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Réaliser la transition écologique, un défi passionnant, par Louis Anders.

285712845.8.jpgSource : https://www.politiquemagazine.fr/

La transition écologique sans radicalité excessive est-elle possible ? Oui, affirme Philippe Murer dans un nouveau livre sur le sujet. Il suffirait d’une politique pragmatique suffisamment forte pour s’arracher aux lobbies de l’argent et de l’immédiateté. Cet économiste, qui avait coproduit une étude novatrice de la fondation Res Publica sur les scénarios de sortie de l’euro en 2013, avait intégré par la suite le Rassemblement national pour en refonder le programme écologique.

Mais la transition écologique, qu’est-ce que c’est ? Dans l’esprit de l’auteur, il s’agit en priorité d’une transformation du modèle agricole contemporain – destructeur du sol et des eaux –, d’un virage énergétique afin de supprimer les sources émettrices de CO2, et de règles destinées à réduire les déchets de consommation. Le tout sans en faire payer le prix fort à la population. Philippe Murer calcule les coûts (élevés) du passage à une agriculture biologique ou à une économie de l’hydrogène.

Une telle transition ne serait possible que par des politiques menées sur 5 à 25 ans selon les thématiques abordées. Elle s’appuierait sur « la régulation (des normes simples), l’État stratège, la commande publique et l’encouragement de l’investissement privé, l’utilisation de la banque centrale pour le financement ». La hausse éventuelle de taxes incitatives ne devrait advenir qu’« en dernier recours ». L’auteur estime qu’un tel programme serait créateur net d’emploi. « L’écologie n’est pas forcément un chemin pavé de sacrifices comme l’ont ancré dans nos esprits nombre de ses prophètes ».

Si cet ouvrage (peu synthétique) montre un attrait assez marqué pour le concept de décroissance, il n’en porte pas moins une vision relativement ouverte de la transition écologique. Et il rappelle que de véritables avancées ont déjà été obtenues par le passé. Ainsi des pluies acides dues au dioxyde de soufre qui ravageaient les forêts dans les années 80 ont été stoppées par la purification des carburants. Plus étonnant, les émissions de CO2 ont été réduites de 25 % en France depuis 1990. À noter par ailleurs que 90 % de la pollution plastique des océans provient de 10 fleuves situés en Asie et en Afrique, et non depuis une Europe ou des États-Unis souvent montrés du doigt. Il n’empêche : selon l’auteur, le modèle de production actuel demeure néfaste pour notre santé et il est nécessaire de le transformer en profondeur.

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