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René Sédillot, la Révolution et la démographie française...

        Juste avant que nous ne publiions la vidéo de Sédillot, l'Insee a publié ses chiffres sur le rebond de la natalité en France : 800.000 naissances pour 2008.

        Et, depuis, il ne se passe guère de jours sans qu'un commentaire vienne gloser sur le sujet. Avec ces 800.000 naissances dépassées, donc, il semblerait, pour certains, qu'il faille pousser un fort cocorico...

        Or, René Sédillot nous rappelle que, à la fin de l'Ancien Régime, il naissait en France un millions d'enfants par an (vivants, bien entendu, le nombre de naissances brut étant bien sûr beaucoup plus élevé, la mortalité infantile se chargeant de les ramener à ce million de référence...). 

         Mais un million pour 27 à 28 millions d'habitants. Or, aujourd'hui, on cocoriquerait pour 800.000 naissances, alors que nous sommes 60 millions, c'est-à-dire plus du double : 200.000 naissances de moins, pour une population plus que doublée, on mesure par là la différence des deux situations. Il y a bel et bien eu cassure net de notre vitalité démographique à l'époque de la Révolution, et à cause de la Révolution. René Sédillot en redonne les deux facteurs principaux dans sa conférence :

1 : l'effroyable saignée des guerres napoléoniennes, à savoir deux millions de morts sur les champs de bataille, la plupart étant des jeunes, pleins de vie, qui n'ont évidemment pas pu se marier ni avoir de descendance. Sédillot fait remarquer que cette saignée équivaut aux chiffre des morts des deux guerres mondiales réunies (1.500.000 pour 14/18, et 600.000 pour 39/45) mais que, là aussi, ce chiffre est à rapporter à la population de l'époque : une saignée de 2 millions sur 27/28 millions d'habitants, c'est bien pire qu'une saignée de 2 millions sur 40 millions....

2 : le Code Civil, et l'obligation qu'il fit de tout partager dans les héritages. C'est de là que date, pour beaucoup, la diminution du nombre d'enfants et, pour certains, la pratique de l'enfant unique...

        Dernière chose à dire, pour tempérer les cocoricos : ce chiffre, pour reprendre l'expression d'Eric Zemmour, est évidemment branché sur la bombe à retardement de l'immigration... Attendons donc que des gens sérieux et dignes de foi (Gérard-François Dumont, Michèle Tribalat...) nous livrent leurs commentaires, avant de cocoriquer en choeur, et sur commande...

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