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Vincent Lambert • Le Comte de Paris : « Personne n’a à juger de la dignité de la vie d’un de nos concitoyens »

Monseigneur le comte de Paris a publié hier le message suivant

168205_419268338107770_1930754385_n.jpg« Vincent Lambert, personne lourdement handicapée, va être aujourd'hui abandonné par la société et le corps médical, par l'arrêt de son alimentation et de son hydratation. 

Pensons aux autres personnes dans sa situation. Être privé de la capacité de marcher, de communiquer et de se nourrir seul ne peut être un motif de condamnation.

Depuis l'abolition de la peine de mort, personne n'a à juger de la dignité de la vie d'un de nos concitoyens, quelle que soit son « utilité» présumée. C'est pourtant ce qui se passe aujourd'hui. 

Soutenons les personnes qui, par la recherche, la médecine, l'accompagnement, ne laissent aucun des membres de notre société sur le bord de la route. Pour que l'État reste au service des plus faibles. » 

Domaine Royal, le 20 mai 2019

Le Prince a a joint à ce billet publié sur Facebook, le lien de cet article du Figaro

 
LEFIGARO.FR

Commentaires

  • S'agit-il d'un acharnement thérapeutique ? La réponse est probablement négative ... on peut penser que la mort du cerveau étant constatée, nous sommes plus près de la culture de tissus que de la vie. Dans ce cas nous serions pris au piège du progrès qui confère les apparences de la vie au corps d'une personne décédée depuis des années ... cette apparence trompeuse mobilise des moyens médicaux qui auraient pu être consacrés à sauver des gens bien vivants, victimes de la dictature de l'émotion.
    Il me souvient le cas d'un ami leucémique depuis des années encore bien actif ayant volontairement renoncé à imposer à notre société une charge financière qui était devenue selon lui trop lourde question de justice et de dignité ... 6 mois plus tard j'étais à son enterrement

  • J’ai été dans ce qu’on appelle-le locked in syndrome suite à un traitement médicamenteux et de cette horrible situation où vous restez conscient sans aucune possibilité de vous exprimer il reste en moi une certaine réticence à juger de ce qui doit rester strictement médical et traité au cas par cas.

    Si je comprends bien il s’agit non d’arrêter les soins mais de couper les vivres.

    L’horrible douleur qui consiste à mourir de faim et pire encore mourir de soif ne saurait être infligée à qui que ce soit.

    Si de bonnes âmes ne supportent pas la vue et la dépendance des plus faibles qu’elles aient le courage de tuer de manière rapide et de le faire elles- mêmes. Aucun médecin digne de ce nom ne peut se métamorphoser en bourreau.
    En cas d’intolérables souffrances une dose filée de morphine assure une aide efficace mais en aucun cas on ne prive de la nourriture .quotidienne . Aider et soulager d’accord et la loi actuelle remplit ce rôle.
    Transférez le malade ailleurs et cessons de prendre ce cas en exemple pour introduire chez-nous une euthanasie qui arrangerait bien nos finances.

  • mais où est l'église catholique ?
    honte, honte à elle !
    tous les évêques de France devait camper devant l'hôpital de Reims où Vincent est retenu prisonnier

  • les auteurs d'attentats sanglants ne se verront pas infliger la peine de mort
    mais, pour un grand handicapé, l'état et le corps médical décident de le condamner à mort
    et ne finassons pas avec le vocabulaire : le priver de soin, c'est la volonté de le tuer !...…….

  • Manifestement, nous vivons de plus en plus, en France et ailleurs, sous le règne de l'émotion pure. Quiconque est le plus déterminé et absolu dans l'expression de son émotion authentique empoche la mise dans l'opinion publique. Les parents de Vincent Lambert peuvent remercier notre système de protection médicale et sociale qui leur permet en leur nom propre, mais non pour le compte de leur fils qui ne peut s'exprimer, de tout exiger de la société sans limite de temps et de coûts en sa faveur ... aux frais le la société donc. Sous réserve d'éventuelles insuffisances dans la science médicale (ce que je n'ai pas compétence pour juger), il y a quelque chose d'irresponsable socialement dans leur acharnement à maintenir leur fils en vie végétative dans de telles conditions et sans limite de temps. En attendant, état de droit oblige, d'ultimes décisions de justice finiront par s'imposer dans cette affaire, dans un sens ou dans l'autre.

  • Merci pour votre message si juste en contraste absolu avec ces débordements d'émotion reposant de toute évidence sur l'incompréhension de ce que peut être le coma dépassé aboutissant à un état végétatif synonyme de mort cérébrale. Un tel état est la mort avec une apparence de vie due au maintien de tissus vivants "in vitro"

  • La sollicitude du Prince envers les plus faibles est à son honneur.
    J'avoue, par ailleurs, partager l'analyse raisonnable et pondérée de Gilbert Claret.
    La surenchère dans l'expression des émotions les plus absolues est aussi une des plaies de la société actuelle.

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