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henri guaino

  • A Bernard-Henri Lévy, qui a -semble-t-il- "un problème" avec Maurras.....(2)

              ".....Il est bon que Paulhan, plus qu'aucun autre, ait contribué à donner un nom à ce livre, à indiquer l'absence originelle d'écart entre la pensée, la vie et l'œuvre, chez Maurras; cela précisément par une lettre où il énumérait trois sortes de reconnaissance « que tout homme de pensée nourrit aujourd'hui à son égard ». Nourrit ? Devrait nourrir, et les voici : « L'extrême noblesse et pureté de sa vie, sa vertu dans le sens le plus fort du terme »; ensuite l'affirmation, par « cet écrivain farouche », de « la place apparemment modeste qu'a l'intelligence dans la société – et qu'à vouloir diriger le monde, un auteur perd la grande part de sa dignité »; enfin, et ensemble, « qu'il appartient à cet auteur de connaître la vérité et de la dire (...) A partir de quoi ses pouvoirs sont sans limites ». Au-delà de ces trois titres à la reconnaissance de tels « hommes de pensée », dont les deux derniers renvoient au livre décisif pour notre époque, l'Avenir de l'Intelligence – décisif pour la spéculation de notre siècle – Paulhan ajoutait un étrange pouvoir, « une sagesse plus grande et plus héroïque, qui maintient à tous risques celle de nos vérités sociales qui risque d'être négligée : Charles Maurras n'a cessé de nous rappeler, contre la mode, contre les puissances d'argent et les facilités de tout ordre (1), que nous nous trouvions être Français, et que ce n'était qu'à force d'amour pour elle que nous pouvions rendre la France – admirable, il se peut; supportable en tout cas. Nous lui devons tous d'être meilleurs que nous ne méritons d'être .» (Pierre BOUTANG, "Maurras, la destinée et l’œuvre", PLON, 1984)

              "Extrême noblesse...de sa vie...", "...pureté de sa vie", "...vertu dans le sens le plus fort du terme": il fallait que ces mots fussent dits et entendus, mais de la bouche de quelqu'un qui n'est "pas de chez nous", sinon on aurait toujours pu ratiociner: qui va invalider le beau témoignage du directeur de la NRF? et dire qu'il s'agit d'un insensé? Bernard Henri Levy? L'oserait-il? Alors, ne vaut-il pas mieux laisser en paix Charles Maurras plutôt que d'éructer régulièrement des insanités sur lui, comme le fait BHL? et, si l'on tient tant à porter un jugement sur l'auteur de "L'Avenir de l'Intelligence", quelles lunettes vaut-il mieux chausser: celles de BHL ou celles de Paulhan? Et quel ton adopter: celui de "la haine qui suinte...et la bave aux lèvres" (bien envoyé, Guaino!.....), ou celui qui conjugue et réunit la noblesse du style et celle de la pensée?

              Question impertinente, pour clore le sujet: notre "philosophe strass et paillettes" pense-t-il que Jean Paulhan écrirait cela de lui, BHL, aujourd'hui? Poser la question, n'est-ce pas y répondre?..... (fin.)

    (1): "les facilités de tout ordre": BHL ne connait que cà!; par contre, pour ce qui est d'une "sagesse.....héroïque...", on a beau chercher.....

    PS: nous sommes, qu'on se le dise, en train de composer un "bouquet" de textes (toujours pour les offrir à BHL: qu'est-ce qu'on est sympas! il ne pourra pas dire que nous sommes rancuniers!....); des textes de Bernanos et Bainville mais aussi, et peut-être plus inattendu, de Malraux et de Péguy.....

  • A Bernard-Henry Lévy, qui a -semble-t-il- "un problème" avec Maurras.....(1)

              Mardi 9 octobre, sur France Inter...: quelle mouche a donc piqué Bernard-Henry Lévy? Il se lance dans une attaque surprenante et inattendue contre Henri Guaino, qui laisse rêveur: le philosophe fustige "le mec qui fait les discours de Sarkzoy" et qui est "d'inspiration maurrassienne". Il ajoute: "Guaino, il est raciste. C'est lui qui a fait ce discours ignoble" de Dakar, "où on disait que si l'Afrique n'était pas développée, c'est parce que les Africains n'étaient pas inscrits dans l'Histoire". "Dire cela en effaçant complètement la colonisation, la destruction du pays par cette époque honteuse du colonialisme, c'est du Guaino et c'est du racisme"....

              La réponse de Guaino ne se fait pas attendre, et elle est cinglante: "Ce petit con prétentieux ne m'intéresse pas. Qui est-il donc? Qu'a-t-il fait dans sa vie de si extraordinaire pour se permettre de juger comme ça? Je n'ai jamais rencontré BHL. Il ne m'aime pas, moi non plus. Il n'aime pas la France, moi si. Il a la bave aux lèvres, avec la haine qui suinte de partout." Et de poursuivre : «J'assume le discours de Dakar ligne à ligne, mot à mot, à la virgule près. Mais ce discours, c'est celui du président de la République: s'il ne voulait pas le prononcer, il ne l'aurait pas fait. Des crétins y en a toujours eu. Qu'est-ce que vous voulez que je réponde à autant de conneries?»

              Nous ne nous mêlerons pas du contentieux -puisque contentieux il semble y avoir...- entre BHL et Henri Guaino; mais nous ne laisserons pas ce dernier répondre seul au "philosophe strass et paillettes", madone et diva des soirées mondaines, dans les salons dorés.... ; nous aussi, puisqu'il a cru devoir "mettre Maurras là-dedans", nous avons deux mots à lui dire: d'abord, qu'il devrait cesser, comme il semble être en train d'en prendre l'habitude, de confondre échanges d'idées et insultes; dès qu'il n'aime pas quelqu'un, il le traite de "Maurrassien", pensant tenir là l'injure du siècle; mais "Maurrassien" n'est pas une insulte, et il n'est pas infamant de l'être; que l'on sache il n'y a pas (pas encore?...) d'Index des livres et des auteurs réprouvés, qu'il serait interdit de lire ou qui, si on les lisait, vous excluraient de la communauté des "bien-pensants"! à moins que BHL ne nourrisse secrètement, dans un coin de son cerveau, un tel "rêve"? Soyons sérieux: on peut très bien ne pas être d'accord avec les idées de Maurras, mais de là à traiter tous ceux qu'on n'aime pas de "Maurrassiens", avec mépris et dédain, comme le fait BHL, voilà qui passe les bornes, et qui relève tout simplement de la niaiserie. Nous n'irons pas jusqu'à parler de "TOC" (Trouble Obsessionnel Compulsif...) "au niveau du langage", mais c'est bien pour ne pas tomber dans la polémique stérile.....

              On pourrait -plus sérieusement- rappeler à BHL que, malgré qu'il en ait, Maurras reste un "continent" selon l'heureuse formule de Stéphane Giocanti; on pourrait...on pourrait....on pourrait....mais, plutôt que de nous lancer dans un plaidoyer "pro Maurras", nous préférons "appeler à la barre" un témoin que l'on pourra difficilement récuser, et à qui nous allons nous en remettre; un observateur impartial, qu'on ne pourra pas suspecter de complaisance; nous avons donc choisi de laisser la parole à Jean Paulhan, cité par Pierre Boutang, dans le passage qui suit, et de "dédier" ce beau texte à BHL, pour qu'il voit comment d'autres que lui (et non des moindres!...) ont parlé de Charles Maurras :(à suivre...)