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L'analyse des "printemps arabes" dans le journal suisse Le Matin, et une question pour BHL (et consorts...).....

        Il est clair que, sur ce sujet, le journaliste partage notre scepticisme sur l'avènement radieux d'une démocratie angélique dans les pays du monde arabo-musulman secoués par les convulsions que l'on sait; et nos craintes sur une pression islamiste de plus en plus forte, poussant même carrément à la prise du pouvoir, au moins dans certains de ces pays, pays par les différents mouvements islamistes....

        C'est dans Le Matin du 6 septembre : http://www.lematin.ch/actu/monde/les-islamistes-bien-places-pour-tirer-profit-du-printemps-arabe?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

        Voici l'article mais, auparavant, cette simple quetion à BHL et à tous ceux qui "y ont cru", ou qui "y croient " encore : pour ne prendre que deux exemples :

- celui de la Lybie : avec cette déclaration  faite par Moustapha Abdeljalil (président du CNT, le Conseil national de transition) dans son tout premier discours à Tripoli : "L'Islam sera la principale source de la législation..."

- celui de l'Egypte : ce qui s'est passé tout récemment (saccage de l'ambassade israëlienne, drapeau israëlien brûlé, ambassadeur et sa famille exfiltrés d'urgence pour ne pas "risquer plus" etc....), cela va-t-il dans la direction qu'a imaginée BHL ? Certes, on peut toujours supposer - et ce n'est possible - qu'il s'agisse d'un prurit et que, finalement, les choses se calment, à défaut de s'arranger complètement . Il n'empêche : voilà une sorte de coup de semonce qui devrait onquitéer, du côté de BHL et Cgnie....
 

  

 Après la révolution, les islamistes bien placés pour tirer profit du printemps arabe (06. septembre 2011)  

Les mouvements islamistes ont deux options après les soulèvements du printemps arabe: jouer sur le vide sécuritaire ou se muer en parti politique. La seconde option est la plus probable, selon les experts.

Un enfant prie lors du soulèvement égyptien place Tahrir, au Caire.

Un enfant prie lors du soulèvement égyptien place Tahrir, au Caire.

Les groupes islamistes pourraient tirer profit du vide sécuritaire créé par les soulèvements populaires dans des pays arabes. Mais il est plus probable qu’ils se lancent dans la conquête du pouvoir politique, a estimé l’institut de recherche IISS dans son rapport stratégique annuel, mardi à Londres.

«Je ne dis pas qu’il y aura nécessairement des activités terroristes, mais la chute d’Etats sécuritaires est certainement quelque chose qui crée pour ces groupes des occasions de passer à l’action», a estimé Emile Hokayem, expert à l’Institut international d’études stratégiques (IISS), au cours d’une conférence de presse.
 
Les révolutions, qui ont éclaté ces derniers mois dans plusieurs pays arabes, ont apporté la preuve que le changement était possible sans le jihad, a-t-il cependant ajouté.

Jusqu’à récemment, «le jihadisme international bénéficiait du fait que ces groupes pensaient qu’ils ne pourraient rien faire chez eux, donc ils (les jihadistes) ont combattu ailleurs (...). Maintenant, ils ont une occasion (de se faire entendre) plus près de chez eux», a estimé le chercheur installé à Bahreïn.

Participer aux élections

«Des groupes islamistes, notamment des groupes violents, réalisent que pour être pertinents, ils doivent se lancer dans la nouvelle politique du monde arabe et cela veut dire participer aux élections», a-t-il assuré.

«Je ne serais pas surpris si nous voyions davantage d’anciens radicaux, en Egypte en particulier, s’engager en politique», a-t-il avancé.

Démocratie?

Les soulèvements populaires dans les pays arabes ne vont cependant pas se traduire nécessairement par l’avènement de la démocratie, a averti le directeur général de l’IISS, John Chipman, en présentant le rapport stratégique annuel de l’institut.

«Nous nous rappellerons de l’année écoulée comme de l’année du Réveil arabe et de ses conséquences plus larges. On ne s’en rappellera pas nécessairement comme de l’année où la démocratie a progressé», a-t-il estimé.

«Les transitions qui ont eu lieu jusqu’à présent restent à moitié achevées, et la promesse de résultats démocratiques reste liée au risque que font peser les sectes, des institutions militaires ou d’autres groupes qui pourraient détourner le processus» politique en cours, a-t-il ajouté.

Bataille décisive

Selon M. Chipman, «la bataille entre les forces de sécurité, les éléments libéraux et les groupes islamistes en vue de créer un gouvernement stable, démocratique et représentatif sera l’élément déterminant dans la période post-réveil».

Des soulèvements populaires ont éclaté au cours des neuf derniers mois en Afrique du Nord et au Proche-Orient, où ils se sont notamment soldés par la chute des présidents tunisien Zine El Abidine Ben Ali et égyptien Hosni Moubarak ainsi que du régime du colonel libyen Mouammar Kadhafi.

Le «Printemps arabe» a favorisé l’épanouissement de mouvements islamistes, notamment les Frères musulmans en Egypte ou encore le parti Ennahda en Tunisie, qui sont devenus des acteurs incontournables.

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