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Un peu de politique-fiction : d'un dialogue bien réel, à un autre qui, même si l'on peut aisément l'imaginer, restera hélas dans l'ordre du virtuel...

            Au Printemps du Livre de Montaigu, le Prince Jean a pu dialoguer avec Eric Zemmour.

            Ensemble, ils ont parlé de la France, évidemment, de l’héritage romain et –comme nous le faisions remarquer récemment- du fait que, si les rois de France se voulaient effectivement héritiers de la politique de civilisation des empereurs, et porteurs comme eux d’une sorte de message universel – de ce point de vue de la Civilisation - les rois ont, dès la troisième dynastie (celle des Capétiens) rompu avec ce que Bainville appelle « la chimère impériale » dans laquelle s’étaient « épuisées » - ajoute-t-il encore - les deux premières : la Mérovingienne (fondée par Clovis) et la Carolingienne (de Charlemagne)…

              Ce dialogue Prince Jean/Eric Zemmour fut courtois, intéressant et positif…

              Il fait regretter qu’un autre dialogue, qui serait lui aussi fort intéressant, n’ait pas lieu, sur un sujet tout à fait différent, certes, mais non moins important : un dialogue entre le Prince et Martine Aubry sur le quinquennat et, bien au-delà, sur les Institutions, au sens large…

               Cette rencontre et ce dialogue relevant de l’utopie (hélas…) on est donc réduit à inventer le débat possible, en rapprochant les propos de l’un et de l’autre.

                 De Martine Aubry, d’abord (soyons galants…le Prince, descendant direct d’Henri IV, le Vert galant, ne nous en voudra pas de faire passer les femmes d'abord !…) :

                « Je pense qu’il est bien difficile de changer une société en étant élu pour cinq ans », observe la Première secrétaire du PS. « Il faut donner le temps pour que la réforme soit comprise et que les gens se l’approprient. Pour moi, être à la tête d’un pays, c’est faire en sorte de le projeter dans l’avenir… Le temps actuel est un temps qui ne permet pas de prendre en considération la complexité de la société, le temps de la démocratie et le temps de l’action …Du coup, on est obligés de faire les choses rapidement et brutalement, car la visée électorale est plus importante que la visée politique ».

                  L’analyse est juste et fine. Même s’il ne faut pas se leurrer –Martine Aubry ne va pas crier Vive le Roi ! demain matin…- elle mérite qu’on la relève…

                  Le Prince Jean pourrait lui répondre en face ce qu’il lui a de toutes façons répondu : vous avez d’autant plus raison -lui dirait-il (1)- qu’il ne s’agit même pas de quinquennat, mais de... trois ans :

               « Le quinquennat n’a pas arrangé les choses car il oblige à faire une politique à court terme : trois ans. Il n’y a qu’un règlement des affaires courantes et pas de projet politique à long terme. Le roi, lui, peut se projeter dans l’avenir ».

               Il ne serait pas passionnant, ce débat ?

               Il est bien dommage que l’on ne puisse que l’imaginer…

(1) : ajouterait-il « chère Martine » ? cela se fait beaucoup actuellement, dans le microcosme, mais le Prince Jean n’est pas le microcosme !…

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