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Retour sur les manifestations pro Colonna...

                Nous avons déjà dit ce que nous pensions et du personnage, et du sujet. Mais les manifestations pro Colonna, qui ont parues indécentes à beaucoup, ont remis la question sur le tapis. 

                Durant son procès, la tactique de Colonna, de ses avocats et des siens -et ce qu'ils on peut-être cru une astuce, mais c'est malhonnête- a été de fuir constamment le fond du problème, et de faire diversion sur des aspects purement techniques, de forme. Et de faire aussi le procès de la victime, et du symbole qu'elle représentait.

                C'est cette forme d'obstruction à la manifestation de la vérité, qui relève de l'escroquerie morale, que nous avons dénoncée, dans une note qui nous a valu quelques commentaires un peu vifs ... qu'il faut savoir assumer.

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            Assumer, parce que, après avoir laissé passer un peu de temps, propice à la réflexion, et devant la persistance d'une sorte de mini agitation, dans la rue, autour du sujet, il nous semble en effet que la seule attitude à adopter, face à ces comportements, reste bien celle du tous responsables et tous coupables..

            Ce que nous disons depuis le début c’est que, bien évidemment, nous ne savons pas qui a tiré ce soir là, et nous n’aimerions pas être à la place des juges qui doivent, eux, établir la matérialité des faits et juger de la juste peine à infliger. Ce qui nous a indigné, et même écoeuré, c’est cette fuite dans le pinaillage technique pour éviter de parler du fond qui, de toutes manières, s’impose : en admettant, dans le meilleur des cas pour lui, qu’il ne soit pas le tireur, Colonna fait de toutes façons partie du groupe qui est en cause. Sa culpabilité, au moins partielle, au moins en tant que complice, est ainsi, en soi, évidente.

             Si lui et ses amis ne veulent pas dire la vérité, afin de bloquer la justice, après tout c'est leur affaire. Mais c'est trop facile... C'est vrai, encore une fois, qu'il reste à mesurer le degré de cette culpabilité, nous n'avons jamais dit le contraire, mais de là à en faire -comme le font les manifestants dont les agissements sont à l'origine de cette réflexion- un innocent, un martyr, un agneau sans tâche, une victime de l'Etat colonial etc.. etc....

             Colonna sait forcément qui a fait quoi. Comme tous les membres de ce groupe. Jouer, comme ils le font tous, à se renvoyer la balle, à se taire, à se rétracter est indigne. Et, pour dire les choses tout net, il semble tout à fait clair que, dans ce milieu mafieu, on applique les lois, les principes et les pratiques mafieuses, au premier rang desquels la menace et l’intimidation, sur les proches par exemple. Ce qui explique très probablement tel ou tel revirement, telle ou telle rétractation….

            Voilà pour le fond de l’affaire. C’est vrai, encore une fois, comme l'ont souligné ceux qui ont envoyé des commentaires, qu’il y a la forme, la technique, et qu’il faut la respecter, puisque cela s’appelle, tout simplement, la Justice. Nous ne disons pas le contraire. Mais nous ne sommes pas, nous, juges et nous n’avons pas tous les éléments en main. Nous ne nous plaçons pas du point de vue des magistrats qui, eux, ont dû décider et juger. Et devront encore le faire puisqu’il semble que Colonna  va se pourvoir en cassation (1).

             Nous nous plaçons du point de vue du citoyen de base, qui est exaspéré de voir que, concrètement, dans les faits, on se moque de la Justice, et on fait obstruction à la manifestation de la vérité. « On » étant, bien sûr, ces voyous qui –en tant que groupe- ont perpétré un assassinat et qui, maintenant, refusent d’assumer, et se servent de toutes les failles et arguties possibles pour tâcher de noyer le poisson.

             Puisque la bande en question refuse de parler normalement, clairement, d’une façon intelligible par le commun des mortels, et se réfugie dans les propos sibyllins, les sous-entendus, les allusions (encore une fois, c’est trop facile….), qu'ils ne viennent pas se plaindre si, excédée, l'opinion les met tous dans le même panier; les catalogue tous membres de la même mouvance criminelle et mafieuse; les considère tous responsables et tous coupables.

            Et regarde ceux qui, dehors, manifestent pour eux, comme des voyous pro-mafieux…..

 

(1) : Mais à quoi cela lui sert-il, puisqu’il a quitté le procès d’appel  ? S’il demande un procès en Cassation, est-ce pour ne pas y venir, ou pour ne pas y rester non plus ?.....

Commentaires

  • Pour faire le pendant à l'opinion du citoyen "de base" dont vous semblez faire le plus grand cas, permettez moi de reproduire la déclaration des avocats d'Yvan COLONNA à l'issue de son procès en appel sans y ajouter de commentaires :

    La Cour d´assises spécialement composée vient de condamner Yvan COLONNA à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d´une peine de sûreté de 22 ans.

    Cette décision est injuste. Elle n´est hélas pas une surprise, tant les débats avaient démontré, aux yeux des observateurs impartiaux, que cette Cour se refusait, par principe, à envisager toute autre hypothèse que celle de la culpabilité.

    Yvan COLONNA a toujours affirmé son innocence et continue de la clamer.

    Au-delà de son cri d´innocence, sa condamnation intervient dans des conditions scandaleuses, qui bafouent les règles du procès équitable, telles que définies par la Convention européenne des droits de l´homme : déloyauté, partialité, violations multiples et répétées de la présomption d´innocence, instruction uniquement à charge, violation des droits de la défense, dissimulation d´éléments à décharge, pratiques policières indignes et illégales, renversement de la charge de la preuve imposant à l´accusé de prouver son innocence…

    Dès aujourd´hui, nous formons un pourvoi en cassation contre l´arrêt qui l´a condamné, et nous introduirons, en temps utile et en toutes hypothèses, un recours devant la Cour européenne des droits de l´homme.

    Ce procès a également délivré de terribles leçons :

    1) Dans cette affaire, les parties civiles et le Ministère Public ne sont guidés ni par l´exigence de justice, ni par la soif de vérité mais uniquement par l´esprit de vengeance :

    2) Les débats en cause d´appel ont achevé de démontrer que le scénario de l´attaque de la Gendarmerie de Pietrosella et de l´assassinat du Préfet validé par la Cour d´assises ne correspond pas à ce qui c´est réellement passé :
    - Implication de membres du commando à ce jour non identifiés,
    - Présence d´une deuxième voiture suspecte sur les lieux de l´assassinat,
    - Téléphonie du soir des faits incompatible avec les aveux des membres du commando,
    - Présence d´une empreinte digitale non attribuée lors de l´attaque de la Gendarmerie de Pietrosella, etc…
    Dans ces conditions, il est évident que la condamnation aux forceps d´Yvan COLONNA vise aussi à tenter de solder définitivement une affaire qui comporte à ce jour de très larges zones d´ombre.

    3) Depuis six ans, nous avons participé au débat judiciaire, y compris en cause d´appel. A ce stade, il est apparu clairement et à plusieurs reprises que la Cour d´assises refusait à Yvan Colonna tous les moyens de sa défense, notamment une indispensable reconstitution. Dans ces conditions, Yvan COLONNA a pris la décision de se retirer d´un procès manifestement déloyal.

    4) L´assassinat de Préfet ERIGNAC est, aux plans humain, politique et symbolique, une affaire criminelle parmi les plus graves qu´ait connue la Vème République. Au terme de onze années d´instruction et de ce procès d´appel, son traitement policier et judiciaire apparaît clairement pour ce qu´il est : un fiasco total qui culmine aujourd´hui avec la condamnation d´Yvan Colonna dans des conditions indignes de l´Etat de droit et d´une justice démocratique.

    La justice est rendue au nom du Peuple français. Nous en appelons solennellement aux représentants du Peuple, et aux acteurs de la vie politique française, et leur demandons de se pencher sur les conditions dans lesquelles les phases d´enquête, d´instruction et de jugement des dossiers « PIETROSELLA » et « ERIGNAC » ont été conduites.

    Le combat judiciaire continue et l´affaire Yvan COLONNA commence.

    Fait à Paris, le 27 mars 2009.

    A. SOLLACARO.

    P. GARBARINI.

    G. SIMEONI.

    P. MAISONNEUVE

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