèmes de discipline », notamment au lycée Romain-Rolland d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) où il était passé précédemment.

lycee darius milkhuad le kremlin bicetre.jpg
"Chassez le naturel, il revient au galop".
C'est pareil pour la réalité: certains préfèrent la nier, et ont rempli les écoles de délinquants, qui n'ont rien à y faire, comme s'il s'agissait de bons petits élèves désireux d'apprendre, alors qu'ils ont tout autre chose en tête: on aura des "Darius Milhaud" à la pelle !....

              On comprend donc que, pour l’Éducation nationale, est « sans histoire » un élève qui n’a pas encore eu de problèmes dans son établissement. Dans lequel il vient d’entrer…Rappelons en effet que cet élève était arrivé un mois seulement avant de commettre cet assassinat.

              Il y a bien un décalage entre le discours officiel sur la violence à l’école, qui fait de chaque acte de violence grave un « cas isolé », et la réalité. En remplaçantil y a trois ans le logiciel Signa, qui comptabilisait tous les actes de violence grave, par le logiciel Sivis, qui se contente de donner des pourcentages, l’Éducation nationale a « cassé le thermomètre ».

              On peut cependant penser, avec la multiplication des agressions ces dernières années, que la violence est en recrudescence à l’école, et qu’il va falloir y apporter des réponses. Sécuriser les établissements, comme le gouvernement s’y emploie, ne règle pas le problème de fond : pourquoi cet élève peut-il, alors qu’il est majeur et donc dégagé de l’obligation scolaire, passer de lycée en lycée, d’exclusion en expulsion ? Pourquoi n’a-t-il pas été écarté d’un cursus dans lequel il n’est manifestement pas à son aise ?

              Autant de questions auxquelles aucun portique de détection de métaux ni aucune compagnie de CRS n’apportera de réponse. Avant qu’elles ne soient posées rue de Grenelle, la violence continuera.

(1): de SOS Éducation,  http://www.soseducation.com/

Commentaires

  • Si cet élève, selon l'Education nationale, était si calme, si désireux d'apprendre, et seulement cela, il n'aurait pas placé un couteau dans son cartable ; le seul fait de la présence du couteau démontre son désir de violence à la moindre occasion ; quand nos gouvernants cesseront-ils d'avoir peur des réactions de diverses oppositions en ordonnant des surveillances efficaces (fouilles des cartables, par exemple) ; atteintes à la sacro-sainte liberté ? mais c'est tous les jours que nos libertés sont restreintes, alors pourquoi pas celle-ci, afin de protéger des vies d'adolescents ?

  • « atteintes à la sacro-sainte liberté ? mais c'est tous les jours que nos libertés sont restreintes, alors pourquoi pas celle-ci, afin de protéger des vies d'adolescents ? »

    Quand les Français auront compris que l'Oligarchie n'aime pas la liberté, ils l'aimeront davantage...

  • simplisme?, Ismail à Tué Hakim.....

  • Simplisme ? Non : dépêche AFP...

Les commentaires sont fermés.