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Adieu Darcos (3/3) : III, "La" vraie réforme...

            La toute première chose à faire est d'agir sur la durée de la scolarité obligatoire. Celle-ci a d'abord été imposée de 6 à 13 ans révolus (loi de 1882), puis a été allongée par la loi de 1936 à 14 ans révolus. En juin 1947, le Plan Langevin Wallon proposa de la porter à I8 ans, ce qui ne fut partiellement réalisé qu'à partir de 1959, date à laquelle elle fut portée à 16 ans révolus.
 
            Ce mouvement insensé et néfaste d'une durée de scolarisation en perpétuelle expansion, joint au refus de toute sélection, doit être inversé: la scolarité obligatoire doit être ramenée à quatorze ans, et s'accompagner d'un développement massif de l'apprentissage, avec son corollaire: la revalorisation effective du travail manuel, dans toutes ses acceptions et l'affirmation permanente de son éminente dignité.
 
 
 
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            A partir de quatorze ans, en effet, s'il faut évidemment, comme on l'a toujours fait, pousser ceux qui le méritent, qui le peuvent et qui le souhaitent, à faire des études longues, afin de réaliser leur(s) rêve(s), il faut libérer de l'école -devenue prison pour eux- celles et ceux qui ont envie de prendre tout de suite leur envol, dans la voie où ils sentent qu'ils ont des capacités, et les laisser libres de donner le meilleur d'eux-mêmes dans les domaines qui leur correspondent. Et non les maintenir, par principe et par système, dans des études théoriques longues, qui n'ont aucun sens pour eux (1), dans lesquelles ils perdent leur temps et s'ennuient, avant de se dé-former, de devenir aigris puis, pour beaucoup, agressifs et violents…..
 
            Seulement, voilà, beaucoup d'élèves c'est beaucoup de professeurs, et beaucoup de structures et d'organisation, donc d'argent, dont une bonne partie est gérée par, devinez ? Mais par les syndicats, bien sûr, et par monsieur Aschiéri ! On comprend mieux, vu sous cet angle, pourquoi Gérard Aschiéri et les syndicats de gauche veulent qu'il y ait le plus de gens possible à l'école, et le plus de moyens possible, et toujours plus de moyens: mais c'est parce que ce sont eux et lui qui gèrent une bonne partie de tout cela, tout simplement ! Et qui y trouvent l'une des sources essentielles de leur(s) pouvoir(s) !

            C'est sordide ? Oui, mais c'est vrai.

            Et tout ce beau monde-là s'en fiche bien pas mal que beaucoup de ceux qu'on appelle les élèves (?) ne soient pas, en réalité, des élèves, mais des prisonniers des intérêts bassement sordides et matériels des organisations syndicales, de gauche et d'extrême-gauche, évidemment. Qu'ils perdent leur temps, et leurs compétences, pour se retrouver, au bout du compte, selectionnés....par l'ANPE ! Car on n'échappe pas à la sélection, dans la vie qui est sélection. Les faits sont têtus, ils vous rattrapent toujours. On a beau nier la réalité, tôt ou tard elle vous rattrape. Et plus c'est tard, plus c'est pire... Et, en attendant, cette nouvelle population scolaire aura importé dans l'école toutes ces nouvelles moeurs qui la détruisent sous nos yeux....

            Il est impossible que Xavier Darcos ne sache pas tout cela. Alors s'il s'imagine que pour lutter contre cette violence, qui monte dans toute la société mais aussi, forcément, à l'école, il suffit de mettre des portiques, de fouiller des cartables et de former les personnels, c'est pitoyable. C'est soit qu'il nous prend pour des imbéciles, soit qu'il a renoncé à se battre pour changer les choses. Peut-être parce qu'il ne peut rien faire ? Mais alors qu'il ait l'honnêteté de le dire, et le panache de démissioner.

             Plutôt que d'amuser la galerie avec des soi-disant mesures pour lutter contre une violence dont il ignore, ou feint d'ignorer, les vraies causes.....           

 
(1) : le grand public l'ignore souvent, parce qu'on ne lui dit pas la vérité, mais on a là l'une des raisons principales -et peut-être "la" raison principale- de cet ahurissant absentéisme scolaire, qui prend depuis plusieurs années des proportions littéralement stupéfiantes... L'enfant réagit à sa façon à cette violence que lui infligent les parents, eux même conditionnés par une école idéologisée jusqu'au trognon: il "taille".... C'est la seule façon qu'il a de manifester son mal-être. Avec le suicide.....
 
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