UA-147560259-1 UA-147538561-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Pays légal et contrôle de l’opinion, par Philippe Germain.

Le noyau dur du pays légal se com­pose de deux élites :

  • Le cœur du Sys­tème : l’élite financière.
  • L’ossature du Régime : l’élite politique.

Pour élec­to­ra­le­ment conser­ver le pou­voir, l’élite poli­tique contrôle le pays réel au tra­vers d’un effi­cace appa­reil de qua­drillage. Ses « clien­tèles » assurent la liai­son avec le pays réel.

philippe germain.jpgA l’ombre des dépu­tés, séna­teurs, ministre, secré­taires d’État, vit tout un petit peuple de clients, conseillers géné­raux et muni­ci­paux, d’obligés de toutes sortes, sans les­quels le pays légal serait sans prise sur le pays réel. Là ruis­sellent siné­cures et places dans les conseils d’administration : « , dira Maur­ras, voter, c’est man­ger. Voter, s’est s’assurer le vivre et le cou­vert. C’est don­ner au par­ti, à la petite orga­ni­sa­tion mili­tante, le moyen de durer sur les feuilles d’émargement ». Là, dans les cha­pelles laté­rales de la grande église répu­bli­caine, réside l’estomac du pays légal. Ce n’est pas une classe, encore moins une élite, mais un vaste réseau de petites clientèles.

Ce puis­sant treillis clien­té­liste, reste insuf­fi­sant pour garan­tir à l’élite poli­tique sa main­mise sur l’appareil d’État. D’où l’importance d’une troi­sième élite cultu­relle, nom­mée « qua­trième pou­voir » par le contre-révo­lu­tion­naire Edmond Burke (dès 1790)  et aujourd’hui média­cra­tie[1].

En Répu­blique, la domi­na­tion poli­tique du pays légal sur le pays réel, passe obli­ga­toi­re­ment par une élite cultu­relle orien­tant, contrô­lant l’Opinion. Effec­ti­ve­ment une majo­ri­té par­le­men­taire non assor­tie d’une majo­ri­té idéo­lo­gique ne peut légi­fé­rer que dans le pro­vi­soire. Le régime d’o­pi­nion lais­sant le champ libre aux idéo­logues, le noyau dur du pays légal, doit donc s’agréger l’élite culturelle.

La ques­tion des ori­gines se pose aus­si pour la média­cra­tie. Lais­sons au pro­gres­sisme sa psy­chose com­plo­tiste, aujourd’hui mutée en dénon­cia­tion du « com­plot com­plo­tiste ». Et oui, il faut savoir que la dénon­cia­tion du com­plot « aris­to­cra­tique[2] » se déve­lop­pant dès juillet 1789, remonte à l’abbé Sieyès (1788).

Lais­sons aux popu­listes la dénon­cia­tion de la média­cra­tie, comme une « fausse élite ». Le maur­ras­sisme la sait héri­tière de « l’Intelligence », cette élite qui au XIIème siècle (le Grand siècle !) s’équilibra avec l’élite finan­cière (l’Or, pour Maur­ras) et l’Aristocratie (le Sang, pour Maur­ras). Sa dégra­da­tion com­men­ça au XVIIIème siècle (Rous­seau), se déve­lop­pa au XIXème (Hugo), se trans­for­ma en « Par­ti intel­lec­tuel », avec l’Affaire Drey­fus (Zola), s’imposa après 1945 (Sartre) et culmine depuis 1968. Aujourd’hui l’Intellectuel vit confor­ta­ble­ment, mais asser­vi au Pays légal par sou­mis­sion aux ins­tru­ments cultu­rels mis en place par l’É­tat démo­cra­tique, avec au pre­mier rang le mono­pole uni­ver­si­taire. Asser­vis­se­ment à l’élite poli­tique, via l’argent public et via la force de l’élite finan­cière. Pour obte­nir places, gloire en ron­geant les os du pays légal, l’Intellectuel se roule au niveau des chiens.

Qui est-il cet Intel­lec­tuel ? Il est le « maître à pen­ser », sui­vant l’expression de Paul Bour­get. Il est uni­ver­si­taire, artiste ou jour­na­liste sélec­tion­né sur l’intériorisation du poli­ti­que­ment cor­rect. Il pro­fite de son sta­tut social pour influen­cer les consciences en ins­tru­men­ta­li­sant l’argument d’autorité. Son influence de mani­pu­la­teur est faci­li­tée par le déra­ci­ne­ment du pays réel, contraint à choi­sir entre une culture de masse appau­vrie, et « La » culture des intel­lec­tuels, dis­til­lée sur la chaine d’Etat « Arte »

Le poids de son influence s’est pro­gres­si­ve­ment accru :

  • avec le déve­lop­pe­ment des canaux de com­mu­ni­ca­tion attei­gnant aujourd’­hui chaque foyer. Ecou­tant naï­ve­ment les jour­na­listes, le pays réel accepte ses chaînes démo­cra­tiques car il est per­sua­dé de choi­sir libre­ment ses gouvernants.
  • avec la mul­ti­pli­ca­tion des nou­velles pro­fes­sions liées à I ‘ani­ma­tion d’une socié­té de spec­tacles, qui deviennent les relais de I ‘hégé­mo­nie pro­gres­siste sur la vie quotidienne.
  • Avec la mon­tée élec­to­rale du natio­nal-popu­lisme fai­sant de la média­cra­tie le der­nier bar­rage au « camp du mal » par l’articulation de la peur et du mensonge.

L’élite média­tique est à la fois cler­gé laï­ciste dif­fu­sant les valeurs répu­bli­caines mais aus­si com­plice de l’actuel Isla­mo-gau­chisme et en pointe sur la cam­pagne de décons­truc­tion menée par le front des radi­ca­li­tés (indi­gé­nisme, gen­der, LGBT, fémi­nisme, ani­ma­lisme, transhumanisme…).

Cette troi­sième élite cultu­relle, agré­gée au cœur (élite finan­cière) du pays légal, a son ossa­ture (élite poli­tique), a ses clien­tèles (son esto­mac), en est le véri­table pou­mon. Mais qui est la tête du pays légal ?

Ger­main Phi­lippe ( à suivre)

Pour lire les pré­cé­dentes rubriques de la série «  L’Islam menace prin­ci­pale », cli­quer sur les liens.

  1. France,  mai­son de la guerre
  2. Mai­son de la trêve et ter­ri­toires per­dus de la République
  3. Impact sur la France de la révo­lu­tion isla­miste de 1979
  4. Les beurs et la kalachnikov
  5. Le plan d’islamisation cultu­relle de la France
  6. Islam radi­cal et bar­ba­rie terroriste
  7. Pas d’amalgame mais complémentarité
  8. Pôle idéo­lo­gique islamiste
  9. Pôle idéo­lo­gique des valeurs républicaines
  10. Face au dji­had cultu­rel : poli­tique d’abord !
  11. Prince chré­tien et immi­gra­tion islamisation
  12. Le Prince et la France chrétienne
  13. Le Prince chré­tien et la laïcité
  14. balayons le défai­tisme républicain
  15. Balayons le défai­tisme démocrate.
  16. Refe­ren­dum sur l’immigration
  17. Moi, j’ai dit pays légal ?
  18. Le noyau dur du pays légal

[1] Ce terme appa­rait au début des années 1990.

[2] Son retour­ne­ment anti­ma­çon­nique par l’abbé Bar­ruel arri­ve­ra dix ans plus tard (1798).

Source : https://www.actionfrancaise.net/


Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel