SOS Education et "l'interminable bouffonnerie de la réforme des rythmes scolaires"
Va-t-on en finir avec cette interminable bouffonnerie de la réforme des rythmes scolaires ? Ateliers relaxation, scoubidous, ou comptines, deux jours par semaine ou regroupés sur un après-midi, cela fait un an que l’on nous rabat les oreilles avec cette polémique insensée qui concerne exclusivement l’organisation d’activités péri-scolaires !
Pendant ce temps-là, on fabrique un million d’illettrés à chaque quinquennat, mais qui s’en soucie... Si ce n’était à pleurer, il y aurait pourtant de quoi rire, comme riaient les littérateurs russes de la bureaucratie soviétique : comment, à partir d’un constat quasiment unanime (la nécessité de 5 matinées de cours en primaire), arrive-t-on à une semblable cacophonie, sinon parce que notre système scolaire a atteint une taille critique telle qu’il n’est simplement plus du tout réformable ?
Si le Ministère et les syndicats enseignants avaient voulu au départ faire preuve d’un peu de bon sens, d’un peu de bonne volonté, on serait tout simplement repassé de 24 à 27 heures de cours comme c'était l'usage il n'y a pas si longtemps. Ce qui aurait permis de profiter des fameux “pics d’attention” sur 5 matinées, de se redonner du temps pour les apprentissages fondamentaux, et de revaloriser la rémunération des professeurs, qui en a bien besoin.
Au lieu de quoi, on a tronçonné les emplois du temps, levé une armée d’animateurs précaires, déchaîné le mécontentement des “gilets jaunes”, glissé des peaux de bananes sous le pied des élus locaux, créé un imbroglio administratif, réformé la réforme par décret, pour finalement mettre en place une nouvelle usine à gaz : le site internet http://5matinees.education.gouv.fr/, où vous pouvez espérer prendre connaissance des horaires de classe de votre enfant, sous réserve de modification bien entendu. Par césarienne, le “mammouth” a enfin accouché de sa souris.


A nos lecteurs qui ont déjà envoyé leur contribution, en 2012 et 2013, nous redisons nos remerciements chaleureux. Que leur envoi ait été de 5 €, ou bien davantage, ils ont apporté leur pierre.
Pour éviter des "débordements" à l'issue du match de football Algérie-Russie (Tiens tiens ! Il y aurait eu des débordements à la suite du match Algérie-Corée du Sud le 17 juin? Bizarre, on n'en a parlé nulle part...), une élue grenobloise a expliqué à la radio que des mesures avaient été prises dans sa ville, notamment en démontant le mobilier urbain "qui pourrait gêner" (sic !). 

En 2001, puis en 2007 et 2008, la France est humiliée sur son sol par les sifflets que lui adressent les « supporteurs » de l’Algérie, puis du Maroc et de la Tunisie. En 2009, à Marseille, des milliers de personnes descendent et saccagent Canebière et Vieux-Port à la suite d’un match Algérie-Egypte. Nouvel accès de fièvre vendredi dernier, à la fin du match Algérie-Russie : ce qu’une presse complaisante appelle des « débordements de liesse populaire » ressemble plutôt à une razzia sur les principaux de nos centres-villes. M. Valls qualifie ces incidents d’ « insupportables ». Le ministère de l’Intérieur annonce la mobilisation de milliers de gendarmes et de policiers, ainsi que des « moyens lourds » de maintien de l’ordre à l’occasion du huitième de finale Algérie-Allemagne de ce 30 juin. A quand l’état de siège ?



Demain, retrouvez, sous ce titre, le lundi de Louis-Joseph Delanglade. 



