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Aliette et Jean Raspail de nouveau réunis, ensemble dans le vrai Royaume...

"Ce qu'on appelle vie est de ne pas te voir;

ce qu'on appelle mort c'est regard qui commence...."

(Pierre Boutang)

Maintenant, Aliette Raspail voit, elle aussi; elle a retrouvé Jean, et le couple s'est reformé. Non plus sur cette terre, écrasé par les pesanteurs, mais libéré des médiocrités, bassesses et laideurs d'ici-bas : là-haut, plus haut encore que les étoiles que ce Don Quichotte ne cessait de regarder, faisant d'elles sa boussole vers ce royaume qu'il a tant cherché et tant aimé... 

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Un petit garçon rêvait d'un royaume.
Un roi - réellement, légitimement roi, mais de Patagonie - vivait seul, face à l'océan, dans un fort délabré de la côte du Ponant, attendant l'héritier qui recueillerait son rêve avec sa royauté. Il choisit l'enfant. Il lui fit partager les mirages de cette Terre de Feu où il n'avait peut-être jamais mis les pieds, mais qui était toute sa vie, son être même; il l'introduisit dans les mystères du royaume invisible qu'il portait en lui ; il le fit roi...
Le petit garçon devenu adulte est le personnage central dans Le jeu du Roi,  grande et belle histoire, pleine de significations, comme on n'en écrit plus, comme seul pouvait l'écrire Jean Raspail...

J'ai eu la chance de pouvoir l'interroger longuement, à Paris, avec un autre camarade, et, de la bonne trentaine d'entretiens que nous avons eus, ce ne fut certes pas le moins chaleureux. Puis, je l'ai revu, toujours à Paris, lors du repas du soir du Congrès de la Restauration nationale, auquel nous avait convié Hilaire de Crémiers. Assis, à sa table, en grand uniforme, Raspail parlait un peu de tout : nous nous présentâmes à lui, et je lui rappelai notre entretien, dont il se souvenait parfaitement; et aussi nos discours aux Rassemblements des Baux : alors il nous raconta comment il avait vécu cette participation au Rassemblement, et le souvenir le plus fort qu'il en avait gardé était celui de cet orateur qui sautait presque sur la tribune, et la faisait trembler : nous lui rappelâmes qu'il s'agissait de notre Vice-Président, Gérard de Gubernatis, qui parlait toujours en dernier, afin de conclure les discours par de l'énergie et de l'enthousiasme...

Maintenant, avec Aliette, qui vient de le retrouver, ce couple, chercheur inlassable de royaume, a terminé sa quête, en entrant dans le seul, le vrai Royaume qui pouvait le combler...

François Davin

Commentaires

  • Belle eulogie méritée d'Aliette et Jean Raspail, créateurs d'une chimère fantastique, le royaume virtuel et réel à la fois de Patagonie.
    Merci Monsieur Davin.

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