UA-147560259-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Projet de loi bioéthique - Communiqué de Mgr Le Gall.

Source : http://toulouse.catholique.fr/

« Respecter tout homme et tout l’homme ». C’est une formule que le pape Jean-Paul II aimait reprendre depuis sa première Lettre encyclique Le Rédempteur de l’homme. Toute personne humaine est infiniment respectable, en effet, depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle. Notre société vit un paradoxe insoutenable : elle est capable de s’émouvoir et de se mobiliser quand il lui semble que les droits de l’homme sont menacés, d’une part, mais, d’autre part, elle n’agit ni ne réagit pour défendre en bien des occasions les petits, les faibles et les laissés pour compte.

C’est l’honneur de la société française de mettre son droit au service des plus démunis. Or, qui est plus à la merci, parfois, trop souvent, des inconséquences humaines qu’un enfant porté dans le sein de sa mère, qu’un enfant handicapé, ou qu’un vieillard à qui on dérobe sa mort ? Je sais que tout cela est très délicat, mais la science sans conscience est dangereuse. Qu’en est-il de l’enfant ? que signifie le droit à l’enfant ? que devient la filiation, si nécessaire à la croissance de tout être humain ?


Les lois de bioéthique vont passer au chaud de l’été dans l’indifférence générale, alors qu’elles posent des questions de fond, sur lesquelles l’Église a su attirer l’attention, dans le respect, depuis plus de deux ans. Il en va de notre humanité, de la Création, de notre relation au Créateur. La pandémie du coronavirus nous a fait prendre la mesure de notre finitude, au moment où nous percevions l’urgence de l’écologie, qui n’est pas le monopole de partis. Voici 5 ans, le pape François a proposé une réflexion profonde et documentée sur « la sauvegarde de la Maison commune », notre Terre : il a demandé que toute cette année, nous nous investissions en Église pour cela, ce que nous faisons dans notre diocèse de Toulouse.


Notre Conférence épiscopale de France depuis un an déjà, dans une sorte de démarche synodale, prend des engagements pour une écologie humaine intégrale, précisément en vue de respecter tout homme, tout l’homme, tous les hommes, quelle que soit leur sexe, leur âge, leur race ou leur condition. Nous devons dire que les lois de bioéthique, telles qu’elles nous sont proposées, contreviennent au respect de la condition humaine pour aujourd’hui et pour demain. Nous nous engageons pour une écologie humaine intégrale qui veut se mettre au service à la fois de la genèse des êtres humains, de leur croissance, de la prévention de tous les abus dont ils peuvent être les victimes, de leur accompagnement à toutes les étapes de leur vie, non seulement au plan individuel, mais au plan de nos communautés, de nos sociétés : en effet, nous avons mieux compris, au cœur du drame de la pandémie, combien tout est lié. Pour reprendre nos mots d’Église, cela veut dire servir la communion, la communauté, les communautés, dans le respect, pour que la paix et l’amour l’emportent toujours sur la haine, le rejet et la guerre.


C’est pourquoi, je demande que nous prêtions attention, dans nos paroisses et dans nos communautés diverses, à ce qui suit et qui est important. Il en va de notre humanité, celle que Jésus a pleinement assumée pour assurer sa croissance, sa guérison, sa liberté.

+ fr. Robert Le Gall
Archevêque de Toulouse
Le 16 juillet 2020
Notre Dame du Mont Carmel

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel