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Affaire Traoré : trop, c’est trop !, par Jacques de Guillebon.

Manifestation à Paris contre les prétendues violences policières © Flickr

Source : https://lanef.net/

À peine sommes-nous sortis de nos grottes que la grande guerre de notre temps a repris. Sans crier gare, nous voilà jetés dans un cauchemar dont on nous reproche en sus d’avoir depuis quarante ans voulu l’éviter : celui de la confrontation « raciale », ou au moins civilisationnelle. Sans crier gare, des familles Traoré et des Tchétchènes tapant sur des Maghrébins et réciproquement viennent squatter les feux de l’actualité, imposant leur sous-ordre à la France entière. Sans crier gare ? Nous, nous rigolons. Ça fait donc, comme on vient de le dire quarante, voire cinquante ans qu’une partie lucide de la France avertit des dangers encourus par, disons-le nettement tellement c’est évident, une immigration de masse, inorganisée, subie, ressemblant de plus en plus à une invasion même si les moyens employés ne sont certes pas guerriers.

6.jpgC’est un truisme, mais la dénégation de nos « élites », d’une grande part de la bourgeoise et même de nombre de Français de base a été telle devant le phénomène qu’il convient de le rappeler : ce n’est pas un « multiculturalisme » que l’on a créé ici, mais un « multicivilisationnisme » – quoique le mot soit hélas imprononçable. Car pétrie de différentes cultures, la France l’a toujours été et, que ce soit passé de manière volontaire ou parfois un peu forcée, un Alsacien qui ne partageait pas la même cuisine, les mêmes vêtements, le même patois ou la même structure familiale qu’un Picard, un Basque ou un Savoyard avait fini par former avec eux une seule patrie, une seule nation, une seule France, au nom d’une idée supérieure et surtout parce qu’il n’avait pas été déplacé de son territoire d’origine, sauf s’il « montait » à Paris. Mais bref, il n’était pas un migrant, et surtout la civilisation au sens fort sur laquelle il était greffé était la même que celle de ses compatriotes, savoir la raison grecque, l’ordre romain et la sainteté catholique. On se souvient de la réponse de Mitterrand sur les frontières de l’Europe : « Partout où il y a des monastères bénédictins. » Ça, c’est dit.
Ainsi donc on a introduit des germes d’une ou de plusieurs autres civilisations au sein de la nôtre et non pas dans des proportions exotiques, mais à des taux insupportables. En nous racontant au début qu’on était tous pareils, qu’il n’y avait pas de races (ce qui est vrai, pour nous autres occidentaux chrétiens) et que tout ça finirait bien, en un brouet général et généreux, que la fusion opérerait certainement (par l’opération de quel laïc saint-esprit ?) ; puis on nous a, au contraire, demandé de respecter la très sacrée différence avec les populations allogènes, au nom de l’ouverture d’esprit ; puis enfin, et c’est l’actuel et dernier acte, de nous incliner, de nous prosterner, de nous vautrer honteusement et humblement devant cette différence, nous autres censément dominants, pleins de malice, de péchés éternels et d’ignominie. C’en est trop. C’en est évidemment trop.

La tactique du diable
Selon l’habituelle tactique du diable, cette dialectique s’appuie sur ce qui demeure de nos sentiments chrétiens, viciés, détournés et retournés : remplis de componction, de scrupules et de repentance par deux mille heureuses années chrétiennes, on nous fait accroire que nous devrions demander pardon à ces gens, les Traoré par exemple qui seraient les petits frères de George Floyd, juste parce qu’ils sont « Noirs ». Mais non. Nous n’avons d’abord à demander pardon à personne collectivement, et encore s’il le fallait, peut-être nos descendants d’esclaves des îles seraient-ils de bons candidats. Mais pas les Traoré, récents immigrés au casier long comme le bras d’un Waffen SS, dont les aïeux furent peut-être des trafiquants d’esclaves. Mais non, la France qui les accueille, les solde et les nourrit, ne leur doit rien de plus. Eux-mêmes nous doivent. De la même façon que cette racaille qui fout le feu aux banlieues de Dijon pour régler des comptes tribaux entés sur du banditisme. Mais non, c’est au contraire toutes ces populations qui doivent nous dire merci et nous demander pardon quand elle est délinquante, pille les ressources de la Caf, pourrit les classes de nos enfants et allonge la file de Pôle Emploi.
Nous demanderons pardon, à Dieu et à notre prochain quand nous l’aurons offensé, dans le secret d’une oreille et d’un confessionnal, et dans le plus profond de notre cœur. Pas sur des places publiques, où le délinquant réclame notre aveu avec une effronterie qui mérite des gifles.

© LA NEF n°327 Juillet-Août 2020

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