Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Alain Finkielkraut va à l'essentiel.....

           Sur France Inter, le jeudi 10 janvier , Alain Finkielkraut est "l'invité d'Inter" de Nicolas Demorand. Il explique que nous sommes engagés dans un processus de "dé-civilisation" et en prend comme exemple, pour le dénoncer, une abjection: Chez Ardisson, au cours de l'émission de rentrée de "Salut les Terriens!" sur "Canal +" on doit choisir le mort le moins important de l'année.


podcast  

podcast


          Et tous les invités, "en se marrant, en ricanant", de "voter" pour...le cardinal Lustiger ! "Ça, c'est la catastrophe du rire....On est dans un processus de dé-civilisation au moment où, au rire de l'humour, succède l'hilarité comme irruption convulsive des passions basses, affirmation du droit à l'abjection, invitation constante à la bassesse..." dit Finkielkraut.

          Bravo ! Il y a des paroles qui ne déshonorent et ne rabaissent que ceux qui les profèrent. Il y a aussi, a contrario, des paroles et des actes qui honorent ceux qui ont le courage de les assumer publiquement. Et là, Finkielkraut a, comme on dit, posé un "acte fort" contre la décadence morale....

          Faisons du 10 janvier 2007 le premier jour d'un combat quotidien contre la décadence; contre l'avilissement des coeurs, des esprits et des mentalités; contre la vulgarité et la bassesse: une vulgarité et une bassesse qui vont bien au-delà des mots, des attitudes, des gestes, car elles touchent à l'essentiel: en instaurant la dérision systématique, certains présentateurs comme Ardisson, Fogiel, Ruquier... détournent la télévision de ce qu'elle doit être et abusent d'un pouvoir en donnant à un moyen qu'on leur confie une orientation que l'on est en droit de remettre en question.

         Qu'ils pensent ce qu'ils veulent, qu'ils règlent leur propre existence en fonction de leurs convictions intimes: cela ne nous choque en rien. Mais qu'ils usent des médias comme ils le font trop souvent, c'est à dire pour promouvoir la bassesse et l'abjection -ce que Finkielkraut appelle, en gros, la "dé-civilisation"- nous pensons qu'ils n'en ont pas le droit, qu'ils se le sont arrogé, mais qu'il s'agit d'une usurpation illégitime.

         Avec et par l'immigration, la république "change le peuple". Mais la vulgarité, la bassesse, la "dé-civilisation" aussi "changent le peuple": par le moral, par le mental, par "la tête". Or c'est par la tête que pourrit le poisson...Le but de cette chroniquer sera de dénoncer, semaine après semaine, les présentateurs radio ou télé, chaque fois qu'ils récidiveront.....

Les commentaires sont fermés.