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Les prix du mardi...

          le prix citron: à Yves Calvi. Invité, avec d'autres journalistes, à interroger Nicolas Sarkozy le jeudi 24 avril, il a mené son "affaire" plus comme un interrogatoire que comme un entretien; et il s'est comporté plus comme un procureur, demandant des comptes, que comme un journaliste, soucieux d'apporter au public les éléments qui permettront au-dit public de se forger son opinion.....   

            Était-il intimidé par l'enjeu ? Toujours est-il qu'il ne s'est pas départi, durant tout le temps qu'a duré son intervention, d'un ton vindicatif, qui tenait plus de l'agression que du journalisme. Il demandait des comptes à propos de ceux qu'il appelle des "sans papiers", et qui ne sont que des hors la loi en bon français (une langue que les journalistes devraient pourtant connaître puisque l'expression -orale ou écrite- est leur métier...). 

            Et il a délibérément choisi la provocation, ce soir là, en sortant de son rôle de journaliste pour prendre fait et cause, d'une façon outrancièrement partisane, pour les fraudeurs.....

            Cela est d'autant plus regrettable, et surprenant, qu'on connaît un autre Yves Calvi. Qui sait être vraiment journaliste, agréable et ouvert, cherchant avec ses interlocuteurs à bien poser les problèmes, pour mieux les comprendre: comme dans cette émission de "C d'ans l'air", consacrée à Marie-Antoinette, où il donnait la parole à tout le monde, et faisait preuve d'une réelle ouverture d'esprit.....

            Espérons que cette émission du 24 avril ne sera qu'une sorte d'allergie de printemps......

            le prix orange: à Manuel Valls. Le lundi 5 mai, sur LCI, Christophe Barbier interroge le maire d'Evry, qui répond sur fond de couverture de son livre: ""Pour en finir avec le vieux socialisme..." 

            Le fil conducteur de la discussion est une phrase de Manuel Valls: "Regarder le monde tel qu'il est". Christophe Barbier lui demande s'il est favorable à l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans (proposition rejetée d'une façon quasi unanime dans le PS), et la réponse est affirmative: "...tout simplement parce que nous allons vivre plus. Dans quelques années, il y aura deux millions de français qui auront plus de 85 ans...On va vivre plus et en même temps on sait que notre système de retraites demain ne peut pas être financé. Donc il faut trouver des solutions.

            L'allongement de la durée de cotisation est inéluctable, nous le savons tous. Dans les autres pays qui nous entourent, là aussi où il y a des gouvernements de gauche, l'âge de la retraite est à 65 ans. Regarder le monde tel qu'il est, la société française telle qu'elle est, cela veut dire travailler plus...."

            Voilà un réalisme et un pragmatisme qui rompent avec la langue de bois, et qui méritent d'être salués. Manuel Valls a clairement choisi son camp; il s'oppose lucidement et courageusement -sur ce sujet comme sur d'autres...- à une longue tradition d'idéologie et de refus du réel.....

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