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Les sifflets du stade (suite …) : Jacques Chirac, le baril de poudre et la boite d’allumettes…..

          Enfin un qui ne s’étonne pas ! L’étonnant n’est-il pas que l’on s’étonne ? demandions-nous (1) . Charles de Saint Sauveur, dans Le Parisien du 16 octobre, écrit un billet réaliste et lucide, sous le titre Ces élèves qui ne se sentent pas français.

          Normalement, quand on plante un pommier, on doit bien s‘attendre à récolter des pommes ! Oui mais voilà, le personnel du Pays Légal républicain (en général) et Jacques Chirac (en particulier) ne semblent pas forcément toujours branchés sur le bon sens de monsieur tout-le-monde. C’est-à-dire qu’ils donnent l’impression de penser qu’ils peuvent s’affranchir de cette dure loi d’airain, valable pour tous, en tous temps et dans tous les pays : à savoir qu'on a toujours, forcément et fatalement, les conséquences de ses actes.

          Et qu'ils refusent aussi son corollaire : Tu jugeras de l’arbre à ses fruits....

           Le Pays Légal, et Jacques Chirac, semblent plutôt adeptes de ce que l'on pourrait qualifier de pensée magique. On dirait bien qu’ils se sont imaginé qu’il suffisait simplement de répéter « Liberté, Egalité, Fraternité », ou « Valeurs républicaines«  ( ?! ) , pour qu’aussitôt, et comme par enchantement, toute personne venue d’ailleurs soit transformée en un citoyen vertueux, adepte et propagateur zélé desdites « valeurs » ( dont on aimerait bien d’ailleurs –un jour, une fois, rien qu’une fois....- que Chirac ou un membre du Pays Légal nous dise noir sur blanc quelles elles sont…). Un peu comme un sorcier qui fait, autour de son totem, une danse pour faire tomber la pluie. Il croit peut-être que sa danse va faire venir la pluie ; il est peut-être sincère. Mais bon, nous savons tous que si la pluie doit venir, ou ne pas venir, ce n’est pas la danse d’un sorcier qui va en être la cause…

           N’ont-ils pas agi un peu comme cela, Chirac et le Pays Légal ? N'ont-ils pas joué les apprentis sorcier, en faisant venir en masse des populations fort étrangères à nos mœurs, coutumes, croyances, habitudes fondamentales etc..., et en pensant d’une façon insensée que de simples paroles mille fois répétées suffiraient à les rendre solubles dans notre culture ? On voit bien qu’il n’en n’est rien, que la greffe ne prend pas (du moins pour une bonne part des nouveaux venus, pas pour tous…), et que cela n’a rien d’étonnant.

           En agissant comme il l'a fait en 1975, Jacques Chirac n'a rien fait d'autre que d'installer une poudrière chez nous, un volcan, une bombe à retardement......

          Voici le texte de Charles de Saint Sauveur : éloquent !

          Ces élèves qui ne se sentent pas français.....

          «Je ne suis pas du tout surpris par les sifflets », raconte Iannis Roder, professeur d’histoire dans un collège ZEP de Seine-Saint-Denis et auteur d’un livre-témoignage, « Tableau noir » (Editions Denoël, 16 €). « Après les matchs contre l’Algérie et le Maroc, je savais comment ce France - Tunisie allait se terminer… Dans mon collège, de très nombreux élèves, une quinzaine par classe environ, expriment une volonté affichée de désaffiliation nationale.

           Ils portent des sweat-shirts aux couleurs du Maroc, écrivent Algérie en force sur leur trousse, disent que la Marseillaise, que je leur fais apprendre en 4 e , n’est pas leur hymne, ou que ça sert à rien. Ils ont un vrai problème de positionnement identitaire : pas question d’apparaître français. Pour certains, être céfran, c’est la honte, c’est être un bouffon, un bolos (quelqu’un qui a peur), voire un jambon-beurre. Tous ou presque mais pas les Asiatiques préfèrent revendiquer la nationalité d’origine de leur famille, même lointaine. La France, ce n’est pas leur patrie, mais un pays dans lequel ils vivent, une nationalité administrative, juste des papiers. Bref, ils ne se sentent pas français. »

           Lors de la coupe du monde, ils soutiennent d’autres équipes

           Pendant la Coupe du monde 2002, raconte l’enseignant, ses élèves de 4 e et de 3 e soutenaient toutes les équipes possibles, mais pas la France. Et même quand elle gagnait, en 2006, ils lui disaient : M’sieur, y a pas un Français dans l’équipe ! Je me souviens que, lors d’un devoir d’éducation civique, une photo de trois joueurs Zidane, Karembeu, Petit était accompagnée de cette question : En quoi l’équipe de France témoigne-t-elle de la diversité de la population française ? Beaucoup m’ont répondu : Il y a un Arabe, un Noir et un Français… Seul le Blanc était considéré comme Français, alors que tous portaient le maillot tricolore », conclut Iannis Roder.

 

           Normalement, quand on plante un pommier, on doit bien s'attendre à récolter des pommes, non ? disions-nous au début de notre réflexion. Mais quand on crée la situation qu'observe Charles de Saint Sauveur, on doit s'attendre à quoi ?.....

           Merci, Chirac !.....

 

         

(1) : Voir la note Réaction n° 1 : « Ils » s’étranglent parce que La Marseillaise a été sifflée… : mais l’étonnant n’est-il pas que l’on s’étonne ?...... " dans la Catégorie " Ainsi va le monde" ( 16 octobre ).            

Commentaires

  • Et alors, en quoi cela nous concerne-t-il? La belle affaire! les tunisiens, algériens et marocains ne se sentent pas français? C'est bien normal ! Et la Marseillaise est sifflée? Le royaliste que je suis n'a jamais chanté de sa vie ce chant sanguinaire et populacier. Lesdits maghrébins sont supporters de l'équipe adverse à celle de la France ? Le plus souvent, je me félicite des défaites de cette équipe africaine de football, quand elle se fait étriller par de braves croates ou écossais! La dévalorisation des symboles républicains est plutôt une bonne affaire!

  • La france est devenue, qu'on le regrette ou non, une société multi ethnique et multiculturelle.
    La coexistance des communautés suppose l'acceptation par chacune d'entre elle de règles collectives définissant les un certain nombre de libertés fondamentales.
    Le modèle républicain est en crise. La République est foncièrement incapable à exprimer le bien commun général autrement que par la réfutation tatillonne des biens communs particuliers.
    En 1598 Henri IV décide de reconnaitre publiquement "la religion prétenduement réformée", après quarante ans de guerres de religions, au cours desquelles catholiques et protestants avaient une perception de leur différence autrement plus vive que celle qui sépare aujourd'hui les communautés présentes sur la sol français.
    Au travers de l'Edit de Nantes, cette reconnaissance va au delà de la simple liberté de conscience, mais accorde aux protestants des privilèges, c'est à dire des libertés collectives.
    En contrepartie de cette tolérance, tous s'accordent à reconnaitre l'autorité de l'Etat, d'autant plus nécessaire qu'elle est garante de ces libertés.
    Un exemple à suivre.

  • Cher Sebasto,
    Merci pour votre réaction qui a le mérite de traiter du fond et non des détails. C’est honnête. Bien que je n’aie pas le plaisir de vous connaître, je serais heureux de vous serrer la main à l’occasion. Ce qui ne m’empêchera pas de discuter vos formulations.
    La France, dites-vous, "est devenue une société multi ethnique et multiculturelle" et on ne peut que l’accepter. Vous pourriez dire également : "multireligieuse". Je remarque aussi que vous n’écrivez pas "une nation", mais une "société". C’est très significatif. La France au sens qui était le nôtre existe t-elle toujours ? Et le magma qui s’étale sous nos yeux est-il une nation ? Ce n’est pas sûr. Face à cette situation que vous considérez avec une prudente lucidité, vous rappelez la politique du bon roi Henri qui accorda des privilèges aux protestants, eux aussi en opposition avec l’unité spirituelle du pays. Me permettrez vous de vous rappeler que ces privilèges (en fait des démembrements de l’Etat) furent concédés après cinquante ans de guerres atroces, et conduisirent d’ailleurs à de nouveaux conflits. De plus, la société d’ancien régime n’était en rien individualiste ; absolument tout le monde obéissait à des motivations communautaires. Les droits concédés à certains groupes venaient en concurrence avec ceux des autres groupes, mais ne les mettaient pas en cause dans le princips. Il en est tout différemment de notre société que la politique républicaine, le jacobinisme, l’étatisme et le laminage par le marché ont réduit à un magma d’individus. Or les privilèges accordés aujourd’hui aux « minorités visibles » (discrimination positive, quotas, etc…), comme ceux que s’étaient arrogés d’autres minorités depuis bien longtemps s’accompagnent d’un interdit impitoyable lancé contre les autochtones, à qui il est défendu –à eux et à eux seuls- de sortir de l’atomisation. Je vous rappelle que la dénomination même de « français de souche » est considérée comme une infraction à la législation antiraciste. Les recensements punissent pénalement la mention de la nationalité. Et la Halde- que le présent blog a le courage de fustiger, rare chez les royalistes- invite les français à cesser de « rechercher les gens qui leur ressemblent » sans susciter de réaction dans nos rangs. La situation est donc tragique pour les français attachés à leur tradition : chacun a le droit de réclamer le droit à la différence, sauf nous. Dès lors votre remarque selon laquelle chacun doit respecter les valeurs communes tombe à plat : même en admettant que nous devions partager notre espace avec d’autres peuples, on ne peut partager que si l’on a le droit d’exister collectivement, et ce n’est pas le cas. En fait, quelle que soit l’aversion que le régime républicain puisse avoir pour des traditions étrangères installées sur notre sol, l’Islam, par exemple, il les préfèrera toujours à ce qu’il hait le plus : la tradition nationale. Dans ce jeu de la compréhension, du « respect du réel », de « la recherche de l’unité » nous sommes d’emblée perdants. Je n’y joue plus.

  • Cher Antiquus,
    Je vous remercie de vos amabilités et serais également très heureux de vous rencontrer.
    Je vous suis tout à fait dans votre analyse.
    Mais au fond, le multiculturalisme ne pose-t-il pas tant la question des identités minoritaires que celle de notre propre identité?
    En effet, l'Etat-nation a-t-il encore la capacité à mobiliser autour d'un grand dessein?
    Dans ces conditions l'individu n'est-il pas tenté de chercher sa destinée dans un héritage culturel, une langue, une religion ou autre...?
    Ne sera-t-on pas contraint d'inventer sous peu des règles de coexistence et de partage de souveraineté?

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