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Plaidoyer pour l’unité, par Gérard Leclerc.

L’Église, dans l’épreuve de la pandémie tient sa place propre d’instance spirituelle. Elle participe à l’élan de solidarité et d’unité. Mais il n’est pas toujours facile de garder son calme lorsque, par ailleurs, la polémique fait rage. Est-elle toujours illégitime ? Sans doute pas, à condition que le climat général n’en soit pas empoisonné.

gerard leclerc.jpgL’archevêque de Paris, dans son homélie d’hier soir à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, a invité les fidèles à se saisir de cette période étrange et éprouvante que nous vivons en ce moment, pour une révision intérieure, un examen qui nous permette de faire le point et de changer notre regard sur le monde. Je traduis avec mes propres mots ce que j’ai pu retenir de cette homélie, qui rejoint d’ailleurs la tonalité générale des responsables de l’Église. Une Église qui tente de trouver les moyens adaptés pour rejoindre un peuple chrétien privé de l’eucharistie. Mercredi prochain, en la fête de l’Annonciation, les évêques de France feront sonner toutes les cloches de nos sanctuaires, tous, les plus illustres et les plus humbles, et nous sommes conviés à célébrer l’événement en allumant des bougies à nos fenêtres.

Tout cela nous éloigne du climat de règlement de compte qui sévit un peu trop, à mon goût, dans le pays. Certes, il est légitime de réfléchir sérieusement à l’aptitude de nos dirigeants à gérer la crise actuelle. Il est normal de s’interroger sur la chaîne des responsabilités qui a abouti à notre situation de dénuement en fait de masques de protection, surtout pour le personnel soignant. De même, certaines polémiques sont justifiées, comme celle qui concerne la valeur thérapeutique de la chloroquine, ce médicament créé par le professeur Didier Raoult, à Marseille.

En tout état de cause, ce qu’il y a de défectueux dans notre dispositif sanitaire mérite un examen très sérieux. Cependant, un climat d’affrontement risque d’affaiblir ce qui devrait faire une bonne part de notre faculté de résistance, c’est-à-dire notre unité et notre fraternité. Je préfère, personnellement, qu’on ajourne, jusqu’à la fin de la crise du coronavirus, ce qui risque de déchirer le corps social. En revanche, je soutiens de toutes mes forces, en y participant, cette belle initiative, qui consiste, chaque soir, à applaudir de tout cœur la générosité héroïque de tous ceux qui se dévouent sans relâche au service des malades. Oui, nous avons tous besoin de nous retrouver dans ce climat de fraternité.

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 23 mars 2020.

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