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Ne pas oublier le printemps !, par Gérard Leclerc.

© Marc Torfs / Pixabay

Malgré nos déboires actuels pouvons-nous ignorer l’extraordinaire éveil de la nature qui s’offre à nos yeux et qui n’est pas sans relation avec la symbolique de Pâques ?

La fameuse formule de Pascal sur le malheur des hommes « qui vient de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre » a été amplement sollicitée ces dernières semaines. Il y a de bonnes raisons pour cela, même si l’on pourrait faire quelques objections à son utilisation. Le confinement actuel est loin de ne concerner que des personnes isolées, et même des couples.

gerard leclerc.jpgLorsqu’il s’agit de familles entières, avec plusieurs enfants, la question n’est plus seulement de se servir d’une opportunité pour approfondir sa vie intérieure. Il s’agit de cohabiter sans se fâcher, et plus encore de savoir occuper les petits au long d’une journée. La difficulté tient aussi à l’exiguïté des appartements et parfois même à leur hauteur avec le danger des fenêtres et des balcons à surveiller.

Mais tout le monde n’habite pas en ville. Beaucoup se retrouvent à la campagne. Je pense notamment à mon ami Philippe Delaroche, qui se remet de l’atteinte du virus qu’il a subie, heureusement à un degré qui lui a évité l’hospitalisation mais lui vaut une convalescence sérieuse. De sa maison perdue au milieu de la nature, il observe l’éveil du printemps, les yeux admiratifs. Il m’a fait penser au beau livre de Jean-Claude Guillebaud intitulé Sauver la beauté du monde où l’auteur décrit avec magnificence la flore et la faune qu’il observe autour de sa grande maison des Charentes. Et voilà que pour m’inviter à participer plus encore à l’efflorescence qui nous prépare à Pâques, le philosophe Olivier Rey publie une tribune dans Le Figaro où, invoquant George Orwell, il invite le lecteur à observer « le processus même de la vie ».

Et ce processus peut même toucher les habitants des plus grandes villes. C’est ce que me disent aussi plusieurs de mes amis qui observent depuis leur fenêtre ou leur balcon les arbres qui bourgeonnent, les lauriers, les aubépines, les mimosas, les forsythias, même si ce n’est pas comparable à l’exubérance de nos campagnes, à celle de ma Thiérache natale. Oui, il y a lieu d’observer la beauté de la Création, car ce n’est pas pour rien que Pâques se fête au printemps qui est promesse de Résurrection.

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 8 avril 2020.

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