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Assez, de ces travestissements de l'Histoire, de cette flagellation/repentance aussi inepte que malsaine. Ou : Cette France où l'on a tant sauvé de Juifs (I/II)

(En réponse aux récents propos scandaleux de François Hollande, qui, finalement, ne font que rejoindre l'obsession de BHL, qui ne cesse de critiquer le "maurrassisme" et de dénigrer une France, selon lui, aigrie et haineuse... Une bonne façon, ces pages redécouvertes au hasard des lectures et relectures d'été, de rester dans l'actualité immédiate, et de mettre une fois de plus "les points sur les i"...)

 

Des fleurs en enfer  (1/2)

 

          Dans une pleine page du quotidien La Provence (1), Catherine Estève a mis avec bonheur à la portée du plus grand nombre ce qu’elle appelle, avec  justesse,  « une incroyable histoire », jusqu’alors connue seulement de l’Ordre des Dominicains et de quelques témoins.

          Il s’agit de ce que l’auteur appelle « L’histoire secrète des jeunes juives de la Sainte-Baume » (tel est le titre de son article), ou comment une vingtaine d’Allemandes et de Polonaises furent sauvées de la déportation par les frères dominicains. Catherine Estève avait commencé par rendre compte du récent ouvrage de Didier Nebot,  paru aux Editions Pascal (2) , « Et les enfants furent sauvés … »

          Mais, comme souvent, elle a été comme saisie, et comme  emportée par son sujet. Il faut dire que celui-ci est grandiose, épique au sens premier et essentiel du terme : en 1941, en un temps  de barbarie triomphante, quelques personnes, dépourvues de tout, sans autres armes que leur intelligence et bien sûr –et surtout…- leur Foi ont réussi l’impensable (3) : cacher, pour les sauver, des enfants promis à la mort.

          Ecoutons Catherine Estève : « Ici (à l’Hôtellerie de la sainte-Baume, ndlr), des jeunes filles juives ont été confiées par l’OSE (Œuvre de Secours aux Enfants), au Père Piprot d’Alleaume, responsable du lieu, qui les a hébergées, cachées et avec la complicité de religieuses et de résistantes, a même crée une école hôtelière pour rendre leur présence plus crédible. A partir de 1941 s’organise alors une vie parallèle pour sauver une vingtaine de jeunes filles, d’origine allemande et polonaise, de la déportation. Un acte héroïque pour un frère dominicain qui ne parlera jamais, jusqu’à sa mort.

          Aujourd’hui, seule une plaque dans l’hôtellerie témoigne de ces faits historiques et le frère Henri-Dominique, qui s’apprête à diriger l’établissement, raconte ce que les archives des Dominicains ont précieusement conservé : cette école hôtelière pour laquelle les sœurs se sont improvisées professeurs de cuisine, l’arrivée de jeunes filles de la région pour « faire plus vrai » et faire oublier les autres qui parlaient si mal le français. Cette pièce de théâtre improvisée l’été, pour justifier la présence de celles qui ne rentraient pas chez elles et aussi ces conversions qui ont suscité pas mal d’interrogations dans la communauté juive.

          Quelques jeunes filles ont souhaité se convertir, elles n’ont pas subi de pression, mais pour ne pas se faire voir, on les incitait à assister à la messe le dimanche. Je crois que leur choix est venu spontanément parce qu’elles vivaient dans la peur d’être découvertes et auprès de religieuses », précise le frère Henri-Dominique.

          Une explication confirmée par Marie Wodowska, qui fut l’une de ces jeunes juives cachées à la Sainte-Baume. Aujourd’hui âgée de 81 ans, elle a accepté de témoigner pour la première fois… »

          A quoi tiennent les choses ! Un jour, Didier Nebot, médecin à l’OSE est « tombé » par hasard (dont nous savons bien qu’il n’existe pas….) sur cette histoire inconnue, alors qu’il écrivait l’histoire de  l’OSE . Ensuite, tout s’enchaîne : il retrouve Marie Wodowska, il prend contact avec les Dominicains et souhaite maintenant voir le Père Piprot d’Alleaume reconnu comme « Juste parmi les nations ». 

          « Là où le péché abonde, la grâce surabonde », proclamait Paul aux Romains (5,20).        

 

 

(1)    La Provence, dimanche 29 juin 2008.

(2)    « Et les enfants furent sauvés... », de Didier Nebot (Préface du Père Patrick Desbois), 2008 ; format 16/24, 160 pages (8 pages photos), 17,50 euros.

(3)  Nous verrons, dans l’article de l’Express que nous citerons    à  la suite, que ce fait fut bien loin d’être unique, et que la France peut s’enorgueillir – mais orgueil, dans ce cas, pris au bon sens du terme… - d’avoir été un « pays de Justes »…. Dans les pages noires de cette période vraiment peu attachante, voilà des moments de fraîcheur, d’espoir et de Lumière. Des fleurs en enfer....

Commentaires

  • - L'anti-maurrassisme officiel de Hollande s'explique vous le savez par une éducation maurrassienne. Rien ne dit qu'il ne soit en réalité aussi maurrassien que Mitterrand. De même l'antiracisme de BHL fait oublier le passé colonial de sa famille, l'antipétainisme de Chirac que son père travaillait pour des avionneurs qui ont mis leurs outils industriels au service de l'Allemagne, etc., etc., suivant le processus social classique. Pour ma part je crois que la culture de gauche après guerre doit beaucoup à l'"Action Française", qui n'a jamais eu d'autre rôle avant la guerre que d'animer la vie culturelle française et de jeter de jeunes excités dans la rue, suivant la méthode que la gauche applique aujourd'hui. Il est de notoriété publique que les journalistes qui ont fait la réputation de l'AF autrefois se tamponnaient bien du roi de France.

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