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C'est bien sûr toute l'année qu'il faut offrir aux jeunes des occasions de se distraire sainement, de s'instruire et se former. Mais cette période de Fêtes est, évidemment, encore plus propice à cette "bonne" action...
Nous présenterons demain les dernières nouveautés des Editions Reynald Sécher; voici, aujourd'hui ce que proposent les Editions du Triomphe, que nous laissons se présenter elles-mêmes...
http://www.editionsdutriomphe.fr/
Les Éditions du Triomphe, société indépendante, ont été créées en 1992, pour faire revivre les Bandes Dessinées qui paraissaient dans la presse florissante des années 1950-1960.
La plupart de ces Bandes Dessinées (Fripounet et Marisette, Saint Clair…) n’avaient jamais été publiées en album ou étaient devenues introuvables et très prisées des collectionneurs (Thierry de Royaumont, Sylvain et Sylvette…). Ce fut une véritable renaissance pour leurs auteurs, dessinateurs ou scénaristes.
Devant un public de lecteurs très demandeur d’anciennes collections, nous avons aussi rapidement proposé la réédition de plusieurs séries pour la jeunesse : romans (Trilby, Signe de Piste…), livres d’aventures (Mahuzier, Médecins de l’impossible…), enquêtes policières (Langelot…)…
Face à notre clientèle de plus en plus nombreuse, nous avons vite été amenées à publier nos propres créations de Bandes Dessinées avec la célèbre série « Vent de l’Histoire » qui comprend maintenant une trentaine de titres, auxquels viennent s ‘ajouter des titres « coups de cœur » !
Nous faisons appel à de nombreux dessinateurs, jeunes ou plus expérimentés, et différents scénaristes avec qui nous travaillons en étroite collaboration, toujours en gardant le souci de la clarté du dessin réaliste.
Nous produisons aussi différentes séries de livres pour jeunes, adolescents et adultes sur des thèmes sélectionnés avec rigueur mais dans un but pédagogique, culturel, historique, tout en gardant de vraies valeurs humaines, familiales…(Bordesoule, Paul et Colombe…).
En 2012, les Éditions du Triomphe fêtent leur vingtième anniversaire et vous présentent une rétrospective de leurs différents catalogues avec les dates d’arrivée des nombreux auteurs, dessinateurs et scénaristes.
Deux titres parmi plus de cent...
Cliquez deux fois sur l'image ci-dessous, pour l'agrandir; ensuite, lisez le texte normalement puis, arrivé à la dernière ligne, relisez le texte à l'envers, de bas en haut, en commençant par la dernière ligne pour terminer par la première : vous serez, effectivement, surpris, et amusé, même si, de fait, ce n'est pas drôle du tout !...
Mardi dernier, en fin d'année 2014, nous reprenions le souhait de voir Jacques Bainville "pléiadé" (comme disait Céline...). Aujourd'hui, en ce début d'année 2015, nous reprendrons un autre voeu que nous avons déjà formulé dans ces colonnes, et qui concerne, cette fois-ci, la très belle maison de Charles Maurras, Chemin de Paradis, à Martigues...
C'était juste après la magnifique journée d'hommage organisée "chez lui", le 1er septembre 2012, pour le 60ème anniversaire de sa mort par l'Association des Amis de la Maison du Chemin de Paradis. A la suite de notre compte-rendu (I, II, III, la vidéo de la partie II permettant de retrouver Jean-François Mattéi et sa magistrale analyse des neuf contes du livre de Maurras : Le Chemin de paradis.), Claude Bourquard, journaliste au Dauphiné Libéré avait pris contact avec nous pour savoir si nous accepterions de répondre à quelques unes de ses questions sur Maurras et sur sa Maison, ce que nous avons, évidemment accepté. On trouvera en Note l'intégralité de la teneur de notre entretien avec Georges Bourquard, portant sur les trois questions qu'il nous avait lui-même proposées, ainsi que quelques informations sur l'état actuel de la maison, du jardin et sur les travaux en cours, lancés par la Mairie de Martigues. Nous remettrons simplement ici, en clair, la réponse à sa dernière question, qui est la plus "facile" et la moins "politique" des trois :
(1) : Juste quelques informations concernant les travaux actuellement en cours dans la Maison...
* Les travaux de mise hors d'eau complète de la maison ont débuté; s'agissant d'un monument historique, la restauration est faite "à l'ancienne" (matériaux et techniques de pose), ce qui est un gage de qualité évident. On pourra, ensuite, passer au reste de la maison, mais - chacun le comprend - la réfection totale de la toiture est absolument prioritaire. Le montant des travaux pour la seule toiture est de plusieurs centaines de milliers d'euros...
* La restauration des livres de la bibliothèque a également débuté : étant donné le nombre d'ouvrages qu'elle contient, et les problèmes d'infestation de termites qu'a connu il y a quelques temps l'ensemble de la ville de Martigues (bâtie "non pas au bord de la mer, mais dans la mer", comme le disait Alexandre Dumas), ce sera long, mais, du moment que cela a commencé...
* Le jardin est dans un état globalement satisfaisant. Sauf un arbre arrivé en fin de vie, et qu'il faudra bien remplacer, l'ensemble des végétaux se portent bien, et même très bien pour certains; la plupart des cyprès sont beaux, quelques un superbes; même chose pour les lauriers-roses, les oliviers et "le myrte fidèle"; seuls manquent les rosiers, totalement disparus : les replanter sera la chose la plus aisée, la plus rapide et la moins onéreuse à réaliser... Il faudra aussi "reprendre" les inscriptions des stèles et du Mur des Fastes, dont certaines commencent à devenir difficilement lisibles...Un seul regret : la restauration du puits, si le crépi a probablement conforté l'ensemble, est manifestement d'un goût surprenant, mais bon...
(2) : On peut lire ici notre entretien avec Georges Bourquard : rien à modifier, seuls sont à changer les chiffres de fréquentation de notre quotidien, qui ont augmenté - depuis ce jour-là - de plus de 25% pour les Visiteurs uniques mensuels, passant de 16.000 à l'époque à 21.000 aujourd'hui; et de 50% pour les connexions, passant de 30.000 mensuelles à l'époque à 45.000 aujourd'hui...)

« Le déclin du courage est ce qui frappe le plus un regard étranger dans l'0ccident d'aujourd'hui. Le courage civique a déserté non seulement le monde occidental dans son sens noble, mais même chacun des pays qui le composent, chacun de ses gouvernements, chacun de ses partis, ainsi que, bien sûr, l’ONU. (…) Une société qui s'est installée sur le terrain de la loi sans vouloir aller plus haut n'utilise que faiblement les facultés les plus élevées de l'homme. Lorsque toute la vie est pénétrée de rapports juridiques, il se crée une atmosphère de médiocrité morale qui asphyxie les meilleurs élans de l‘homme. Et face aux épreuves du siècle qui menacent, jamais les béquilles juridiques ne suffiront à maintenir les gens debout. » •
Alexandre Soljenitsyne
Harvard, juin 1978

C'était le 24 mars dernier. Dès qu'il fut hospitalisé, nous savions que notre ami Jean-François Mattéi était dans un état très grave. Le lundi suivant, nous apprenions son décès. Dès le lendemain, mardi, nous publiions la courte note d'hommage qu'on lira ou re-lira ci-après.
Mais nous ne voulons pas que cette année civile s'achève sans manifester publiquement, une nouvelle fois, notre attachement à notre ami, et sans redire à nouveau combien nous avons conscience de tout ce que nous lui devons, de tout ce qu'il nous a laissé.
A la fin d'un de nos Cafés politiques, dont il était l'intervenant, je lui avais demandé s'il accepterait d'écrire dans lafautearousseau : il accepta l'idée avec un réel plaisir - car il lisait et il aimait lafautearousseau... - mais il me prévint que, avec son emploi du temps surchargé, il m'enverrait ses papiers d'une façon irrégulière. Et, de fait, la maladie, plus que l'emploi du temps effectivement surchargé, l'empêcha de nous envoyer plus d'un article : on le relira ci-après, précédé du petit logo que nous avions imaginé, pensant évidemment que celui-ci nous servirait plus d'une fois !...
Ce sera notre façon à nous de clôturer cette année, en rappelant une amitié d'esprit qui, elle, ne se termine pas... et en nous redisant, à son sujet, la belle épitaphe de Platon à la mort de Dion : "La mémoire de sa vie en compense presque le deuil"...
François Davin
"Eadem velle, eadem nolle, ea est vera amicitia" : entre Jean-François Mattéi et nous, c'était bien sûr l'amitié d'esprit qui régnait. Mais pas seulement, et beaucoup plus : pour certains, l'amitié personnelle remontait même aux premières années, à l'époque de l'enfance et de la jeunesse dans cette ville d'Oran, dans cette Algérie où il était né...
En ce moment pénible, on ne peut, simplement, que lui dire "A Dieu" et, aussi "Merci". Oui, "Merci" car, s'il fut un ami fidèle, qui jamais ne déçut ni ne fit défaut, il fut aussi un Maître, et il nous enseigna...
Avec ses leçons, c'est l'image de son sourire franc et chaleureux que nous voulons garder au moment où, nous associant à la douleur des siens, nous présentons à son épouse Anne, à ses trois enfants et à ses petits-enfants, nos condoléances les plus sincères.
"Le meilleur d'entre nous subsiste, lorsque le matériel disparaît tout entier" (Charles Maurras).
L'année s'achève. Et qui ne fera son compte, sa récapitulation, ce soir ? Guillaume II à son quartier-général, qui est, dit-on, Mézières, nos ministres dans leurs palais fragiles, les soldats dans leurs tranchées, à leur foyer les femmes et les mères... Cinq mois d'une guerre dont on ne saurait entrevoir la fin, des événements qui, selon la coutume de tous les grands événements de ce monde, ont trompé les calculs les plus savants, tourné contre l'attente de tous. La France est encore envahie mais Paris est inviolé, en sûreté complète. Les Russes ne sont pas arrivés à Berlin pour la Noël, mais les Autrichiens sont chassés de Belgrade. Qui oserait, après cela, oser une prophétie ?...
Le titre de cette note rappellera certainement quelque chose aux lecteurs réguliers de notre quotidien, puisque nous posions exactement la même question, dans ces colonnes, le 10 février 2013. C'était un mois après la parution, dans Le Figaro magazine, d'un remarquable article de Raphaël Stainville, sur la non moins remarquable collection de La Pléiade.
Nous relançons cette même idée, aujourd'hui, au moment de conclure notre évocation de la Guerre de 14 avec Jacques Bainville et son Journal 1914-1915 / La Guerre démocratique. Ce fut notre façon de commémorer cet évènement immense, et vous avez été nombreux à nous faire savoir, par différents canaux, que cette idée vous paraissait bonne.
Demain, vous lirez donc la dernière de ces notes pour l'année 1914, la plus longue aussi puisque Bainville y récapitule, en quelque sorte, les débuts et les premiers mois de la Guerre : "...Comme j'écrivais ces lignes, l'aiguille des pendules a franchi minuit.." y écrit-il. Dans l'ensemble de ses notes, on a pu percevoir la justesse de ses vues, la profondeur et la pertinence de ses analyses; mais dans celle de demain, sans la dévoiler entièrement ici, bien sûr, on ne peut qu'être frappé par son intelligence des choses - au sens étymologique du terme - pour le présent et surtout pour l'avenir; par son esprit de déduction et de logique; par la sûreté de son jugement.
S'il s'agissait d'un film fantastique, le cinéaste pourrait prétendre que son héros a vu - "de ses yeux, vu" comme le dirait Molière... - l'avenir de la France, de l'Allemagne et de l'Europe (et du monde). Mais, là, avec Bainville, point de boule de cristal ni de marc de café, ni de "science des tarots" (comme il aimait à s'en moquer...) : uniquement une intelligence vaste et puissante. Nous pouvons être fiers, nous, royalistes, d'avoir compté dans nos rangs celui qui, sans conteste, est l'un des très grands historiens de toute l'histoire de l'Humanité. Comment ne pas être frappé, stupéfait même par ce court passage de la note de demain, dans lequel, quatre ans même avant la fin de la guerre - cette guerre que le Régime n'avait su ni éviter, ni préparer... - et quatre ans avant le désastreux Traité de Versailles, tout est annoncé, prévu, décrit ? :
Eh bien !... une idée qui s'enfonce, c'est que la guerre se terminera sans solution décisive - avec une Allemagne humiliée, sans doute, mais non vaincue - par une paix qui ne changera rien d'essentiel à l'état de choses préexistant. Il a fallu la guerre de Trente Ans pour mettre à bas l'ancienne Allemagne. Comment en quelques mois se flatter d'anéantir l'Empire le plus formidablement préparé à la guerre qui ait surgi dans les temps modernes, de l'abattre sans reprendre haleine ?... Ceux qui sont dans cet esprit... ceux-là définissent la paix future une "côte mal taillée"... Et ceux qui le répètent ne le désirent pas, ne se cachent pas que ce serait pour notre pays une catastrophe, qu'il importe d'éviter...
Car, dans cette hypothèse, chacun rentrant chez soi après cette vaine débauche de vies humaines, cette consommation d'énergies et de richesses, la carte de l'Europe étant à peine changée, les problèmes irritants demeurant les mêmes, on se trouve conduit à prévoir une période de guerres nouvelles où l'Allemagne humilié, mais puissante encore et prompte à réparer ses forces, où l'Angleterre tenace, où les nationalités insatisfaites engageraient de nouveau le monde..."
Sans tomber dans les hyperboles, comment ne pas appeler, tout simplement, un très grand esprit, une immense intelligence, la personne capable d'écrire ces mots-là, le 31 décembre 1914, à minuit ? La même personne capable, lorsque la République aura perdu la paix quatre ans plus tard, en 18 - la paix et la victoire, si chèrement payée par un peuple Français qui se montra héroïque en cette occasion... - de prévoir la guerre pour "dans vingt ans", ne se sera "trompée" (!) que sur un minuscule petit point : le parti revanchard allemand, dont il avait prévu qu'il s'appellerait "social-nationaliste" inversera finalement l'appellation, pour se nommer "national-socialiste", qui a donné l'abréviation "nazi" ! On avouera que c'est bien peu, pour tant de clairvoyance et de lucidité !
C'est pour cette raison, parce que Jacques Bainville est vraiment l'un des très grands historiens de toute l'histoire de l'Humanité, que sa place est bien dans la magistrale collection de La Pléiade, qui s'enrichirait encore en l'accueillant en son sein...
Au passage, signalons que la publication des notes du Journal de Bainville depuis la fin juillet a été l'occasion d'enrichir de trois nouvelles photos notre Album Maîtres et témoins...(II) : Jacques Bainville. qui en compte donc, maintenant, 179 :
* Fascination pour l'Allemagne, ou : quand les Français ne s'aimaient pas...
La Revue des Deux-Mondes publie, sur les atrocités commises par les Allemands, un article émouvant signé Pierre Nothomb*. C'est une vue d'ensemble des rapports adressés aux puissances neutres, composée sur les documents officiels. Cela est écrasant pour l'Allemagne. Mais cela aussi s'oubliera-t-il plus tard ? Reverrons-nous les germanophiles humanitaires passer l'éponge sur ce sang-là, ce sang de femmes et d'enfants ? •

* Pierre Nothomb, alors chef de cabinet du ministre belge de la Justice Carton de Wiart, créa en 1918 le Comité de politique nationale belge pour promouvoir "la grande Belgique" et l'occupation de la rive gauche du Rhin. Plus tard baron et sénateur.
LE RÔLE DE LA MARINE FRANÇAISE
PENDANT LA GUERRE DE 14-18
par Monsieur François Schwerer,
membre de la Société française d'histoire maritime,
au musé de la Marine,
place Monsenergue - 83000 Toulon.
Entrée gratuite
Comme introduction a cette conférence,
le Café Histoire de Toulon vous conseille
la lecture du n° 37 de :
(choisissez dans cette liste de nos Grands Textes celui - ou ceux... - que vous souhaitez lire, et accédez-y directement en quelques secondes : il vous suffit de cliquer sur le lien hypertexte attaché à chacun d'entre eux...)
En choisissant de rapprocher deux courts extraits de deux textes différents de Charles Maurras, écrits à des dates et dans des contextes bien diStincts, nous n'avons pas cherché l'originalité pour l'originalité. Mais bien plutôt, pour une fois, nous avons préféré - plutôt que de citer tout ou partie d'un seul ouvrage ou d'un seul article - rapprocher deux textes qui se complètent, et permettent de bien préciser notre pensée sur un sujet souvent débattu, surtout dans notre actualité, et portant sur le thème de l'immigration et de l'identité française en particulier, des rapports avec les autres en général.
Le premier texte, intitulé L'Hospitalité, a été écrit par Maurras peu avant la Guerre de 14, dans L’Action française du 6 juillet 1912. Maurras y affirme très clairement le droit et le devoir, pour les Français, d'être et de rester ce qu'ils sont, ce que l'Histoire a voulu qu'ils soient. Et qu'il est non seulement bon mais nécessaire d'affirmer que l'on est Français, de se battre pour défendre et promouvoir cette "diversité France".
Nous avons publié samedi un très bon dessin de Vial, dans Le Figaro magazine. Jean-Louis Faure a posté, à propos de ce dessin, un commentaire dont la pertinence et la justesse nous semblent mériter d'être publié, justement, mieux que comme un simple "commentaire". Nous le reproduisons donc intégralement ici, cette façon de considérer les choses étant pleinement celle de lafautearousseau.

Les climatologues
Signé VIAL - Le Figaro magazine
Le sordide apport du multimedia est que n’importe quel fantasme devient immédiatement planétaire. Un ordre de bourse fut il farfelu, est transmis à la milliseconde à la surface du globe. Ici le climat ... Sans être très savant restons en à des considérations de simples bon sens qu’un élève de 4ème peut énoncer (au temps où l’on faisait de la géologie en 4ème). Des chiffres objectifs, incontestables.
Les astrophysiciens estiment l’âge du globe à 4,5 milliards d’années. L’unité de temps géologique communément retenue par les géophysiciens est de l’ordre de 20.000 ans sur une échelle de temps. Les économistes datent la première révolution industrielle à 1820 environ. Les mêmes fixent les premières mesures de la croissance à 1850. Avant cette date le produit des nations était quasiment invariable. De 1850 à aujourd’hui il s’est donc écoulé 170 ans, pendant lesquelles il convient de discriminer les périodes où l’activité humaine a réellement demandé une extraction massive d’énergie fossile. Arrivée de la Chine en «charbon vorace» vers 1980, il y a 30 ans. Si l’on veut être très pessimiste, démarrons au début des 30 glorieuses, en 1945, soit il y a 70 ans environ.
Mais quelque soit la date de départ de notre commentaire, les moins de 200 ans de l’activité humaine sont une fraction de micron de la pointe bien taillée d’une crayon sur l’échelle linéaire des temps géologiques. Donc évidemment sans effet sur le changement du climat de notre vieille Terre. Le climat a toujours changé, parfois dans des proportions considérables, parfois violemment sur des périodes assez courtes.
La grotte Cosquer dans les calanques de Marseille, découverte en 1991, sans doute un lieu de culte, a été fréquentée entre, - 27 000 ans et - 19 000 ans. Entrée aujourd’hui à 37 m sous le niveau de l’eau. A ce moment là, elle était dans les collines, à 6 km du rivage, et le niveau de la mer 120 mètres plus bas. C’était la période glacière. Le niveau de la mer s’est élevé de 120 mètres depuis le dernier pic de glaciation, jusqu’à - 6000ans. Il n’y avait à cette époque, ni voitures diesel, ni avions, ni usines en Chine.
Et bien, la mer est montée de 120 mètres quand même. Et certaines glaciations se sont produites malgré des concentrations très élevées de CO2 ...
Il ne reste plus qu’à démasquer les forces économiques qui ont un intérêt à développer un discours anxiogène, avec force rapports et conférences internationales. Pour refroidir la Terre et faire baisser le niveau des océans ? Très regrettable que les autorités françaises participent activement à ces billevesées ...
Écrit par : Jean Louis FAURE | dimanche, 28 décembre 2014

Hier les Anglais ont attaqué le port allemand de Cuxhaven à la fois par terre et "par air". Le Times triomphe à ce sujet : "Pour la première fois dans l'Histoire, des appareils aériens et sous-marins se sont trouvés engagés de part et d'autre." Le même jour, d'ailleurs, un Zeppelin jetait des bombes sur Nancy, tuait des femmes et des enfants. On songe alors à ce poème où le vieil Hugo ("Plein ciel", dans La Légende des siècles) annonçait à l'humanité un avenir meilleur par les ballons dirigeables :
Nef magique et suprême ! Elle a, rien qu'en marchant,
Changé le cri terrestre en pur et joyeux chant,
Rajeuni les races flétries,
Etabli l'ordre vrai, montré le chemin sûr,
Dieu juste ! et fait entrer dans l'homme tant d'azur
Qu'elle a supprimé les patries.
Hélas ! Pauvre Hugo ! Pauvre poète de la démocratie !
"A l'heure où nous sommes*, il serait tellement facile que cela en deviendrait malséant de tourner en dérision l'ode au Zeppelin humanitaire et le pauvre poète (vates, poète, devin, aimait à dire Hugo) qui a lu de travers le livre de la destinée.
Il y a dans la plupart de nos préfectures et de nos sous-préfectures une rue Michelet, comme une rue Victor Hugo, comme il y avait à Armentières une rue de l'Humanité, qui a été incendiée par les porteurs de Kultur. Supposons - et je serais bien étonné si, depuis l'invasion, la circonstance ne s'était pas produite, qu'un état-major allemand se soit installé dans une des rues du Michelet qui avait formé jadis ce voeu : "Dieu nous donne de voir une grande Allemagne !" Supposons un Zeppelin arrosant d'explosifs une des rues consacrées au poète qui a chanté la "nef magique et suprême", l'aéroscaphe du progrès... Je vois bien, dans le futur, les ironies de l'histoire. Pour le moment, nous n'avons pas le coeur à rire.
Seulement, une chose nous frappe jusqu'à l'évidence. Combien ces prophètes de la démocratie, vénérés par elle, n'auront-ils pas obscurci la lucidité de la raison française et, par là, énervé les forces de notre pays ! Songez que Michelet, Hugo ont nourri de leur lait spirituel les hommes qui sont au gouvernement de la République, ceux qui siègent dans les Assemblées (sur tous les bancs, ou peu s'en faut). Après cela, on s'étonne moins que des avertissements aussi nets que ceux qui sont publiés au Livre jaune, que les rapports de M. Cambon et de nos attachés militaires n'aient eu, en somme, qu'aussi peu d'effets. Eh ! Tout un siècle, le siècle de Michelet, le siècle de Hugo, pesait sur l'esprit de ceux à qui la lecture de ces documents était réservée. Du romantisme politique qui s'était interposé entre les célèbres rapports du colonel Stoffel et Napoléon II, il subsistait, chez les dirigeants de 1914, un résidu assez fort pour jeter un voile sur les pressants avis qui venaient de Berlin." •

* Jacques Bainville reprend ici un article qu'"il avait publié dans L'A.F.. Le thème réapparaît en conclusion de son Histoire de trois générations, publiée à l'été 1918.