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La première « force » (et la seule ?...) en France et dans le monde…

          A Michel Onfray, qui déclarait récemment avec dédain que tirer sur le christianisme ce serait tirer sur une ambulance, nous répondions que des deux forces en présence, christianisme et marxisme, c’était plutôt à notre très humble avis le marxisme qui était le plus mal en point ; tellement mal en point, d’ailleurs, qu’il était carrément mort...

         Le voyage de Benoit XVI en France ne vient-il pas, bien mieux que nos démonstrations, d’ apporter une preuve supplémentaire qu’en face, le christianisme ne se porte pas aussi mal que Michel Onfray et ses lunettes déformantes voudraient nous le faire croire ? Car ce voyage,  tout le montre,  a tourné au triomphe. Bien plus que les chiffres –déjà intéressants, et qu’il faut prendre en considération- c’est le message transmis et l’accueil réservé à ce message qui font le succès de cette visite.20080912PHOWWW00150.jpg

 

          « Discours d’une densité phénoménale », « un excellent professeur », « autorité morale et intellectuelle »… : on n’en finirait presque pas de recenser dans la presse -écrite ou parlée- les commentaires élogieux émis par des personnes qui n’étaient  pas toutes (et pour certaines même, loin delà…) des personnes acquises au Pape au départ !

          Il est donc bien là le grand, le vrai succès, plus que dans les 50.000 jeunes réunis sur le parvis de Notre-Dame, ou les 260.000 participants à la messe des Invalides, ou les presque 200.000 de Lourdes. Il est dans le fait que, soit qu’il ait assisté physiquement aux déplacements du Pape soit qu’il l’ait suivi à la radio, à la télé ou dans les journaux (1) , le public a massivement accompagné le Souverain pontife ; a manifesté un intérêt qui non seulement ne s’est pas démenti mais est allé crescendo ; l’a écouté avec un intérêt manifeste et soutenu.

          Pourquoi ? Parce qu’il était évident que l’on avait affaire à un guide, à un meneur, à quelqu’un capable de délivrer des paroles de vie. Pater et Magister, l’avons-nous appelé plusieurs fois dans ces colonnes. Le Pape a parlé avec autorité, calmement, posément, fermement. Il n’a rien éludé, rien évité ; il n’a pas choisi la facilité, bien au contraire ; et pourtant, ça a passé ; son message a même enthousiasmé les jeunes, et les moins jeunes : bien qu’il s’agisse d’un message difficile et fort, ou justement parce que il s’agit d’un message difficile et fort ? Et que le public sent bien, que dans la période fort troublée et fort incertaine que nous traversons, ce ne sont pas de paroles creuses, mièvres ou adoucies que nous avons besoin, mais bien de paroles qui nous ramènent à l’essentiel, qui nous indiquent les sommets et nous gardent des précipices (« Fuyez les Idoles !.... »)

          Dans le vide planétaire sidéral laissé par l’effondrement cataclysmique du marxisme et des idées révolutionnaires, qui parle encore au monde comme l’a fait le pape ? Qui propose encore quelque chose, du moins quelque chose  qui tienne la route ? Qui essaie de répondre aux faims et aux soifs des hommes et des femmes de notre temps, dont une bonne part, abusés par les faux prophètes, sont précisemment des victimes des illusions du matérialisme et de l’immense déception qu’il laisse après lui ?.....

          Il y a vingt ans, à la chute du Mur de Berlin, il y avait deux super puissances,  engagées dans une lutte à mort : c’était pendant cette époque, lointaine maintenant, et qui appartient à l’Histoire, que l’on appelait la guerre froide. Et l’on a dit, avec raison, qu’après l’effondrement du bloc de l’Est, seule restait comme super puissance celle des Etats-Unis. Mais n’est-ce pas exactement la même chose – mutatis mutandis- dans le domaine intellectuel et spirituel ? Dans cette lutte titanesque et séculaire entre les deux religions, la chrétienne et la révolutionnaire, il nous a été donné de vivre en direct, en quelque sorte, la désintégration de la religion révolutionnaire ; exactement comme des spectateurs ont pu voir se désintégrer la navette Columbia ou la première fusée Ariane V…..

          C’est fini : la religion révolutionnaire ne parlera plus jamais aux hommes ; du moins pour longtemps, elle ne les fera plus rêver, elle qui les a conduit au pire cauchemar que l’humanité ait jamais connu ! Jacques Julliard l’a exprimé mieux que nous n’aurions su le faire : « … Il n'est pas besoin de relever la tête bien haut pour savoir que l'horizon est bouché, que l'orient rouge est délavé, que le soleil levant s'est drapé de deuil. Or le fait est que jamais les socialistes ne nous ont donné une analyse convaincante de ce qui s'était passé, qui engageait pourtant la vision qu'ils se faisaient de l'avenir..."; "...rien qui nous explique pourquoi l'un des plus beaux rêves de l'humanité s'est transformé en un immense cauchemar...;...s'agit-il d'un vice intrinsèque?...." (2).

         On nous pardonnera, nous l’espérons, de nous citer nous même : « A bien y regarder – écrivions-nous récemment - et nous aurons à y revenir, il n'y a plus guère que le Pape, que l'Eglise Catholique, à tenir tête, héroïquement, au "bazar" qu'est le monde moderne, et à tracer, pour l'humanité toute entière, une autre voie que celles, avilissantes, du matérialisme sanglant des révolutions, ou du libéralisme doux de ce que nous nommons encore, par une singulière inconscience, le "monde occidental".  

          Voilà donc comment s’ouvre ce nouveau siècle. Une grand voix s’est tue, et pour longtemps : celle de la foi révolutionnaire. On comprend bien que, pour nous, c’est tant mieux ! Foi pour foi, Religion pour religion, nous préférons l’originale, celle qui se trouve aux racines de notre Histoire, qui est constitutive et partie intégrante de notre Etre profond, c'est-à-dire le christianisme qui nous est, d’une certaine façon, consubstantiel ; et qui est inséparable de ce que nous sommes, tout simplement, lui que la révolution a voulu extirper de notre sol et de nos consciences.     

 

(1) : Il faut signaler à ce propos que, pour ce voyage, l’ensemble de la profession journalistique s’est signalé, en faisant bien son travail, souvent même très bien, et parfois même encore d’une façon remarquable. On ne compte plus les très pertinentes interventions d’un très grand nombre de journalistes et d’observateurs : on se plaint souvent –à juste titre, hélas…- d’une certaine médiocrité des médias. Elles viennent de nous montrer qu’il peut leur arriver de savoir faire, avec compétence, leur métier. Il nous a semblé que cela devait être noté….. 

(2) : Le Nouvel Observateur, numéro 2230 du 2 août 2007. 

 

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