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Vu sur la page FB de nos amis du GAR : « Imposer la Monarchie à un pays ancré depuis si longtemps en République, cela est-il vraiment possible ? »..

N'insultons pas l'avenir, dit l'historien comme le politologue : l'Histoire est pleine de surprises et d'imprévus, et elle ne suit pas un sens unique et obligatoire, au contraire de ce que pensaient les marxistes et de ce que pensent aujourd'hui les libéraux ou les européistes.

Il faut être plein d'humilité face à elle et à ses circonvolutions, parfois heureuses, parfois terribles, souvent complexes, mais il ne faut pas renoncer à « la faire » ou, du moins, à en infléchir le cours, autant que faire se peut : il n'y a pas de fatalité « définitive » et se résoudre à celle-ci serait s'abandonner à tout Pouvoir sans limites (qu'il soit politique ou économique à travers les féodalités partisanes ou financières, par exemple), au risque d'y perdre toute liberté...

Certes, la possibilité d'une instauration monarchique en France paraît fort lointaine et, surtout, difficile, compliquée. Mais rien n'est impossible, et, d'ailleurs, « impossible n'est pas français », dit-on : l'exemple espagnol, maintenant un peu ancien mais proche de nous par la géographie, est la preuve que ce qui paraît hautement improbable en certains cas est toujours possible ! Le roi restauré par la volonté d'un dictateur n'a pas été son jouet, et Juan Carlos, que l'on croyait timide et emprunté, s'est avéré être un véritable Chef de l’État capable de mener la transition démocratique sans faillir ni défaillir (1), et, malgré les difficultés actuelles, la Monarchie perdure à travers son fils et successeur, Philippe VI (Felipe, en espagnol).

Pour la France, il y a, apparemment, le fort attachement des Français à 1789 et à ses suites institutionnelles républicaines. En fait, c'est beaucoup moins vrai ces dernières années, la recherche historique et la réflexion philosophique comme politique aidant, mais aussi la rupture du « pays réel » avec les gouvernants et les « élites » de la République, encore plus marquée depuis la révolte des Gilets jaunes, plus révélatrice encore que la simple abstention...

D'autre part, hormis le fait que la part « positive » de la Révolution selon l'opinion (qui n'a pas forcément raison au demeurant, selon le point de vue historique que l'on adopte) est antérieure à l'établissement même de la République en 1792, la Monarchie nouvelle n'aurait pas à entrer en conflit avec l'Histoire, fût-elle désagréable pour les rois et les royalistes, mais à l'assumer (ce qui ne signifie pas pour autant s'y « rallier »...) et à la dépasser. Le regret n'est pas une politique et la Monarchie nouvelle, qui sera évidemment attendue sur ce point, devra veiller à ne pas être une nostalgie romantique ou revancharde : le roi, souverain de tous les Français, est celui qui relie toutes les traditions et toutes les histoires, en les assumant toutes, en tant que « trait d'union » institutionnel...


(1) : il ne s'agit pas ici de juger de la pertinence de la politique du roi d'Espagne Juan Carlos mais de considérer son succès stratégique alors qu'il paraissait condamné à être balayé par le vent de l'Histoire et de la révolution...

Commentaires

  • Après la seconde guerre mondiale le régime espagnol redevient officiellement une monarchie de droit sous la régence franquiste. Franco devient le George Monck espagnol et la transition est relativement huilée jusqu'à la promulgation de la constitution démocratique de 1978 (qui en un sens a trahi l'héritage).

    Entre l'exil d'Alphonse XIII et l'avènement de Juan-Carlos il s'est passé 44 ans, même pas une vie d'homme. Entre l'exil de Louis Philippe et aujourd'hui il y a déjà 172 ans, et dans l'esprit des Français la monarchie a disparu avec Louis XVI ce qui fait 227 ans !
    On ne peut rien restaurer.
    Il faut redessiner toute l'épure monarchique en oubliant le passé, même s'il sera avisé d'exemplifier l'empirisme organisateur pour faire un raccord a posteriori, après que l'instauration aura réussi.
    Défions-nous aussi des Lois qui présidèrent à l'effondrement du modèle. Ce n'est que mon avis, bien sûr.

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