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Colloque du Cercle de Flore, "Maurras, 60 ans après..." : I. relation et photos

Il faut se rendre à l’évidence : Maurras intéresse toujours... 60 après sa mort, à l’aube du 16 novembre 1952, à la clinique de Saint-Symphorien-lès-Tours. Nous n’en donnerons pour preuve que le très grand succès du colloque organisé, samedi dernier 27 octobre, à Paris, à la Maison des Mines, par le Cercle de Flore, un succès auquel a également contribué une impeccable logistique. 

 

 De gauche à droite : Jean-Marc Joubert sur Charles Maurras et sa "déférente amitié" pour Auguste Comte, Axel Tisserand, modérateur, Rémi Soulié, sur Maurras et Evola, latinité et romanité, et Charles Saint-Prot, sur Nation et humanisme chez Maurras.

 

De gauche à droite : Gérard Leclerc sur Romantisme et classicisme chez Maurras, Jean-François Mattéi sur Maurras, entre Shakespeare, Baudelaire et Edgar Poe, l’abbé Guillaume de Tanoüarn sur Le paganisme de Charles Maurras dans Anthinéa

 Jean-François Mattéi sur Maurras, entre Shakespeare, Baudelaire et Edgar Poe

 

De gauche à droite : Martin Motte sur Maurras vu par Louis Denis-Valvérane, Antoine Foncin sur Charles Maurras et Léon Daudet et Arnaud Teyssier sur Un dialogue silencieux, Maurras, De Gaulle et la question des institutions.

 Stéphane Blanchonnet sur Charles Maurras et le néoclassicisme

 Emile Poulat sur Le Saint-Siège et l’Action française

 Dominique Paoli sur Maurras et Jeanne d’Arc

 De gauche à droite : Emile Poulat, Dominique Paoli et Frédéric Rouvillois concluant sur L’Avenir de l’intelligence

De 9 heures 45 à 18 heures, après le message introductif de Michel Déon, de l’Académie française (voir encadré), la salle, toujours comble, a écouté avec un intérêt sans cesse renouvelé — comme en ont témoigné les questions posées aux intervenants — les communications successives qui, en dehors de tout préjugé, visaient à révéler les aspects multiples et variés de la pensée du Martégal (voir le programme). C’est pourquoi, aucune thématique autre que « Maurras, soixante après » n’avait été imposée. Cette liberté initiale était en effet la mieux à même de laisser surgir, à travers l’arbitraire du choix des intervenants, tous de très haute qualité, la richesse d’une œuvre — littérature, politique, philosophie, poésie, histoire : Maurras aborda tous les domaines de la pensée —, une œuvre dont l’auteur voulut toujours assumer le risque intégral.

A celui qui avait « [...] rêvé de t’offrir, ô Rose de l’Idée,/ Ce ruisseau d’une flamme immortelle : mon sang »,

on ne prit que la liberté. Ou du moins le crut-on, car il l’avait en lui-même, ce qui lui permit d’échapper jusqu’à la fin au péché du désespoir.

« Je ne conduis vers mon tombeau/ Regret, désir, ni même envie,/ Mais j’y renverse le flambeau/ D’une espérance inassouvie »,

une espérance qu’ont renouvelée ces quelques heures passées en compagnie « d’un homme qui, cinquante ans de sa vie, a honoré les lettres et le génie français » (André Fontaine, Le Monde du 18 novembre 1952).

Les actes seront bientôt publiés, permettant à ceux qui n’ont pas pu assister au colloque d’en retirer toutefois la substantifique moelle.

Axel Tisserand, président du Cercle de Flore.

Blog du CRAF (Centre Royaliste d'Action Française) 

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