Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Ephéméride du 5 février

Le château de Gilles de Rais

 

1404 : Naissance de Gilles de Montmorency-Laval, dit Gilles de Rais 

Il fut maréchal de France, glorieux et vaillant compagnon d'arme de Jeanne d'Arc, avant de déchoir, et de devenir... Barbe-bleue ! 

GillesDeRais.jpg

http://www.philophil.com/philosophie/mal/figures/rais/Gilles_de_Rais.htm

 

5 fevrier,nimegue,louis xiv,franche comté,besançon,louvre,citroën,marquise de sevigne,gilles de rai,pascal paoli,jeanne d'arc,barbe bleue

1626 : Naissance de Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné

 

sevigne.jpg

http://www.alalettre.com/sevigne-oeuvres-lettres.php

 

 

          Un exemple de ses Lettres à sa fille : celle où elle raconte son séjour à Marseille :

Lettre sur Marseille.pdf

 

 

5 fevrier,nimegue,louis xiv,franche comté,besançon,louvre,citroën,marquise de sevigne,gilles de rai,pascal paoli,jeanne d'arc,barbe bleue

 

 

1676 : Louis XIV amnistie les "Bonnets rouges" de Bretagne...

 

De François Bluche, Louis XIV (pages 302/303) :

 

"...Une quatrième révolte commence dans les villes bretonnes en avril 1675 : c'est d'abord une protestation contre l'Edit de 1674  imposant le papier timbré pour tous actes notariés. mais la violence se répand vite dans les campagnes, en basse Bretagne, dans le comté de Cornouaille. Près de deux mille ruraux en colère, conduits par des "capitaines de paroisse", souvent coiffés d'un bonnet rouge (d'où le nom donné à leur mouvement), terrorisent le plat pays. Ici ils attaquent un château dont le propriétaire passe pour un agent des gabelles, là ils brûlent gaiement des greffes de juridiction ou les nouveaux bureaux de la ferme des impôts. Dans la tradition, déjà acquise, des nu-pieds et croquants, ils ses ont mobilisés, à leur tour, contre le poids de l'état. Il est vrai que le mouvement dévie aussi contre les droits domaniaux (corvées, champarts) : plusieurs châtelains sont contraints de signer des renonciations à pareils droits.

Mais, dès que le gouverneur de la province (il n'y a pas d'intendant), le duc de Chaulnes, a sous la main les renforts demandés, il fait avancer, de Hennebont vers Quimperlé, plus de six mille soldats. La seule arrivée des troupes royales rétablit le calme. Les pauvres bretons "se jettent à genoux et disent mea culpa : c'est le seul mot de français qu'ils connaissent". Près de Quimper, quatorze irréductibles sont pendus. plusieurs révoltés pris les armes à la main sont exécutés. "Des condamnations aux galères furent prononcées. La plupart des inculpés avaient fui."  L'abolition traditionnelle fut signée par Louis XIV le 5 février 1676 : à l'exception d'une centaine de grands coupables, tout le pays breton était pardonné. Le roi a trouvé le bon mode de  riposte, net, sans  trop de bavures, et sans répression prolongée. La pax gallicana est imposée au moindre prix..."   

 

5 fevrier,nimegue,louis xiv,franche comté,besançon,louvre,citroën,marquise de sevigne,gilles de rai,pascal paoli,jeanne d'arc,barbe bleue

 

5 fevrier,nimegue,louis xiv,franche comté,besançon,louvre,citroën,marquise de sevigne,gilles de rai,pascal paoli,jeanne d'arc,barbe bleue

 

 

1679 : La Franche-Comté devient française 

 

Avec la signature définitive des traités confirmant la Paix de Nimègue, qui marque la fin de la Guerre de Hollande, opposant la France aux Provinces-Unies et à l'Espagne depuis 1672.

Le congrès de Nimègue avait été réuni dès 1676. Un premier traité fut signé avec les Provinces-Unies le 11 août 1678. Le traité entre la France et l'Espagne permit à Louis XIV de réunir la Franche-Comté et la Flandre méridionale (Valenciennes, Cambrai, Maubeuge...).

Enfin la France et l'Empire s'accordèrent, le 5 février 1879 sur la base des Traités de Westphalie

 

http://mjp.univ-perp.fr/traites/1678nimegue.htm

 

CITADELLE DE BESANCON.jpg
 

            Ci-dessus, la Citadelle de Besançon et, ci-dessous, l'allégorie en bronze de Martin Van den Bogaert ( Louvre, Cour Puget ) célébrant la victoire française :

Ce relief commémore la paix en Europe, concrétisée par trois traités signés à Nimègue avec la Hollande, le 10 août 1678, l'Espagne, le 17 septembre 1678 et l'Empire, le 5 février 1679. Le Brandebourg signera le traité de paix le 30 juin 1679, à Saint-Germain.

L'allégorie figure le roi Louis XIV amenant par la main la Paix tenant en laisse un lion et un agneau à l'Europe. Cette dernière figure assise accompagnée d'un cheval. L'allégorie de l'Histoire écrit la gloire du roi tandis que la Renommée sonne de la trompette.

 

NIMEGUE.JPG
 

 

Voltaire - dans son Supplément au règne de Louis XIV - a célébré ainsi la paix de Nimègue :

"...Le Roi fut en ce temps au comble de la grandeur. Victorieux depuis qu'il régnait, n'ayant assiégé aucune place qu'il n'eût prise, supérieur en tout genre à ses ennemis réunis, la terreur de l'Europe pendant six années de suite, enfin son arbitre et son pacificateur; ajoutant à ses Etats la Franche-Comté, Dunkerque et la moitié de la Flandre; et, ce qu'il devait compter pour le plus grand de ses avantages, ROI D'UNE NATION ALORS HEUREUSE, ET ALORS LE MODELE DES AUTRES NATIONS..."

 

 

Dans notre album L'aventure France racontée par les cartes, voir la photo "Agrandissements de Henri II à Louis XV"

 

 

 5 fevrier,nimegue,louis xiv,franche comté,besançon,louvre,citroën,marquise de sevigne,gilles de rai,pascal paoli,jeanne d'arc,barbe bleue

 

 

1807 : Mort de Pascal Paoli, patriote corse

 

PAOLI.JPG
 
 
Son intégrité personnelle ne fit jamais aucun doute : il souhaitait sincèrement l'indépendance de sa patrie, mais il ne vit pas que l'Angleterre, ennemie jurée de la France, était prête à tout pour agrandir son Empire, y compris à y incorporer la Corse. Et que, dans cet objectif, elle manipulait Paoli, à son insu...
Ce fut justement lorsque la menace d'une Corse anglaise devint plus que probable que Louis XV organisa, avec Choiseul, le rattachement de l'île à la France (voir l'Ephéméride du 15 mai).
Paoli était né trop tard...
 
 

 5 fevrier,nimegue,louis xiv,franche comté,besançon,louvre,citroën,marquise de sevigne,gilles de rai,pascal paoli,jeanne d'arc,barbe bleue

 

1878 : Naissance d'André Citroën

 

407px-AndreCitroen.jpg
 

 5 fevrier,nimegue,louis xiv,franche comté,besançon,louvre,citroën,marquise de sevigne,gilles de rai,pascal paoli,jeanne d'arc,barbe bleue

 

2 fevrier,capetiens,mourre,merovingiens,carolingiens,hugues capet,philippe auguste,plantagenets,croisades,bouvines,charlemagne,saint louis,senlisCette Ephéméride vous a plu ? En cliquant simplement sur le lien suivant, vous pourrez consulter, en permanence :

la Table des Matières des 366 jours de l'année (avec le 29 février des années bissextiles...),

l'album L'Aventure France racontée par les cartes (211 photos),

écouter 59 morceaux de musique,

et découvrir pourquoi et dans quels buts lafautearousseau vous propose ses Ephémérides  :

Ephémérides de lafautearousseau.pdf

Commentaires

  • A propos de Gilles de Retz, il est exact de noter que c'est son entrée à cheval et armé, accompagné de sa maison militaire, dans l'église - et non une chapelle - de Saint Etienne de Mer Morte en Loire-Atlantique, lors de la messe solennelle de la Pentecôte 1440 qui entraîna la procédure de mise en jugement.
    Féal du duc de Bretagne, Gilles de Retz était un puissant seigneur et seuls un scandale contre l'Eglise et avoir une maison militaire sans l'accord du Duc pouvaient entraîner son arrestation. Alors les langues se délièrent et permirent d'étayer une mise en accusation. Il faut se remettre dans le contexte de l'époque - ce qui va déplaire au tandem Désir/Duflot - où les normes "correctement morales" n'étaient pas les mêmes que maintenant (quoique DSK!!) ; la vie des petits enfants pauvres ne valait pas grand'chose. Et personne ne s'alarmait trop des disparitions d'enfants.
    Le procès sera équitable, l'évêque Jehan de Malestroit, juge pour la partie religieuse, sera juste. La Question ne sera pas appliquée à Gilles de Retz qui reconnaîtra ses fautes, demandera et obtiendra leur pardon, recevra la Communion.
    Pour lui manifester la reconnaissance de l'Eglise pour ses aveux tardifs, l'évêque de Nantes ordonnera qu'après l'exécution de la loi civile - la pendaison -, la loi de l'Eglise- la crémation - ne soit pas appliquée au seul Gilles de Retz. A ses co-accusés, oui.
    C'est ainsi que Gilles de Retz sera dé-pendu du bûcher avant que les flammes ne l'aient (trop) touché. Il sera inhumé dans l'église des Carmes à Nantes ; cette église abritait les tombeaux des Ducs de Bretagne. Ellea disparu à la Révolution, incendiée et rasée. Il n'en subsiste aucune trace, sinon un nom de rue:"rue des Carmes". Les tombeaux (d'une facture exceptionnelle) de François II et de Marguerite de Foix furent sauvés par l'architecte Crucy en 1792, avant la tourmente destructrice.
    Les dépouilles mortelles furent exhumées de ces nombreux tombeaux par les tarés révolutionnaires et brûlées sur une petite place proche.

Écrire un commentaire

Optionnel