UA-147560259-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Culture • Loisirs • Traditions

    Ce visuel a pour seul objet de marquer l'unité des articles du samedi et du dimanche, publiés à la suite ; articles surtout culturels, historiques, littéraires ou de société. On dirait, aujourd'hui, métapolitiques. Ce qui ne signifie pas qu’ils aient une moindre importance.  LFAR

  • Royauté & Actualité • Le Comte de Paris à l'Express ...

    L'Express du jeudi 11 avril 2019 : Grand dossier de 10 pages sur le comte de Paris, retraçant son parcours, évoquant ses perspectives et son projet pour notre pays.

    A lire aussi dans lafautearousseau ...
    500è anniversaire de la mort de Léonard de Vinci : le comte de Paris recevra le Président de la République à Amboise

     

  • Livres & Société • L’essai du mois. Pour une anthropologie contraire

    Par Matthieu Baumier

    Le dernier essai d’Alain de Benoist n’est pas un ouvrage de plus sur le libéralisme mais un livre percutant contre le libéralisme.

    La nuance est de taille : le penseur, dont il est devenu difficile pour le monde intellectuel officiel de faire l’économie, après l’avoir tenu à l’écart durant près de 40 ans, entre ici en confrontation directe avec ce qu’il identifie comme étant l’idéologie dominante, en même temps que celle de la classe dominante. Comment donner tort à Alain de Benoist sur un tel sujet ?

    Une critique féroce de l’anthropologie libérale

    La question n’est pas d’analyser l’un des nombreux aspects du libéralisme mais d’en remarquer les effets anthropologiques. Il ne s’agit donc pas de savoir si le libéralisme a apporté des libertés, un accroissement du niveau de vie… mais de saisir combien être contre le libéralisme est une nécessité vitale quand il est contre l’humain. Détaché de tout lien, de toute communauté, de tout enracinement, rejetant la culture à laquelle il appartient (« il n’y a pas de culture française », disait l’actuel DRH de la République), l’homo libéral est un individu hors sol et non plus une personne, pas plus une personnalité, tant il est interchangeable. C’est le rejeton de l’idéologie de la modernité et de la croissance progressiste, dans un monde au bord de la catastrophe.

    Penser avec, c’est débattre

    Alain de Benoist procède ici par étapes, de façon très structurée, pédagogique même, à l’excellent sens de ce terme : après avoir posé ce qu’est le libéralisme en tant qu’anthropologie, l’auteur en confronte les attendus avec d’autres conceptions – les communautariens, nés aux États-Unis en tant que courant de pensée contre le libéralisme, particulièrement de John Rawls, et en débat avec le républicanisme d’un Skinner par exemple, le concept d’identité, la figure du bourgeois, la problématique de la démocratie, le capitalisme, le conservatisme, la critique de la valeur… Un essai qui part dans tous les sens, là aussi de façon positive : de Benoist apporte de quoi penser à son lecteur, il ne lui demande aucun assentiment. Bien sûr, l’auteur ne croit pas possible que l’on soit libéral en économie (et sur un plan tactique), conservateur sociétalement, identitaire en profondeur. C’est le point d’orgue du débat actuel.

    Il est donc possible de partir de la définition du libéralisme donnée par l’auteur : une unité profonde qui « réside dans son anthropologie, une anthropologie dont le fondement est, indissociablement, l’individualisme et l’économisme ». En effet, avec l’individu comme absolu dans une économie intégralement ouverte et hors de contrôle, elle-même conçue comme absolutiste, nous avons là une définition juste du libéralisme contemporain.

    Cependant, la question sera aussi celle de la mise en œuvre d’une anthropologie autre, dans un futur politique concret. La première étape à laquelle s’attache de Benoist pose un fondement : quelle est l’idéologie à combattre ? demande-t-il. La dernière étape sera celle d’une anthropologie contraire mise en œuvre dans le réel. Entre les deux ? Il est possible de croire en une révolution qui viendrait, comme un acte de foi ; il est sans doute plus probable d’envisager une seconde étape passant par une victoire dans le cadre électoral actuel et débouchant sur un retour aux économies d’avant l’ouverture effrénée des frontières, ce qui ne fonctionnait pas si mal finalement.

    Cette seconde étape ne demandera pas de compromis avec le libéralisme, juste d’accepter que « la nation puisse encore être un cadre révolutionnaire provisoire », ce qu’une Chantal Mouffe, par ailleurs lue par Alain de Benoist, a très bien compris. De cette façon, « la nation pourrait être le meilleur chemin vers un retour à l’identité de l’Europe ». Demain, au fond, cela nécessite aussi une stratégie.  ■

    libéralisme.jpg

    Matthieu Baumier 

    ContreLibéralisme.jpg

    Alain de Benoist, Contre le libéralisme, éditions du Rocher, 2019, 340 p., 19,90 €

  • SOCIÉTÉ • LE CORBUSIER, LE FASCISME ET LES FÂCHEUX

    Le Corbusier

    Par Jean-Christophe Buisson

    3658649930.jpg

    ... Faire de la place pour les aigris se piquant d'écrire et de penser. 

    Une poignée d'intellectuels-procureurs à peu près tous inconnus et appelés à le demeurer réclament au ministre de la Culture de ne plus soutenir l'oeuvre de l'architecte Le Corbusier (1887-1965), à qui la commune de Poissy projette de consacrer un musée.

    Motif ? Ses rapports ambigus au fascisme et à l'Etat français du maréchal Pétain. Ce type de procès n'est pas nouveau. Régulièrement, on ressort les vieux dossiers de ceux ayant frayé, il y a 80-90 ans (!), avec l'Action française, Vichy ou le fascisme. Quitte à mettre tout le monde dans le même panier.

    XVMca828a5e-72b9-11e7-8bbb-ff6842e638f6.jpgChiche ? Dans ce cas, brûlons les livres du conununiste Aragon qui fut l'ami (voire plus) de Drieu la Rochelle.

    Déchirons l'ceuvre du pape du radicalisme, le philosophe Alain, coupable d'éloges appuyés d'Adolf Hitler à la fin de .sa vie. Cessons les fouilles archéologiques, qui obéissent à la loi de 1941 portant le nom du ministre de Vichy Jérôme Carcopino. Crachons sur les poèmes de Paul Claudel, qui chanta Pétain, et maudissons Henri Pourrat et François Mitterrand, décorés de la Francisque.

    Quant à Proust, Apollinaire, Malraux, Bergson, Blanchot ou Gide, admirateurs de Maurras, les extirper des bibliothèques et des programmes scolaires semble un minimum. Cela ferait de la place pour les aigris se piquant d'écrire et de penser.  ■ 

    Source : Figaro magazine, dernière livraison. 

    Jean Christophe Buisson est écrivain et directeur adjoint du Figaro Magazine. Il présente l'émission hebdomadaire Historiquement show4 et l'émission bimestrielle L'Histoire immédiate où il reçoit pendant plus d'une heure une grande figure intellectuelle française (Régis Debray, Pierre Manent, Jean-Pierre Le Goff, Marcel Gauchet, etc.). Il est également chroniqueur dans l'émission AcTualiTy sur France 2. Son dernier livre, 1917, l'année qui a changé le monde, vient de paraître aux éditions Perrin.

    XVMe6d08b2a-67e2-11e7-a217-4e3a6d45d0e7-200x240.jpg

    1917, l'année qui a changé le monde de Jean-Christophe Buisson, Perrin, 320 p. et une centaine d'illustrations, 24,90 €.
  • Cinéma • Rebelles

    Par Guilhem de Tarlé     

    A l’affiche : Rebelles, un film français d’Allan Mauduit, avec Cécile de France, Yolande Moreau, Audrey Lamy et Simon Abkarian.

    GT Champagne !.JPG

    « On fait rarement dans la dentelle
    Quand on a une âme rebelle  »

    Etre Rebelle, Jean-Pax Mefret le chante dans Les galères, et je me le sens pleinement.

    C'est donc vraiment pour ce titre Rebelles que je suis allé voir ce film car si le casting est tentant la bande-annonce vue sur allo-ciné ne l'était pas.

    Mais oui  je suis rebelle, et l'ai toujours été depuis un certain 21 avril 1961... Il paraît même qu'à 9 ans, en 1956, je l'étais déjà !

    Et je le suis de plus en plus avec, en permanence, mon gilet jaune sur le tableau de bord de ma voiture.

    maxresdefault.jpgRebelle, c'est à dire contre tout ce qui est pour, et pour tout ce qui est contre... Vaste programme comme disait l'Autre, celui précisément contre lequel j'ai forgé mon « âme rebelle ».

    Etre rebelle, c’est dénoncer la novlangue et le politiquement correct, c’est appeler un chat, un chat, et Macron, un fripon.

    5118033.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx-4113012.jpgC’est défendre la culture de vie contre la culture de mort, défendre le mariage de l’homme et de la femme et ignorer les paires ; c’est contre l’invasion et le Grand Remplacement prôner la recolonisation de l’Afrique ; c’est affirmer que les ères climatologiques (réchauffement et glaciation) sont aussi vieilles que le monde et refuser les taxes écolo et la dénaturation de nos paysage par les éoliennes ; c’est constater que « l’insécurité routière » - comme ils disent – est moindre que l’insécurité hospitalière avec les maladies nosocomiales…

    C’est, contre la laïcité laïciste maçonnique, continuer à dire : « France, fille aînée de l’Église » en rappelant que la véritable laïcité est paradoxalement chrétienne : « Rendre à César, ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu ».

    C’est rappeler, face à « la deuxième religion de France », dite « de paix et d’amour » : « Hors de l’Église, point de Salut ».  etc… etc… etc…  

    rebelles-albertine-productions-854x570.jpgRien de tout cela, malheureusement, dans la réalisation d’Allan Mauduit, et le titre Rebelles me paraît usurpé, et même fallacieux avec le message subliminal, au début et à la fin, des « aérogénérateurs » qui dominent la ville de Boulogne sur Mer.

    Ces prétendues Rebelles nous livrent néanmoins une comédie amusante, même si, violente, scabreuse et peu morale, elle ne fait précisément pas « dans la dentelle ».  ■  

    PS : vous pouvez retrouver ce « commentaire » et plusieurs dizaines d’autres sur mon blog Je ciné mate.