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La république pourra-telle s'en sortir ?.....

          Clientélisme et copinage ont encore de beaux jours devant eux !.....

          Maintenant que l'Etat central devient raisonnable, et s'engage enfin - quoique fort timidement...- dans la voie de la réduction du nombre de fonctionnaires, ce sont les Régions qui, donnant à leur tour le mauvais exemple, embauchent à tour de bras...      

          Mais commençons par rendre cette justice à ceux qui sont en charge du dossier: André Santini a raison, et nous devons le reconnaître, en lui en donnant acte: l'État central s'est réellement engagé dans la bonne voie, "...Il fallait le faire et nous l'avons fait: c'est la première fois depuis sa création que la Fonction publique ne grossit plus. C'est peu, mais c'est un début et cela demandait du courage."

          C'est vrai, c'est courageux, et on doit le dire. Mais il est vrai aussi que c'est peu de dire "c'est peu". Sur les 35.000 suppressions de postes demandées pour 2009, le ministère du Budget n'en a obtenu "que" 30.600 (soit 1% des effectifs). A ce rythme là, il faudra presque cinquante ans pour en revenir seulement à la taille qu'avait la fonction publique à l'arrivée de Mitterand, époque à laquelle elle était déjà notoirement en surnombre !...

          Quand on sait les défis auxquels est confrontée la France, et quand on sait ce qu'on fait nos voisins (et avec quelle vitesse...), on ne peut qu'en conclure que notre lenteur à prendre le problème à bras le corps nous ramène plus vers le monde des gastéropodes que vers l'univers radieux des pays qui ont assaini leur économie....

          Car, enfin, il est bien évident que notre sur-administration est l'un des principaux boulets qui plombent l’économie nationale. Que l’excès de fonctionnaires soit le fait de l’Etat central ou des collectivités territoriales ne change rien à l’affaire (1). Au bout du compte, bien évidemment, ce sont les mêmes citoyens qui paient, par leurs impôts. Et l’argent ainsi distrait pour des postes inutiles (doubblons, triplons, quadruplons etc…) est bien évidemment perdu pour les secteurs qui en ont vraiment besoin (comme la Recherche).

          Et donc la France décroche... 

(1): Les chiffres sur lesquels nous nous basons sont bien sûr des chiffres officiels: la France comptait 5.201.083 fonctionnaires fin 2006 (+0,3% en un an) selon la Direction générale de l'administration de la Fonction publique (DGAFP), et pas loin de six millions en réalité, si l'on ajoute les professeurs de l'Enseignement privé et la myriade d'organismes plus ou moins subventionnés (souvent plus que moins...). Cette hausse de 0,3% s'explique par l'augmentation des employés des collectivités locales (alors que le nombre d'agents de l'Etat, nous l'avons vu, a diminué) : +3,1% ! 30.000 emplois ont été crées chaque année par les collectivités territoriales depuis 1994.....

       On dit exception française. Mais cette exception là, dans le domaine de l'administration, elle ne se produit pas par génération spontanée; elle a une cause, unique et aisément identifiable : le Pays Légal, ou si l'on préfère la république. C'est d'elle, et pas de la France, dont il faut dénoncer la tendance insensée à l'exception, sur ce point précis..... 

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