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Danger: les dépenses publiques locales dérapent !...

          Il devient urgent de faire quelque chose pour limiter, puis inverser, l'accroissement inconsidéré des dépenses publiques locales.

          La lecture du Livre Noir des Régions socialistes est fort instructive à ce sujet.....

          Les dépenses locales évoluent plus rapidement que les dépenses nationales (3,4% par an - de 1980 à 2008- contre 1,9% !..... Les dotations de l'État aux collectivités territoriales augmentent même plus vite que les autres dépenses: 2,1% par an contre 1,3%. L'argument des socialistes (qui avancent la décentralisation, donc de nouvelles prérogatives mais aussi de nouvelles charges; et un soi-disant désengagement de l'État) ne tient pas: en effet un tiers seulement de l'ensemble des dépenses des collectivités concerne les régions et départements, qui sont les seuls concernés par les transferts de compétence.

          L'argent dépensé par les collectivités locales passe donc ailleurs. Où ? Essentiellement dans deux directions. Le recrutement insensé de fonctionnaires (clientélisme et copinage...), et les dépenses inconsidérées (1), qui tournent parfois aux petits services entre amis. La soupe est bonne, et on vient d'en avoir un exemple scandaleux avec la Communauté Urbaine de Marseille Provence métropole.

           Alors que les Français voient leur pouvoir d’achat fondre inexorablement et que le PS daube à longueur de journée sur le pouvoir d'achat qui n'augmente pas, les élus de base du PS donnent un démenti cinglant aux instances dirigeantes nationales du Parti. Le pouvoir d'achat augmente, en effet, et parfois même dans des proportions fort importantes, du moins pour certains.... Le socialiste Eugène Caselli s’est ainsi offert un joli cadeau pour fêter son élection surprise à la tête de la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) : il a augmenté considérablement son salaire, ainsi que celui des trente-trois vice-présidents qu’il a nommés.

          Désormais, le Président va gagner 5 424 euros brut, contre 3 549 pour le précédent occupant du poste,(Jean-Claude Gaudin, UMP). Soit + 52%. Même hausse pour les vice-présidents, qui passent de 1 777 euros à 2 712, alors que leur nombre a considérablement augmenté, de 19 à 33. L’augmentation a été votée par 93 voix pour, et 62 contre, et en un temps record . Cela n'est-il pas honteux et immoral ?

          On peut donc donner acte au gouvernement de ses louables efforts -même si le mouvement enclenché est encore bien lent....- pour réaliser des économies de fonctionnement, qui passent par la diminution du nombre des fonctionnaires. Mais si ces gains sont aussitôt annulés par l'embauche d'autres fonctionnaires, locaux cette fois; et s'ils sont comme annulés une deuxième fois par l'augmentation exponentielle d'une machine locale devenue folle et incontrôlable ?.....

(1): la lecture des perles recensées dans le Livre Noir est édifiante.....

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