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De Finkielkraut, dans Le Figaro

finki 1.JPG"...Il existe aujourd'hui, il faut le dire, un sentiment antifrançais en France. Des gens nés sur notre territoire, français eux-mêmes, désignent leurs compatriotes comme des «Gaulois», des «Babtous», des «faces de craie». Cette haine montante plonge beaucoup de commentateurs dans l'embarras car elle contredit leur vision du monde. Ils lui opposent donc une fin de non-recevoir en dénonçant la «droitisation» du débat public. Pour n'être pas contraints de penser à nouveaux frais par la mauvaise nouvelle idéologique, ils marquent d'infamie ceux qui la propagent.

Assiste-t-on, comme on dit, à une «droitisation» croissante du débat politique?

On accuse ceux qui s'inquiètent de la montée de sentiments antifrançais en France de «droitiser» le débat. Ils parlent, dit-on, comme le Front national. On reproduit ainsi la logique qui avait cours dans les années 1950 à propos du goulag. Dénoncer l'oppression stalinienne, c'était tenir le même langage que les réactionnaires et c'était affaiblir, du même coup, le camp du progrès..."

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