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L’Eucharistie redécouverte, par Gérard Leclerc.

«  Reconnaissez et adorez Jésus dans l’hostie et

vous le reconnaîtrez et le servirez dans les pauvres.  »

© P Deliss / Godong

Il est en train de se produire un étonnant phénomène, pour nous autres chrétiens, lié à la pandémie qui s’est emparée du monde entier. En effet, la privation de l’Eucharistie, due aux disciplines sanitaires décidées par le gouvernement, nous oblige à repenser à la réalité fondamentale de ce sacrement.

gerard leclerc.jpgIl fallait cette sorte de jeûne, imposé de l’extérieur, pour que l’on soit, en quelque sorte, contraint de réfléchir à frais nouveaux à ce qui est pourtant au cœur de la vie chrétienne.

La simple plainte des fidèles les plus humbles a pu être parfois l’occasion d’une prise de conscience. C’est pour nous une souffrance, déclaraient-ils, de ne pouvoir accéder à cette nourriture qui est vitale pour nous, qui nous aide à subir les épreuves de l’existence. Et aussi nous fortifier pour servir nos frères et sœurs, notamment dans la crise actuelle.

Tout le mystère de notre Salut

Non, il ne s’agit pas d’un rite accidentel, dont nous pourrions nous priver aisément. Sans doute y a-t-il eu dans l’histoire des cas exceptionnels où des Églises particulières, faute de ministres ordonnés, ne pouvaient accéder à l’eucharistie. Mais précisément, ces communautés ne vivaient que dans l’espérance eschatologique de l’accession à la substance du sacrement.

On peut dire, sans crainte de se tromper, que toute la tradition ecclésiale est unanime là-dessus : c’est «  le sacrement par excellence – le sacrement des sacrements – le sacrement qui contient tout le mystère de notre Salut. L’eucharistie est aussi par excellence le sacrement de l’unité : sacramentum unitatis ecclesiae [1].  »

Les fidèles qui souffrent de la privation du sacrement ne font nullement état d’une revendication individualiste, à l’image d’une dévotion privée. Saint Jean Chrysostome nous le rappelle : «  Apprenons la merveille de ce sacrement, la fin de son institution, les effets qu’il produit. Nous devenons un seul corps, membres de sa chair et os de ses os. C’est ce qu’opère la nourriture qu’Il nous donne : Il se mêle à nous, afin que nous devenions tous une seule chose, comme un corps joint à la Tête [2].  »

Eucharistie et service des pauvres

Le fait de ne pas participer à l’assemblée eucharistique nous replie sur nous-mêmes, alors que le confinement nous oblige à la sociabilité la plus restreinte, s’opposant jusqu’aux petites Églises domestiques que d’aucuns voudraient ranimer. Sacrement de l’unité, l’eucharistie est, du même élan, ouverture la plus large à la charité et au secours du prochain sous toutes ses formes. Mgr Aillet, évêque de Bayonne, peut à ce sujet, citer le témoignage lumineux de sainte mère Teresa : «  Reconnaissez et adorez Jésus dans l’hostie et vous le reconnaîtrez et le servirez dans les pauvres.  » 

[1Cf. Henri de Lubac, Catholicisme. Les aspects sociaux du dogme, Éditions du Cerf.

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