dimanche, 05 février 2012

Ephéméride du 5 Février.

1404 : Naissance de Gilles de Montmorency-Laval, dit Gilles de Rais.

          Il fut maréchal de France, glorieux et vaillant compagnon d'arme de Jeanne d'Arc, avant de devenir....Barbe-bleue :

          http://www.philophil.com/philosophie/mal/figures/rais/Gil...

GillesDeRais.jpg


1626 : Naissance de Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné.

 

          http://www.culturesfrance.com/adpf-publi/folio/sevigne/ 

 

          Un exemple de ses Lettres à sa fille : celle où elle raconte son séjour à Marseille :

          Lettre sur Marseille.pdf

 

sevigne.jpg

 

 

1679 : La Franche-Comté devient française.

 

          Avec la signature défintive des traités confirmant la Paix de Nimègue, qui marque la fin de la Guerre de Hollande, opposant la France aux Provinces-Unies et à l'Espagne depuis 1672.

          Le congrès de Nimègue avait été réuni dès 1676. Un premier traité fut signé avec les Provinces-Unies le 11 août 1678. Le traité entre la France et l'Espagne permit à Louis XIV de réunir la Franche-Comté et la Flandre méridionale (Valenciennes, Cambrai, Maubeuge...).

          Enfin la France et l'Empire s'accordèrent, le 5 février 1879 sur la base des Traités de Westphalie

          http://mjp.univ-perp.fr/traites/1678nimegue.htm

 

CITADELLE DE BESANCON.jpg
 

            Ci-dessus, la Citadelle de Besançon et, ci-dessous, l'allégorie en bronze de Martin Van den Bogaert ( Louvre, Cour Puget ) célébrant la victoire française :

 

NIMEGUE.JPG
 

          Ce relief commémore la paix en Europe, concrétisée par trois traités signés à Nimègue avec la Hollande, le 10 août 1678, l'Espagne, le 17 septembre 1678 et l'Empire, le 5 février 1679. Le Brandebourg signera le traité de paix le 30 juin 1679, à Saint-Germain.

          L'allégorie figure le roi Louis XIV amenant par la main la Paix tenant en laisse un lion et un agneau à l'Europe. Cette dernière figure assise accompagnée d'un cheval. L'allégorie de l'Histoire écrit la gloire du roi tandis que la Renommée sonne de la trompette.

 

 

1807 : Mort de Pascal Paoli, patriote corse.

 

          http://cdlm.revues.org/index1162.html

 

PAOLI.JPG

 

 

1878 : Naissance d'André Citroën.

 

            http://www.rsiauto.fr/citroen-andre-homme-automobile-4.php .

 

407px-AndreCitroen.jpg

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Commentaires

A propos de Gilles de Retz, il est exact de noter que c'est son entrée à cheval et armé, accompagné de sa maison militaire, dans l'église - et non une chapelle - de Saint Etienne de Mer Morte en Loire-Atlantique, lors de la messe solennelle de la Pentecôte 1440 qui entraîna la procédure de mise en jugement.
Féal du duc de Bretagne, Gilles de Retz était un puissant seigneur et seuls un scandale contre l'Eglise et avoir une maison militaire sans l'accord du Duc pouvaient entraîner son arrestation. Alors les langues se délièrent et permirent d'étayer une mise en accusation. Il faut se remettre dans le contexte de l'époque - ce qui va déplaire au tandem Désir/Duflot - où les normes "correctement morales" n'étaient pas les mêmes que maintenant (quoique DSK!!) ; la vie des petits enfants pauvres ne valait pas grand'chose. Et personne ne s'alarmait trop des disparitions d'enfants.
Le procès sera équitable, l'évêque Jehan de Malestroit, juge pour la partie religieuse, sera juste. La Question ne sera pas appliquée à Gilles de Retz qui reconnaîtra ses fautes, demandera et obtiendra leur pardon, recevra la Communion.
Pour lui manifester la reconnaissance de l'Eglise pour ses aveux tardifs, l'évêque de Nantes ordonnera qu'après l'exécution de la loi civile - la pendaison -, la loi de l'Eglise- la crémation - ne soit pas appliquée au seul Gilles de Retz. A ses co-accusés, oui.
C'est ainsi que Gilles de Retz sera dé-pendu du bûcher avant que les flammes ne l'aient (trop) touché. Il sera inhumé dans l'église des Carmes à Nantes ; cette église abritait les tombeaux des Ducs de Bretagne. Ellea disparu à la Révolution, incendiée et rasée. Il n'en subsiste aucune trace, sinon un nom de rue:"rue des Carmes". Les tombeaux (d'une facture exceptionnelle) de François II et de Marguerite de Foix furent sauvés par l'architecte Crucy en 1792, avant la tourmente destructrice.
Les dépouilles mortelles furent exhumées de ces nombreux tombeaux par les tarés révolutionnaires et brûlées sur une petite place proche.

Écrit par : Sol de Grisolles | lundi, 06 février 2012

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