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Sur-administration, pléthorique et en croissance irrésistible : un Système de folie, et en folie….. montré du doigt par Bruno Cavalier.

            Dans son intervention télévisée du lundi 13 juillet, Nicolas Sarkozy a appelé les collectivités à suivre l'exemple de l'État en ne remplaçant pas un départ à la retraite sur deux : « Il n'y a aucune raison que l'État s'impose une gestion rigoureuse et que les collectivités territoriales, notamment les Régions, continuent une politique d'augmentation du nombre de fonctionnaires. »

            Georges Tron, secrétaire d'État à la Fonction publique, en a remis une couche dans Les Échos, deux jours après, évoquant « 340 000 emplois supplémentaires » entre 1997 et 2007 : « Il faut arrêter cette dérive. »

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Le Chef de l'Etat, interrogé le 14 juillet 2010 par David Pujadas

            Le dernier rapport de l'Observatoire des finances locales, présidé par le socialiste André Laignel, donne raison à Nicolas Sarkozy : « Chaque année, entre 2000 et 2008, hors transferts, les collectivités créent entre 30 000 et 40 000 emplois », note l'Observatoire dans son état des lieux du 6 juillet dernier. La Cour des comptes a constaté une augmentation spectaculaire de plus de 60 % des effectifs depuis 1980.

            Pourtant, plutôt que de s’en prendre aux Régions, ce seraient plutôt les municipalités qu’il conviendrait d'incriminer. La Cour des comptes a noté ce paradoxe : « Les plus fortes augmentations d'effectifs se sont réalisées dans les catégories de collectivités (communes et leurs groupements) qui n'ont pas été concernées par des transferts significatifs de compétences. »

            L'État n'a pas le pouvoir d'imposer cette règle aux collectivités territoriales, en raison du principe de libre administration. Mais il a des moyens de pression. Georges Tron compte sur le gel des aides de l'État aux collectivités pour les obliger à « faire des efforts ». L'État envisage aussi de moduler ses aides pour encourager celles dont la gestion sera la plus « vertueuse ».

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          De toutes façons, pour Bruno Cavalier (ci dessus), chef économiste chez Oddo Securities, la fuite en avant de la dette française n'est plus possible : «  L'Etat ne peut plus couper à "une véritable gouvernance de la dépense publique… Comment voulez-vous faire de l'équité sociale ou avoir les moyens d'épauler votre économie, quand la charge de la dette française absorbe l'intégralité de l'impôt sur le revenu, soit 45,8 milliards d'euros pour celui-ci et 47,5 milliards pour celle-là ?... L'Allemagne et le Royaume-Uni ont clairement choisi de faire porter leur effort sur les dépenses budgétaires…. »

          Et de poser « la » bonne question : « Pourquoi la France emploie-t-elle 500 000 fonctionnaires de plus que l'Allemagne, alors que sa population est inférieure de 20 % ? Pourquoi la fonction publique territoriale française augmente-t-elle pour faire face aux exigences de la décentralisation, sans que la fonction publique d'Etat décroisse symétriquement ?.... »

          En rappelant que « …beaucoup d'études montrent qu'un pays développé dont la dette publique approche 100 % du PIB voit s'amoindrir ses perspectives de croissance. La France vient de dépasser les 80 %.... 

          Et, lorsqu’on lui demande comment on en est arrivé là, et pourquoi il est si difficile d’en sortir, selon els apparences, Bruno Cavalier répond :« Parce qu'en France, le débat est politicien et plus particulièrement aujourd'hui pré-électoral…. »

          La réponse est politique : tout est dit….

Commentaires

  • la fonction publique territoriale, en claur, les Communes, est un rai gouffre. le livre de Sheppard ne fait que refléter une réalité. Je connais le milieu pour l'avoir fréquentée. quand vous avez un maire député,vous êtes certains de trouver dans sa permanence du samedi matin des gens à la quête d'un job pour eux ou un proche;
    quand au néotisme, n'en parlons pas. On est prêt à sacrifier l'efficacité d'un service au profit d'un fils d'un copain ou d'un collègue.

    Ilsuffit de fréquenter certains types d'établissements publics pour se rendre compte del'inutilité de lamajorité du personnel enplace et qui se comporteenvéritable proprétaire du lieu.
    jeles ai cotoyé plus de trente ans, j'ai appris à les connaître.

  • La caricature ne fait pas la vérité.

    La fonction publique territoriale est sans doute la fonction
    publique la plus appréciée des Français, avec la fonction
    publique hospitalière, car elle traite de leurs problèmes
    quotidiens, ceux dont l'Etat se décharge allègrement sur le
    compte du contribuable local, qui, au final paie, pour ainsi
    dire, deux fois.

    Si LEPAGE est tant au fait des choses, depuis plus de trente
    ans, il a dû lire les rapports de la Cour des Comptes de
    ces dernières années. Nous pourrons y revenir en détail
    s'il le souhaite.

    D'ores et déjà, à ces lectures, il a dû constater que les
    donneurs de leçons de l'Etat, Président de la République
    en tête, ne sont pas les payeurs, et que la gabegie dont ils
    font porter le chapeau à d'autres, est bien principalement
    de leur fait, que celle-ci est notoirement identifiée, et que
    le dogme "ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux
    partant à la retraite" est, tel qu'il est formulé, une parfaite
    ânerie, selon la Cour elle-même, et c'est peu dire.

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