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  • Soldats du feu, soldats tout court, héros français...

    Hommage au pilote du Tracker qui a trouvé la mort hier, en luttant contre l'incendie criminel de Générac; condoléances à sa famille, et à l'ensemble de la grande famille des soldats qui, en toutes circonstances, répondent présent lorsque la défense de la collectivité l'exige...

  • Deuxième essai pour Franky Zapata : ce sera demain, BONNE CHANCE A LUI !

    "L'aviation d'aujourd'hui est le fruit de l'échec des pionniers qui ont su se relever" : le 25 juillet dernier, lors de son premier essai/premier échec, alors qu'il n'avait pas été aidé par les autorités françaises, Zapata avait réussi à la fois à ne pas se blesser lui-même mais aussi à sauver son appareil, dont il n'a qu'un seul et unique exemplaire.

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  • Ressentie en écoutant Pierre Boutang, l'intuition qui m'a poussé à rédiger les Ephémérides, et les Albums qui les prolongent...

    lfar flamme.jpg"Restaurer le culte de Jeanne d'Arc, l'amour de la France, nous ne nous en rendions pas forcément compte, mais c'était peut-être ce que nous faisions de mieux". Avec une merveilleuse simplicité, qui est la marque des vrais grands, voilà l'une des mille et une belles choses que Pierre Boutang nous a dites, lors de sa magnifique et inoubliable conférence de Marseille, en 1988, dans notre local de la rue Pavillon, à deux pas de la Canebière.

    Comme tout le public présent ce soir-là, j'ai littéralement bu les paroles de Boutang, je l'entends encore, et je ne me lasse pas de ré-écouter ce petit chef d'oeuvre que - vous le savez mais je le redis pour les nouveaux lecteurs qui nous rejoignent chaque jour - nous mettons à votre disposition dans notre collection de 256 vidéos

    "Restaurer l'amour de la France" : comme militant royaliste et Camelot du Roi, mais aussi comme professeur, c'est évidemment ce à quoi je me sentais appelé, avec mes camarades de l'URP. Mais cela me semblait demander, appeler quelque chose qui allait plus loin que le militantisme, qui, pour nous, culminait chaque année avec le Rassemblement royaliste des Baux, en juin.

    jsf.jpgMais, quoi ? Et surtout comment, de quelle façon ? Il m'a fallu du temps pour comprendre et mûrir le projet (à l'époque, internet n'existait pas). Comment donner à voir, à connaître la France, dans son Histoire, dans sa réalité charnelle ? Pourquoi défendre une civilisation si on ne sait pas montrer en quoi elle est belle, en quoi elle nous mène vers les sommets ? Dans Je suis Français, je rédigeais alors une page d' "échos" (et souvent deux, qui constituaient alors les deux pages centrales du quotidien); et, avec Pierre Builly, nous interrogions chaque mois une personnalité (une bonne trentaine au total) : tout cela nous permettait de parler de l'actualité, certes, mais aussi de tourner autour de cette idée émise par Boutang : "restaurer l'amour de la France".

    Finalement, il m'aura fallu attendre 2007 pour que l'intuition, longuement mûrie, puisse se concrétiser : c'est cette année-là, le mercredi 28 février, que je fondais lafautearousseau, quotidien royaliste sur le Net; et, tout naturellement, l'idée de ne pas chercher à écrire une sorte de "somme", toujours énorme et rebutante par sa longueur même, mais au contraire, d'utiliser la parution quotidienne, d'une façon beaucoup plus souple, pour parler, chaque jour, à leur date anniversaire, de ces événements, ces faits, ces savants, ingénieurs, peintres et écrivains, ces hommes et ces  femmes, illustres ou méconnus, qui "font", qui "sont" la France.

    333149734.jpgCe jour-là, les Ephémérides sont nées, peu à peu continuées et approfondies par les 20 Albums qui les prolongent.

    Et voilà comment, bien longtemps après avoir entendu la belle voix et la belle parole de Boutang, j'ai pu réaliser enfin ce qu'elle avait éveillé en moi.

    Je vois avec plaisir, aujourd'hui, qu'une bonne quinzaine de groupes, sites ou Blogs, Cafés Histoire et/ou Philo, reprennent mes Ephémérides : la plupart citent leur source, parlant bien des "Ephémérides de lafautearousseau". Quelques uns, plus cyniques, du genre "prédateur", font comme si elles venaient d'eux-mêmes, et se les accaparent sous leur nom, sans vergogne. Mais je ne m'en émeus pas : comme disait La Rochefoucauld, il s'agit là aussi d'un hommage que le vice rend à la vertu, et par le simple fait que ces personnes les utilisent elles prouvent qu'elles sont intéressantes, au moins à leurs yeux ! Réjouissons-nous donc d'être ainsi pillés : la malle aux trésors de lafautearousseau n'est-elle pas faite pour servir ?

    Un grand merci à vous tous pour vos encouragements et vos mots d'approbation reçus sur nos messageries !

    Et, bien sûr, je ne vous dis pas "à demain" mais "à tous les jours"... sur nos Ephémérides ! : http://lafautearousseau.hautetfort.com/ephemerides/

    François Davin

     

    ∗ 1h46 de pur bonheur intellectuel : https://vimeo.com/showcase/3857931

  • Retour sur Louis de Funès : lu/vu sur la page fb de Jean-Philippe Chauvin

    Louis de Funès savait faire rire, mais il était aussi sérieux dans ses choix et ses engagements : catholique et royaliste, il a aussi été un précurseur dans la pratique d'une agriculture biologique, dès le début des années 1970. 
    A-t-il rencontré la famille Racineux qui, à quelques dizaines de kilomètres de Nantes, animait l'association et la revue "Le Paysan Biologiste" ? C'est possible…

  • NOTRE FEUILLETON ESTIVAL : UN ETE AVEC JACQUES BAINVILLE...

    A partir du vendredi 19 juillet, et jusqu'à la fin du mois d'août, nous vous proposerons de découvrir, ou de mieux connaître, mais aussi de faire découvrir à d'autres (par le jeu des partages) l'immense Jacques Bainville, par le biais d'une photo quotidienne tirée de notre "Album Jacques Bainville" (lafautearousseau vous propose également un "Album Léon Daudet" et un "Album Charles Maurras").

     

     

    Aujourd'hui : 16. 31 Décembre 1914 : la terrible prémonition...

    Court extrait de la dernière note (du 31 décembre) du "Journal 1914 - 1915 / La Guerre démocratique". En ce dernier jour de l'année, où il récapitule les événements, on peut vraiment affirmer que Bainville a eu comme la prescience de ce qui allait, hélas, arriver... 
    Par la faute du Système et des hommes en place, dont l'incapacité et l'incompétence auront été sans bornes : le Peuple français, héroïque, gagnera la guerre, mais le Système, intrinsèquement malfaisant et pernicieux, perdra la paix et nous préparera... Hitler !

     


    "...Eh bien ! surtout chez les combattants (certes je ne dis pas chez tous), une idée forte, une idée qui s'enfonce, c'est que la guerre est virtuellement finie : c'est que, lorsque les armées qui sont entrées en campagne avec leurs cadres, leur matériel, leur entraînement, se sont battues plusieurs mois et se sont usées, le résultat est acquis, rien d'essentiellement nouveau ne peut plus survenir : c'est qu'il y a dès maintenant chose jugée, c'est que nous ne pourrons faire beaucoup plus que ce que nous avons déjà fait et que c'est très beau, c'est que la guerre se terminera sans solution décisive - avec une Allemagne humiliée, sans doute, mais non vaincue - par une paix qui ne changera rien d'essentiel à l'état de choses préexistant. Il a fallu la guerre de Trente Ans pour mettre à bas l'ancienne Allemagne. Comment en quelques mois se flatter d'anéantir l'Empire le plus formidablement préparé à la guerre qui ait surgi dans les temps modernes, de l'abattre sans reprendre haleine ? Sans doute cette opinion ne tient pas compte des événements qui peuvent se produire : intervention de l'Italie, de la Roumanie, paix séparée de l'Autriche. Mais d'autres événements, moins heureux, peuvent survenir aussi... Ceux qui sont dans cet esprit (je répète que ce sont le plus souvent ceux qui, par le contact des armes, ont acquis le sentiment que, d'Allemagne à France, les forces se font équilibre et que cet équilibre ne saurait être rompu, essentiellement du moins, à notre profit), ceux-là définissent la paix future une "côte mal taillée". Le mot s'est répandu. De divers côtés, je l'ai entendu dire. Et ceux qui le répètent ne le désirent pas, ne se cachent pas que ce serait pour notre pays une catastrophe, qu'il importe d 'éviter, au moins d'atténuer par une persistance courageuse.

    Car, dans cette hypothèse, chacun rentrant chez soi après cette vaine débauche de vies humaines, cette consommation d'énergies et de richesses, la carte de l'Europe étant à peine changée, les problèmes irritants demeurant les mêmes, on se trouve conduit à prévoir une période de guerres nouvelles où l'Allemagne humilié, mais puissante encore et prompte à réparer ses forces, où l'Angleterre tenace, où les nationalités insatisfaites engageraient de nouveau le monde..."

     

     

     

    Tiré de notre Album "Maîtres et témoins"... (II) : Jacques Bainville" (186 photos)