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Feuilleton : Une visite chez Charles Maurras - Page 3

  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (31)

     

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    Aujourd'hui : Illustrations du Mur des Fastes (IX/XIX)

     

    Illustrations du Mur des Fastes (IX/XIX)

     

    "...Le capitaine Pierre Rouquier défendit notre Tour de Bouc contre les Impériaux..."

    À la demande expresse du roi Henri III - poursuivant sur ce point la politique de son prédécesseur Charles IX... - les représentants des trois communes indépendantes et rivales, de Jonquières, l’Isle et Ferrières signèrent leur Acte d’union.
    Deux mois plus tard, le 4 juillet 1581, Henri III érigea Martigues en Principauté.
    Le roi souhaitait pacifier définitivement cette région en proie aux soubresauts des Guerres de religion, mais il voulait aussi renforcer la flotte française en Méditerranée, face aux barbaresques et aux espagnols.
    De ce point de vue, Martigues jouait un rôle stratégique de premier plan sur la côte provençale grâce à son avant-port fortifié de Bouc, qui commandait et verrouillait l’accès à l’Étang de Berre.
    Mais rien n’était possible tant que duraient les continuelles divisions entre les trois communes rivales. D’où l’insistance du roi...

    Construction inhabituelle en Provence, le Fort Vauban, ou Fort de Bouc, est propriété de la commune de Martigues. Connu également sous les noms de Caserne Suffren, le fort de Bouc est situé sur l'ancien îlot de Bouc, à l'entrée de l'étang de Caronte qui relie la mer méditerranée à l'étang de Berre.
    Élevé sur la rive sud de la Passe qui traverse Port-le-Bouc, le fort est rattaché à la terre depuis le comblement du canal de Canevielle.
    Au XIIème siècle, le fort était une simple tour carrée en pierres veillant sur l'abri naturel de Bouc et de Martigues.
    Sur ordre de Louis XIV, Vauban améliore l'ouvrage en 1664 en construisant de puissants remparts. La citadelle est désormais une fortification bastionnée, dotée d'un système de défense caractéristique qui supprime les angles morts et les secteurs sans feu.
    La tour de la citadelle accueille aujourd'hui un phare haut de trente-deux mètres.

    Les "impériaux" dont parle ici Maurras, ce sont les troupes de Charles Quint : au début de l'été 1536, la guerre a en effet repris entre François 1er et l'Empereur Charles Quint.
    En février, les Français ont occupé la Savoie et le Piémont. Mais, durant l'été, les Impériaux les ont chassés du Piémont et ont envahi la Provence.
    Pour faire front aux armées de l'Empereur, le roi a fait appel au duc Anne de Montmorency, l'un de ses meilleurs chefs de guerre.
    Les Impériaux parviennent à s'emparer d'Aix en Provence mais s'y retrouvent pris au piège. Grâce à une audacieuse stratégie défensive et à une terrible politique de la terre brûlée, le duc Anne de Montmorency les contraindra à battre en retraite et à regagner l'Italie : dès le 11 septembre, l’armée de Charles Quint commence à faire retraite sur Fréjus puis se retire de Provence...

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  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (32)

     

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    Aujourd'hui : Illustrations du Mur des Fastes (X/XIX)

     

    Illustrations du Mur des Fastes (X/XIX)

     

    "...le grand Malherbe fut blessé au siège qu'il avait mis devant Martigues..."

    Si tout le monde connaît le Malherbe poète ("Enfin, Malherbe vint !..." dit Boileau...), certains ignorent que, s'étant attaché à Henri d'Angoulême, fils naturel d’Henri II, il s'est aussi battu, dans les rangs de la Ligue, et qu'il a passé une bonne partie de sa vie en Provence, fixant sa résidence à Aix.
    Dans "Les secrets du soleil" (à Pierre Varillon), Maurras en dit un peu plus sur l'épisode qu'il évoque dans son "Mur des Fastes", et l'arquebusade qui blessa bel et bien, quoi qu'il en ait dit, le grand poète :

    "...Le XVIème siècle s'étant achevé en combats, ces joyeux "bragards" ne s'y étaient pas montrés méprisables ; avec ma chère petite ville originelle de Roquevaire et la tour de Toulon, Martigues fut des trois places de Provence qui résistèrent aux Impériaux de l’amiral Doria. Pendant les guerres de religion, la ville à peine réunie s'était de nouveau subdivisée et nos quartiers se partageaient entre les deux cultes, puis entre le Roi et la Ligue. Bataille, siège, assaut, reprises, trahisons, massacre, épidémie, toutes les misères !
    On connaît sur ce point un trait assez bien inventé : Autrefois à Racan, Malherbe l'a conté...

    Cette gasconnade du grand Normand est recueillie dans la Vie de Malherbe :
    "Il m'a encore dit plusieurs fois, écrit le disciple fidèle, qu'étant habitué à Aix depuis la mort de M. le grand prieur, son maître, il fut commandé de deux cents hommes de pied devant la ville de Martigues qui était infectée de contagion et que les Espagnols assiégeaient par mer et les Provençaux par terre, pour empêcher qu'ils ne communiquassent le mauvais air, et qui la tinrent assiégée par ligne de communications si étroitement qu'ils réduisirent le dernier vivant à mettre le drapeau noir sur la ville avant que de lever le siège."

    Le dernier vivant ! Presque aussi grand fanfaron que puissant poète, Malherbe faisait subir à nos bons aïeux le même sort qu'à ces deux moitiés de Ronsard qu'il ratura successivement un jour d'humeur et qui ne s'en portent pas plus mal. Mais les survivants de la peste et du siège durent rire de ce massacre digne de l'Ajax furieux. Car une de leurs arquebuses l'avait blessé autrement qu'en pensée ou figure de rhétorique. C'est l'ère qui suivit cette vengeance malherbienne où, très exactement, doit se placer notre âge d'or. Pareils en cela à beaucoup d'autres Français, notre grande prospérité est marquée à ce chiffre du XVIIe siècle. Le retour de la paix civile fit affluer les autres biens. Dès la première moitié du règne de Louis XIV, l'essor avait été si vif que la population s'était élevée à seize mille âmes..."

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  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (33)

     

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    Aujourd'hui : Illustrations du Mur des Fastes (XI/XIX et XII/XIX)

     

    1. XI/XIX :

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    "...Vainqueur à Denain des ennemis du royaume, le maréchal de Villars fut prince de Martigues...".

    La bataille de Denain, qui eut lieu le 24 juillet 1712, est un épisode décisif de la Guerre de Succession d'Espagne.
    Elle se solda par une victoire des armées françaises commandées par le maréchal de Villars sur les Austro-Hollandais du Prince Eugène.
    Alors que tout semblait perdu, elle permit - après plusieurs défaites françaises - de négocier une paix favorable.

     

    2. XII/XIX :

     

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    "...Son fils, notre bon duc, fut l'idole du pays..."

    Honoré-Armand, marquis, puis duc de Villars, Prince de Martigues, l’un des 40 de l’Académie Française, naquit le 4 décembre 1702, fils du Maréchal Louis Hector, aussi gouverneur de Provence.
    À 16 ans, il fut fait mestre de camp d’un régiment de cavalerie (mars 1718).
    Il fit en cette qualité quelques campagnes sur le Rhin et au-delà des Alpes.
    Il servait en 1733 en Italie, sous les ordres de son père, et ayant apporté à Louis XV, le 4 janvier 1734, la nouvelle de la prise du Château de Milan, il fut nommé brigadier, le 13 février suivant. Quelques mois après, la mort de son père le mit en possession de la grandesse d’Espagne et du gouvernement de Provence.
    Il remplaça même le maréchal à l’Académie Française, où il fut reçu le 9 décembre 1734.
    Enfin en 1736, il fut fait Chevalier de la Toison d’Or.
    Il sut se faire aimer dans la province dont il était gouverneur.
    Comme académicien, il justifia le choix de ses confrères par son amour pour les lettres et par le goût éclairé avec lequel il les cultiva jusqu’à la fin de sa vie.

     

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  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (34)

     

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    Aujourd'hui : Illustrations du Mur des Fastes (XIII/XIX)

     

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    "...Monsieur de Surian, évêque de Vence, membre de l'Académie française, fit ses études au Collège de Martigues..."

    Il faut croire qu'il y reçut une bonne instruction, puisque Jean-Baptiste Surian (1670-1754), fut élu à l’Académie française en 1733, titulaire du 25ème fauteuil (c'est d'Alembert qui devait lui succéder !...)

    Oratorien et prédicateur, il fut nommé évêque de Vence en 1728.
    Il fonda l’Hôpital St Jacques et fit don de tous ses biens à cette oeuvre.
    Si la Révolution chassa le dernier évêque, Mgr Pisani, qui refusait de prêter serment sur la Constitution, et supprima l'évêché, il faut croire, aussi, que "monsieur de Surian" avait laissé un bon souvenir : assez bon, en tout cas, pour qu'on lui dédiât une place, la Place Surian, en démolissant les vieilles maisons qui entouraient l’ancien Hôtel de Ville, appelé "Maison du Saint Esprit".
    On remarque, sur cette bâtisse, un linteau de porte avec un écusson portant les armes de la ville :


    "D’Azur à la tour d’argent crénelée de cinq pièces maçonnées de sable"

     

    Cette place a été immortalisée par un impressioniste, Henri-Maurice Cahours.

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  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (35)

     

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    Aujourd'hui : Illustrations du Mur des Fastes (XVI/XIX, XVII/XIX et XVIII/XIX)

     

    1. XVI/XIX :

     

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    "...Barthèlemy Vidal fut de l'Académie des Sciences..."

    Modeste, il préférait être utile plutôt que connu, comme on le verra dans le texte ci-après.

    Sa devise était "Amicus Plato, amicus Aristoteles, sed magis amica veritas".

    Il était "infatigable quand il s'agissait de secourir l'humanité souffrante", disaient de lui ses contemporains...

     

    2 : XVII/XIX

     

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    "...Joseph Boze fut peintre de Louis XVI..."

    Né à Martigues le 7 février 1745, mort à Paris le 25 janvier 1826, Joseph Boze fut un portraitiste de talent.
    Il représenta aussi bien Louis XVI et Marie-Antoinette, Mirabeau, La Fayette, Marat, Barnave...
    Cité à comparaître au pseudo-procès de Marie-Antoinette, il déclara aux Conventionnels hurlants et vociférants : "

    "Ma tête serait sur le billot que je ne témoignerais pas contre Sa Majesté"...

     


    3 : XVIII/XIX

     

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    Portrait de Marie-Antoinette, par Joseph Boze

     

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  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (36)

     

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    Aujourd'hui : Illustrations du Mur des Fastes (XIX/XIX)

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    "...Joseph Scipion Sinisbaldi, dit Pistoye, quarante fois consul, député de Martigues aux derniers États Généraux de Provence fut maître de ce jardin."

    Ces derniers États Généraux de Provence, dont parle ici Maurras, sont ceux qui s'ouvrirent le dimanche 25 janvier 1789, à Aix. Mirabeau y fut d'abord exclu de la représentation de la Noblesse, car il n'avait pas de fief (le dimanche 8 février); mais après un retour triomphal à Marseille, en mars, il fut élu à ces mêmes États de Provence, cette fois par le Tiers-État.

    La grande Histoire a davantage retenu le nom de Mirabeau que celui de ce Pistoye, qui dut pourtant être un administrateur sage et avisé puisque, dit Maurras, il fut "quarante fois consul" !

    De l'Édit d'union des trois quartiers - du 21 avril 1581, signé en l'église de Ferrières - jusqu'à la Révolution, la ville ne fut pas, en effet, administrée par des maires, mais par des consuls.
    Dans son texte sur Les trente beautés de Martigues, Maurras dit qu'ils étaient "si honorés, qu'on a fait ce proverbe :
    "Que toute barbe d'homme s'incline, le prudhomme va parler." C'est le reste dernier de ces consuls puissants qui, par toutes les pêcheries du Midi, furent renommés, à preuve Calendal à Estérelle, vantant son aïeul :
    — Qui a été consul de Martigues..." (Maurras, Li trento bèuta dou Martegue)

    Ce n'est que le 14 février 1790 que sera désigné, par élection, le premier Maire de la cité : Louis Puech.

    La Mairie sera, longtemps, installée dans l'Hôtel particulier Colla de Pradines, construit au XVIIème siècle, sur un modèle aixois.
    Bien calé aux angles par des contreforts et des pilastres, la façade s'impose par des proportions équilibrées et par la répartition des baies.
    C'est là que se trouve la Plaque commémorative à la mémoire de Gérard Tenque, inaugurée par Mistral en 1891, dont parle Maurras dans sa première stèle... Hôtel de Ville de 1808 à 1983, l'édifice abrite maintenant le Tribunal d'Instance de Martigues.

    Pour en revenir au "Pistoye" dont parle ici Maurras, et clore le sujet, on trouve dans les dernières lignes de la lettre de Maurras au Curé de Martigues (vers 1950) ces précisions :


    "...Il me restait à vous dire le plaisir que me fait la découverte, dans votre église, de la tombe des Pistoye, mes grands-parents adoptifs, leur dernier couple ayant adopté ma bisaïeule (madame Boyer, mère de ma grand'mère madame Garnier, la mère de ma mère). J'ai gravé dans mon jardin le nom de leur patronyme qui est Sinisbaldi : Joseph Scipion Sinisbaldi, dit Pistoye, député aux États de Provence, 40 fois consul de Martigues pour le quartier de Ferrières qui en nommait deux, comme chacun des autres quartiers. Comme à chaque entrée en charge un consul recevait une pièce de velours d'Utrecht il y avait tout un étage de sa maison qui était couvert, les meubles et la muraille, de velours d'Utrecht..."

     

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  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (37)

     

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    Aujourd'hui : Le grand "oublié" du Mur des Fastes...

     

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    Blason des Comtes et Ducs de Penthièvre

     

    Il s'agit de Sébastien de Luxembourg-Martigues : une erreur, ou plutôt un oubli, ne venant pas de Maurras mais du sculpteur, est cause que ce Sébastien de Martigues, Amiral de Charles IX, s'est donc retrouvé exclu du Mur des Fastes...
    "Si l'on excepte cette lacune - dit Maurras, en parlant de l'inscription en général - tout le reste est bel et bon..."

    Rétablissons-donc Sébastien de Luxembourg-Martigues, dit le chevalier sans peur, dans cette liste des Fastes, où il aurait dû figurer...

    Vicomte de Martigues il fut nommé duc de Penthièvre par le roi Charles IX le 15 septembre 1569. Son premier fait militaire d'importance est sa participation au Siège de Metz où, assiégés par le duc d'Albe, les Français résistèrent quatre mois avant que les Espagnols ne se replient en janvier 1553.
    En 1558, il aide le duc de Guise à reprendre Calais puis Guines. En 1559-1560, il participe à l'expédition française en Écosse destinée à soutenir Marie de Guise, régente pour sa fille Marie Stuart.
    L'expédition compte environ 1.800 hommes.
    Les Français, très inférieurs numériquement, furent contraints à la capitulation à Leith.

    Pendant les Guerre de religions, en 1562, Sébastien de Luxembourg fut nommé colonel-général de l'infanterie puis se distingua à la bataille de Dreux où il porta une attaque décisive contre l'amiral de Coligny.
    Il devint gouverneur de Bretagne en 1565.

    Après de multiples actions militaires, souvent héroïques, le roi de France éleva pour lui le comté de Penthièvre en duché-pairie.
    Il participa encore à la victoire catholique de Montcontour où il enfonça deux fois l'avant-garde protestante le 3 octobre 1569.
    Il trouva la mort quelques jours plus tard à Saint-Jean-d'Angély où il fut tué d'un tir d'arquebuse à la tête.
    Son corps est inhumé dans l'église des Cordeliers à Guingamp.


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  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (38)

     

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    Le jardin (III) : les stèles et leurs Histoires...

     

     

    Aujourd'hui : Les quatre stèles (I/V)

    (Les "quatre stèles" seront, finalement, cinq).



    Nous allons maintenant redescendre de quelques pas.
    En effet, Maurras a fait ajouter quelque chose d'autre dans cet ensemble cohérent des Fastes et de Gérard.
    Il s'en explique :


    "M'étant ainsi mis en règle avec la suite des mémorables de notre communauté, je n'ai pas craint de les doubler de quelque souvenirs un peu particuliers : il y a place pour tout si les mesures sont gardées".



    Ce quelque chose, ce sont quatre stèles (la cinquième sera rajoutée plus tard, et un peu plus loin) :

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    1 : la première, à l'ouest - donc à gauche - évoque Mistral :


    "Le 11 Août 1891, Mistral inaugura sur la façade de notre Mairie l'inscription provençale qui commémore Gérard Tenque et que le poète avait daigné récrire de sa belle main".

     

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  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (39)

     

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    Aujourd'hui : Les quatre stèles (II/V et III/V)

     

    1. La deuxième stèle...

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    2 : la deuxième salue les grandes amitiés de sa vie :


    "Après Maurice Barrès, les fondateurs de l'Action Française dont Léon Daudet, Jacques Bainville, Lucien Moreau, Robert de Boisfleury, Maurice Pujo furent reçus dans ce jardin par Madame Maurras et par ses deux fils"

     

    2. La troisième...

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    3 : la troisième rappelle la visite, en 1845 ou 1846 du Prince de Joinville.


    Le grand-père de Maurras (Garnier, père de sa mère) était marin (d'où la première vocation de Maurras) et naviguait avec l'Amiral de Joinville, fils de Louis-Philippe, qui lui rendit un jour visite au Chemin de Paradis...

     

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  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (40)

     

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    Aujourd'hui : Les quatre stèles (IV/V et V/V)

     

    1. La quatrième stèle

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    L'étoile "à sept rayons", choisie par Mistral comme emblème du Félibrige

     

    Elle rappelle "une innocente soirée de poésie vécue le 9 septembre 1943" :


    "Dans la soirée du 9 Septembre 1943... les rédacteurs de Latinité, félibres qui venaient de Maillane, Paris, Lyon, Orléans, les Charentes, le Vivarais, Avignon, Montpellier, Nîmes, Arles, Marseille et le Nizard ont rencontré leurs camarades de Martigues et répandu les vers éternels de Mistral sur une pierre neuve, au flanc de la vieille maison."

    Ce fut le dernier des 9 Septembre que Maurras devait passer en liberté !


    "Quelles belles heures nocturnes !" écrit-il, évoquant d'une façon particulièrement émouvante la récitation de ces vers "où le meilleur de nous subsiste quand le matériel disparaît tout entier".

     

    2. La cinquième et dernière, qui ne figurait pas dans le programme initial 

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    La Prud'hommie des pêcheurs de Martigues, qui fait face au théâtre

    Enfin, nous ferons un ultime arrêt devant une cinquième stèle, rajoutée plus tard, et qui ne se trouve pas, pour cette raison, dans la partie du jardin que nous venons de visiter : elle est apposée directement sur l'angle de la maison, côté ouest, et fait suite, ou réponse, "à l'infâme verdict du 27 Janvier 1945".

    On y lit "la lettre historique écrite, à l'automne de 1944, par le Président du Conseil de nos Prud'hommes Pêcheurs" :

    Communauté des Patrons-Pêcheurs de Martigues.

    Martigues, le 16 Octobre 1944.

    Nous, Conseil des Prud'hommes pêcheurs des quartiers maritimes de Martigues, représentant 700 pêcheurs, attestons que notre concitoyen Charles Maurras a, depuis toujours et jusqu'à son incarcération, faisant abstraction de toute opinion politique, fait entendre sa grande voix pour la défense des intérêts de notre corporation.
    Par la presse, il a attaqué les trusts et les autres grands profiteurs, ainsi que certaines administrations qui voulaient nous brimer.

    Pour le Conseil des Prud'hommes, le Président Dimille.

    Nous écrivons ici "elle est", mais cette stèle a  mystérieusement disparu. Pourtant, les deux plaques étaient bien là, côte à côte, comme en témoigne cette photo où l'on voit François Davin qui les montre aux membres d'un groupe auquel il explique et fait visiter la "partie architecturée" du jardin, telle que l'a voulue et réalisée Charles Maurras.

    La Mairie communiste a-t-elle voulu faire disparaître le témoignage courageux des pêcheurs et du petit peuple de Martigue, qui reconnaossait un "ami" en la personne du grand Maurras ?...

    Bizarre, bizarre...

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  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (41)

     

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    Aujourd'hui : 13 juillet 1934...

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    ...la Duchesse de Guise est reçue par Charles Maurras en son Jardin de Ferrières.


    Elle est l'épouse de celui qui aurait été Jean III, s'il avait régné, le Duc de Guise, père du Comte de Paris, Henri VI (le grand-père du Prince Jean).


    La Loi d'exil en vigueur à l'époque (elle ne sera abrogée qu'en 1950) empêchait de recevoir le Prince en personne, et son héritier, mais, ne s'appliquait qu'à eux, et non aux autres membres de la Famille : c'est ce qui explique que Maurras a pu inviter, et recevoir, la Duchesse, mais seule, et sans son mari...

    C'est elle que Maurras et Daudet, et la foule présente à Notre Dame de Paris, virent entrer dans la cathédrale, le jour où l'on y célébra les obsèques de Philippe VIII... Dans notre Album Maîtres et témoins (III) : Léon Daudet, voir la photo :

    La Reine de France aux obsèques de Philippe VIII

     

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  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (42)

     

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    Aujourd'hui : Maurras, intimement lié à sa mère...(I et II)

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    Avant de poursuivre cette visite, un moment de méditation devant le lieu qui renferme le coeur de Maurras (son corps étant à Roquevaire, dans le caveau familial, avec son père, sa mère et son frère).


    Maurras a en effet souhaité que son coeur reposât dans ce jardin qui s'est souvenu.


    Il se trouve dans un coffret à bijoux de sa mère...

     

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    ...déposé dans une cassette de cyprès, le tout déposé dans un "petit logis de pierre", sur lequel cour une lame de marbre avec deux inscriptions :

    - un vers d'Euripide, pour lequel Moréas a proposé la taduction :


    Hélas, que le soleil est beau !


    - en dessous, les vers de Mistral :


    "La mar, bello plano esmougudo / Dou paradis es l'avengudo..."
    (La mer, belle plaine émue, / du Paradis est l'avenue...)

     

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  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (43)

     

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    Mélanges, souvenirs, explications...

     

     

    Aujourd'hui : Maurras l'Académicien...

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    Le costume complet (chapeau, pantalon, épée)... faisait partie - avec sa bibliothèque - des trésors que renfermait "la maison"...

    Sentant que les choses ne se passeraient pas aussi pacifiquement que prévu, après la donation de la Bastide à la Mairie, Nicole Maurras remit le tout à l'Académie française, en la personne d'Hélène Carrère d'Encausse, le mercredi 19 février 2020.

    Vous aurez une petite idée de l'ensemble dans notre Catégorie Documents pour servir à une histoire de l'URP  enconsultant la note suivante : Documents pour servir à illustrer une histoire de l'URP (3)...

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    Maurras reçoit son épée d'Académicien... Photo "Excelsior", Roger-Viollet

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    L'épée d'académicien (détail)

    Elle a été fabriquée, comme celle de Bainville, par Mellerio dits Meller, le plus ancien joaillier du monde
    Charles Maurras a été élu à l’Académie française le 9 juin 1938.
    Financée par une souscription nationale, son épée lui fut offerte le 4 mars 1939, salle Wagram, par Charles Trochu, président du conseil municipal de Paris.
    Conçue par Maxime Real del Sarte, sa poignée représente Sainte Geneviève protégeant de ses mains un écu fleurdelysé posé à la proue d’une nef d’où se détache le chapiteau de pierre dit "bucrâne" qui orne la terrasse de la maison du Chemin de Paradis.
    Les vagues évoquent la vocation de marin à laquelle Charles Maurras dut renoncer lorsque, adolescent, il devint fortement mal-entendant; elles battent contre un mur de pierres surmonté de merlons", semblables à ceux du mur grec de Saint Blaise, site archéologique proche de Martigues qui inspira profondément Maurras.
    La bastide du Chemin de Paradis, maison de famille de Charles Maurras, gardée par deux cyprès d’émeraudes, est encadrée par les armes de Provence et de Martigues, et surmontée d’un ciel où brille une Grande Ourse de diamants.
    Sur le revers se trouve le château de Versailles, flanqué des armes de France et de Versailles, et surmonté du bouclier d’Orion.
    Le fourreau de l’épée se termine par une petite amphore grecque.

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  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (44)

     

    (retrouvez l'intégralité des textes et documents de cette visite, sous sa forme de feuilleton ou bien sous sa forme d'Album)

     

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    Aujourd'hui : 1952 : sous la Coupole, l'hommage de Jules Romain

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    1952 : Maurras vient de s'éteindre. Sous la Coupole, Jules Romain, devant toute l'Académie, lui rend un bel hommage...

    Injustement condamné en 1945 pour "intelligence avec l'ennemi" ("la seule forme d'intelligence qu'il n'ait jamais eue", devait déclarer François Mauriac), Charles Maurras était, à partir de ce jour-là, automatiquement exclu de l'Académie (voir l'Éphéméride du 28 janvier).

    • Celle-ci se grandit une première fois le 1er février 1945, en l'excluant - puisqu'elle ne pouvait s'opposer à la force brute... - mais en refusant de le radier et de lui élire un remplaçant, déclarant simplement son siège vacant. Elle attendit sa mort pour élire son successeur (ce sera le duc de Lévis Mirepoix, le 29 janvier 1953, voir l'Éphéméride du 29 janvier).

    • L'Académie se grandit encore, une seconde fois, ce 20 novembre 1952, lorsque, quatre jours à peine après la mort de Maurras, Jules Romains (ci-dessous), devant tous les académiciens debout, lui rendit un hommage solennel (seul Claudel se discrédita lui-même, en restant ostensiblement assis...).

    Jules Romain déclara, entre autre :


    "...Il a exercé une réelle influence sur la pensée de notre pays, précisément à une époque où la France en avait besoin pour se ressaisir elle-même..." 

     

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  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (45)

     

    (retrouvez l'intégralité des textes et documents de cette visite, sous sa forme de feuilleton ou bien sous sa forme d'Album)

     

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    Aujourd'hui : Maurras en "son" étang...

     

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    Image inattendue, d'un Maurras inattendu : une baignade dans l'Étang de Berre...

    C'est l'image qu'a choisi Pierre Boutang, le disciple fidèle, l'ami de toujours, pour illustrer son monumental Maurras, la destinée et l'oeuvre.

    C'est l'occasion de rappeler un souvenir d'enfance de Charles Maurras sur cet étang...

    Il a raconté dans l'une des Quatre nuits de Provence comment, en 1885, au soir d’une journée de plage sur les bords de l’étang de Berre avec frère et ami, une tempête d’une rare violence menaça de faire sombrer leur barque et de les noyer; ils ne durent leur salut qu’au sang-froid de Charles, qui en imposa ce jour-là à son compagnon, fils de marin pourtant :


    "Je dévouais à nous défendre tout ce qu’il fallait pour tenir, pour durer et persévérer. C’était fort peu, sans doute, car il y avait peu à faire, mais enfin le poing adhérait à la rame... Nous n’avions mérité qu’un éloge : nous n’avions pas quitté le bateau et nous le ramenions sans avoir perdu un agrès..."

     

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