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Une gauche divisée, par Gérard Leclerc.

© Jeanne Menjoulet / CC by-nd 

La gauche se déchire à propos des positions racialistes de la direction de l’UNEF ce syndicat étudiant qui a longtemps rassemblé toutes ses composantes. C’est que la guerre idéologique est profonde. Elle s’enracine dans des questions civilisatrices.

gerard leclerc.jpgLa guerre des idées analysée par Eugénie Bastié dans son livre très argumenté se poursuit ces jours-ci avec intensité. La Croix d’hier titrait sur « L’université ébranlée » et au terme d’un long article rendant compte des déchirements universitaires, Bernard Gorce concluait en des termes pessimistes : « Républicains contre communautaristes, réactionnaires contre gauchistes, les tensions sont exacerbées par la puissance et la violence des mobilisations sur les réseaux sociaux. (…) La disputatio, au cœur de la tradition universitaire résistera-t-elle à ce contexte politico-culturel ? » C’est bien là l’enjeu, dès lors que l’université est en proie à une véritable guerre idéologique, qui laisse peu de place à l’échange civilisé des opinions.

La gravité de la situation peut s’observer aussi au spectacle d’une gauche elle-même en pleine tourmente. La formation syndicale étudiante, qui a longtemps rassemblé les courants les plus divers de cette gauche, l’UNEF, ne fait plus l’unanimité. Les positions récentes de sa direction actuelle font l’objet de rudes discussions. Nombre d’anciens dénoncent ses errements racialistes, telle l’organisation de « réunions non mixtes racisées », c’est-à-dire de réunions dont son exclus les blancs. Sans doute, la proposition de dissoudre l’UNEF, à l’exemple des identitaires, est-elle largement rejetée, même par les plus amers de ses anciens.

Mais nous en sommes revenus au climat des années d’après-guerre. Je l’ai redit plusieurs fois, mais la crise actuelle est profonde. Elle ne concerne plus l’habituel spectacle offert par les intellectuels, car elle s’enracine dans des questions de civilisation terriblement déstabilisatrices.

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 23 mars 2021.

Sources : https://www.france-catholique.fr/

https://radionotredame.net/

Commentaires

  • La gauche au temps de Georges Marchais, ça voulait dire quelque chose. Aujourd'hui, plus personne ne sait vraiment où se situer, compte tenu des idées avancées des uns et des autres, parfois contradictoires. Depuis qu'on a un président qui n'est ni à droite, ni à gauche, peut-être au centre, mais un centre élargi, on ne sait plus que penser ! Et puis ce président, si peu expérimenté politiquement parlant, n'ayant été ni conseiller, ni député, ni sénateur, on a l'impression qu'il avance selon ses humeurs ou celles de ses proches. Enfin, tout va mal avec ce virus et ses variants qui donnent envie de ne plus écouter du tout ce qui se dit ou se prépare. La prudence est de mise, mais jusqu'où ? la vie a besoin de vivre !

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