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Le premier prix des Impertinents...

            Créé en octobre 2009, à l'initiative (heureuse...) de Jean Sévillia, le Prix des Impertinents est un prix littéraire destiné à récompenser un ouvrage (essai, histoire ou roman) s'inscrivant à contre-courant de la pensée unique et des diktats du politiquement correct. Il est décerné au début de chaque année, après une première sélection du jury, à l'automne, et distingue un ouvrage paru l'année précédente.

            Il est remis à la brasserie Montparnasse 1900.

            Le jury du Prix des Impertinents est composé de Christian Authier, Bruno de Cessole, Jean Clair, de l'Académie française, Louis Daufresne, Chantal Delsol, de l'Institut, Paul-François Paoli, Rémi Soulié (secrétaire général), François Tallandier, Eric Zemmour. Jean Sévillia en est le Président.

            Le Prix a donc été décerné pour la première fois, le 18 janvier 2010. Il a été attribué à Claire Brière-Blanchet, pour son ouvrage Voyage au bout de la Révolution, de Pékin à Sochaux (Fayard), saisissante auto-exploration, par une ancienne militante, des années de plomb du maoïsme français.

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282 pages, 18 euros

            Ce livre raconte l'histoire d'un couple de jeunes intellectuels petits-bourgeois maoïstes (PCmlF), qui a choisi au début des années soixante-dix d'aller volontairement travailler en usine pour prêcher la révolution aux ouvriers. Vu avec le recul, le point de départ politiquement faux ne pouvait mener qu'à un échec absolu, au naufrage d'une vie, mais pourtant un certain nombre de gens l'ont assumé. Des intellectuels -et non des moindres- ont, à l'époque officiellement soutenu ces idées absurdes. Il faut avoir vécu ces années -où l'engagement politique personnel radical existait encore- pour comprendre cette démarche, même si on ne l'a jamais approuvée. Ce livre rappelle d'autres expériences semblables plus anciennes (Robrieux pour le PCF), d'autres vies militantes brisées ici et ailleurs.

            Le plus affligeant dans l'histoire, c'est de constater que l'échec n'a pas mis fin à la cécité politique des intéressés. Si les dirigeants à la fois les plus lucides et les plus opportunistes ont pu se recaser habilement dans les partis politiques dominants, les autres (les plus sincères ou les plus aveugles) comme l'auteur ont fini, après avoir péniblement survécu grâce à une psychothérapie, dans le marécage du néolibéralisme.

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