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Sur Sacr TV : L'Education nationale, l'usine à républicains


Dans « La Révolution française n'est pas terminée » publié en 2008, Vincent Peillon ancien ministre de l’Education Nationale du gouvernement Ayrault écrivait :

« D’où l’importance de l’école au cœur du régime républicain. C’est à elle qu’il revient de briser ce cercle, de produire cette auto-institution, d’être la matrice qui engendre en permanence des républicains pour faire la République, République préservée, république pure, république hors du temps au sein de la République réelle, l’école doit opérer ce miracle de l’engendrement par lequel l’enfant, dépouillé de toutes ses attaches pré-républicaines, va s’élever jusqu’à devenir le citoyen, sujet autonome. C’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi. » (« La Révolution française n'est pas terminée », Vincent Peillon, éd. Seuil, 2008, p. 17)

 

Il a au moins le mérite d’être franc et clair !

Néanmoins cela peut être et rester des propos inadmissibles, pour ceux qui pensent encore que l’école républicaine est neutre, faite pour forger des esprits indépendants, tout en transmettant un savoir riche et utile ! Mais le pire, c’est que Vincent Peillon n’invente rien dans sa vision de l’école. En bon républicain franc-maçon qu’il est et qu’il assume d’être, il ne fait que retranscrire la logique idéologique de l’école républicaine au regard de ceux qui la forgèrent, depuis l’origine de ce système. Le ministre socialiste René Viviani, lors des débats sur le vote de la loi de 1905, avoua que :

« Il faut en finir avec la neutralité scolaire et user de contrainte légale à l'égard des familles. On vous parle de neutralité scolaire, mais il est temps de dire que la neutralité scolaire n'a jamais été qu'un mensonge diplomatique et une tartuferie de circonstance. Nous l'invoquions pour endormir les scrupuleux et les timorés, mais, maintenant, il ne s'agit plus de cela, jouons franc-jeu. Nous n'avons jamais eu d'autre dessein que de faire une Université antireligieuse, et antireligieuse d'une façon active, militante, belliqueuse » (René Viviani. Déclaration de 1906. Cité in E. Barbier, « Histoire du catholicisme libéral et social », t.V, p.117)

 

Le très socialiste Marcel Sembat disait en 1909 :

« Donner à l’enfant des connaissances sans lui enseigner la foi, c’est la lui ôter. L’école sans Dieu est l’école contre Dieu. Nous n’y pouvons rien ; c’est la force des choses », (Revue de l’enseignement primaire, 21 novembre 1909.)

 

L’inspecteur d’Académie, M. Dequaire-Grobel déclara en 1896 :

«Le but de l'école laïque ce n'est pas d'apprendre à lire, à écrire, et à compter ; c'est de faire des libres penseurs. L’Ecole laïque n’aura porté ses fruits que si l’enfant est détaché du dogme, s’il a renié la foi de ses pères. L’Ecole laïque est un moule ou l’on jette un fils de chrétien et d’où s’échappe un renégat. » (« Naufrageurs de la foi : du neutralisme à l'apostasie »(1968) - Par Renée Casin - Editions NEL – page 80).

 

Eugène Spuller, ministre de l'Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes, disait dans une réunion de la ligue de l’enseignement à Reims :

« On ne peut fonder la république qu’en renouvelant l’état mental de la France ; ce n’est pas avec des cerveaux monarchiques, qu’on fondera la république, c’est avec des cerveaux républicains. » (Revue des Deux Mondes - 1883 - tome 56 – page 950)

 

C’est une autre mentalité, un autre état d’esprit qu’il faudra imposer mais surtout susciter pour relever l’école en France.

Cet état d’esprit sera celui du sens du travail, de l’effort, de l’apprentissage des fondamentaux, de la discipline et du mérite, de la rigueur dans la bienveillance : nombre de professeurs montrent déjà l’exemple, et depuis longtemps, et cela malgré l’organisation kafkaïenne de l’Education Nationale, et ils démontrent que, si on le voulait bien et si l’Etat changeait de perspective et de desseins, nous pourrions retrouver notre place de puissance intellectuelle et de créatrice de matière grise que la terre entière nous a souvent enviée.

Nous avons les intelligences, nous avons les bonnes volontés, mais c’est bien la République qui stérilise trop souvent toutes ces potentialités françaises.

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