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Gambetta en "pré-Défilé" : Grand guignol et mensonge officel aux Champs : c'est l'hommage à l'Armée qui en est sali...

        Il y a peu, François Hollande a rendu un hommage appuyé à Jules Ferry, lequel ne craignait pas de tenir des propos ouvertement racistes à l'appui de sa politique colonialiste...

        Le "président normal" livre-t-il, ainsi, peu à peu, par petites touches, les facettes de sa personnalité profonde et de son panthéon intime ? Pour le 14 juillet, il a "convoqué" Gambetta : quand on connaît le personnage, mélange d'illuminé excité et travestisseur de la réalité historique, on pouvait craindre le pire. Le pire a bien eu lieu, et ainsi donc, l'hommage à l'Armée française, qui est bien le temps fort et la chose la plus importante de cette Fête nationale ambigüe qu'est le 14 juillet, a été doublement terni, cette année : par le mensonge le plus éhonté, et le grand'guignol le plus grotesque, avec la lecture d'extraits de ce texte de Gambetta - prononcé à La Ferté-sous-Jouarre, le 14 juillet 1872 - où celui-ci proclame, contre toute vérité historique :  

terreur tetes sur piques.jpg
Le vrai 14 juillet, et pas celui qui n'existe que dans les rêveries mystico-dingo de Gambetta...
Maintenant, on sait ce que fête "notre" Président le 14 juillet : non pas, comme le stipule pourtant la loi, le moment d'union nationale du 14 juillet 1790 (moment certes naïf, illusoire et vite trahi et déçu, mais au moins positif dans ses intentions...); mais le moment de haine qui porte en germe la Terreur... 

          "…les journées les plus décisives de la Révolution française sont contenues, sont impliquées dans ce premier fait qui les enveloppe : le 14 juillet 1789. Et voilà pourquoi aussi c’est la vraie date révolutionnaire, celle qui fait tressaillir la France ! On comprend que ce jour-là notre Nouveau Testament nous a été donné et que tout doit en découler."

         A ce tissu de niaiserie mensongère, s'oppose la simple vérité historique, exprimée par l'historien François Furet, pourtant venu du Parti communiste, mais autrement plus sérieux et plus crédible que Gambetta : le 14 juillet 1789, on promène des têtes au bout des piques et, dès cet épisode, la Terreur est en gestation : "la culture politique qui peut conduire à la Terreur est présente dans la révolution française dès l'été 1789", et la prise de la Bastille inaugure "le spectacle de sang, qui va être inséparable de tous les grands épisodes révolutionnaires" écrit un François Furet bien meilleur guide sur les sentiers de la vérité historique que l'illuminé menteur que fut Gambetta...... 

        Il serait piquant - si la chose n'était tragique - de remarquer que c'est une bretonne qui a lu cet extrait scandaleux d'un texte scandaleux, alors que l'attitude de Gambetta est très loin d'étre "claire" dans l'affaire du Camps de Conlie, où 60.000 bretons furent, de fait traités comme du bétail, Gambetta s'en souciant comme d'une guigne, car c'étaient, disait-il, "des chouans en puissance..." !  

       En déroulant un tapis rouge au mensonge et au grand guignol (le Nouveau Testament, rien que ça !...) pour son premier Défilé du 14 juillet, François Hollande a donc bien donné un nouveau signe et une nouvelle indication sur ses contradictions fondamentales et ses penchants profonds : honorer un raciste-colonialiste hier, un menteur illuminé aujourd'hui.

        Dans un cas comme dans l'autre, il ne s'est pas grandi -du moins pour ceux qui se seraient fait des illusions sur lui, ce qui n'est certes pas notre cas...  

ARMEE 14 JUILLET 2012.jpg

Heureusement, il nous reste l'essentiel : le temps de l'hommage à l'Armée française...

Commentaires

  • C'est pour toutes ces raisons, que chaque
    14 Juillet, mon poste est éteint. Je ne participe
    pas aux mascarades. Mais je garde tout mon
    respect à l'Armée française.

  • J'ai été doublement choqué à l'occasion de la fête "nationale" du 14 juillet qui nous a été présentée par le Président de la république.
    D'abord, et je partage votre point de vue, par la teneur du texte de Gambetta qui a été lu devant toute la nation. Ce texte faisait l'apologie de la violence révolutionnaire en célébrant une révolte sanglante et dérisoire, la prise de la Bastille par une ruse afin de se faire ouvrir les portes, étant donné la quasi absence de prisonniers politiques retenus alors dans la forteresse.
    Ensuite, pendant de l'interview télévisée du président, lorsqu'il a affirmé que le plan social de PSA était inacceptable. Est-ce le rôle du premier magistrat de France de jeter de l'huile sur le feu de la situation tragique du deuxième grand constructeur d'automobliles françaises en s'alignant sans nuance sur les positions des syndicalistes les plus extrêmistes. On aurait pu espérer un peu plus de hauteur de la part du président et moins de démagogie. J'ai trouvé sa prestation pitoyable et, comme toujours avec la république française, de nature à diviser les français plutôt qu'à chercher à les réunir. Mais la république est-elle seulement capable d'unir toute la nation?

  • On sacrifie à l'idéologie et le quinquennat ne fait que commencer Ce qui est inquiétant, c'est cette idée sous-jacente que les délires de Grand Bêta constituent une vérité révélée devant laquelle tout un chacun doit s'incliner, sous peine d'être considéré comme un traître. Tout comme Louis XVI accusé d'être un traître pour avoir tenté de s'évader de sa prison.
    Traître à ses bourreaux.

    Plus de deux siècles après, la République des Compagnons de Baal se roule encore dans le sang des innocents, dans lequel elle avait reçu le baptême des Assassins.

  • Chaque 14 juillet est pour moi un jour de deuil car je pense aux victimes de la populace qui a assiégé la forteresse, en particulier à M.de Launay.
    Quant aux propos de l'usurpateur qui occupe actuellement l'Elysée, je me refuse même à les lire ou les entendre.
    Pour ce qui est de Gambetta, ce métèque est un triste personnage qui a poussé à la guerre quand il était dans l'opposition et joué les va-t-en guerre pour ensuite donner des leçons des leçons de patriotisme en se tirant de Paris en ballon! Médiocre personnage bien à l'image de la Ripoublique.

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