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Biden plus dangereux que Poutine pour la paix du monde !, par Christian Vanneste.

Pendant que la France cultive sa nouvelle image d’Absurdistan européen en inventant le confinement à l’extérieur, nouvel avatar de la pensée compliquée du “en même temps” de notre génial Conducteur, le nouveau président américain compense une démarche physique hésitante par des propos d’une étonnante fermeté à l’encontre de son homologue russe, Vladimir Poutine, qui serait, selon lui, un “tueur” qui ne perd rien pour attendre le châtiment.

christian vanneste.jpgSi la France fonctionnait correctement, au lieu d’avoir un président obsédé par son image quotidienne et par sa réélection hypothétique dans un an, intervenant comme la mouche du coche dans la gestion de la crise sanitaire, à ceci près que la mouche, chez La Fontaine, n’est quand même pas parvenue à arrêter l’attelage, le Premier Ministre gérerait l’épidémie avec les organismes prévus pour ce faire , le ministère de la Santé, l’Agence Santé Publique France, la Haute Autorité de Santé, ou le Haut Conseil de Santé Publique, qu’on a cru devoir doubler par des Conseils qu’on n’écoute plus, et le Président pourrait régner sur son domaine réservé, la politique internationale. Mais non, mouché par Erdogan, renvoyé dans ses buts par les Libanais, il se blottit dans les bras de la puissante Allemagne au sein d’une Union Européenne dont il faut tout attendre, sauf qu’elle favorise nos exportations de matériel militaire, ou songe à quitter l’orbite américaine pour oser devenir la puissance qu’elle devrait être.

Or, avec Biden, c’est clairement le retour de la pensée du défunt Zbigniew Brzezinski à la Maison Blanche, sauf que le monde a changé depuis que l’ardent propagandiste de l’impérialisme américain, membre éminent de la Trilatérale, avait écrit “Le Vrai Choix”, en 2004. Il faut relire cet ouvrage et certaines de ses formules. “La puissance de l’Amérique … est aujourd’hui l’ultime garant de la stabilité mondiale”, “L’acceptation du leadership américain par le reste du monde est la condition sine qua non pour échapper au chaos” sont des phrases qui ne laissent aucun doute sur une conception de la politique américaine fondée sur le rôle missionnaire du pays propre à justifier moralement son droit à l’hégémonie… “ouverte” précise Brzezinski. Contrairement à ce qui a été martelé par les grands médias pendant quatre ans, l’homme dangereux à la tête des Etats-Unis n’était pas Trump, c’est aujourd’hui Biden. Le premier avait une politique marquée par la préférence nationale et la défense des intérêts de la nation américaine. C’était la voie vers une politique réaliste et multilatérale. Biden a relancé la vieille obsession qui consiste à voir dans la Russie le principal ennemi. C’est là une position idéologique plus que stratégique : la Russie n’est plus le rival que semblait figurer l’URSS. Elle n’en a ni les moyens, ni la volonté. Elle veut seulement ne pas être assiégée, conserver un rayonnement sur des pays qui lui ont été incorporés pendant des siècles, et au-delà exister dans le monde comme il sied à un membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies. De tentatives de déstabilisation en révolutions plus ou mois colorées chez ses voisins immédiats, de dénonciations d’assassinats curieusement maladroits en sanctions ciblées, c’est bien Washington qui fait la guerre à Moscou, et non l’inverse. Souvent au mépris du droit international, des droits humains élémentaires, avec un cynisme paré de discours moralisateurs ! Que dire de la guerre entretenue depuis dix ans en Syrie, de la présence d’une base américaine sur le territoire de ce pays, près de la frontière jordanienne, d’un soutien aux forces kurdes leur permettant d’occuper à l’est de l’Euphrate un territoire qui n’est pas peuplé de Kurdes sur lequel ils volent le pétrole dont les Syriens auraient le plus grand besoin en raison de la paupérisation du pays ?

Pourquoi cette haine de la Russie ? Parce que celle-ci représente au sein de la civilisation occidentale la résistance à l’idéologie américaine, ce mondialisme qui sous prétexte d’exporter la démocratie entend surtout procéder à un nivellement culturel réduisant le monde occidental  à un vaste marché de consommateurs abêtis, soumis au “tittytainment”*, au sein de leurs tribus broyées par les migrations. Le modèle américain face au modèle russe : voilà le vrai débat ! D’un côté, un pays d’immigrés unis par un mode de vie superficiel que toute crise économique peut remettre en cause et dont les communautés vivant côte à côte risquent d’être de plus en plus face à face. De l’autre un pays, certes composite, mais attaché à ses traditions, à son histoire, à sa riche culture. Si la France veut persévérer dans son être, c’est le modèle russe qu’elle doit choisir d’autant plus qu’il ne prétend pas imposer un système politique. La France peut parfaitement sauvegarder à la fois son identité culturelle et ses libertés, à condition de réserver celles-ci à ses citoyens et de renoncer à être le réceptacle de toute la misère du monde.

A plusieurs reprises, la France ne s’est sauvée qu’en pratiquant une stratégie de revers. Sous François 1er et sous Louis XIV elle s’est alliée au Grand Turc contre l’Empire. Elle devrait aujourd’hui avoir le courage de renouveler cette pratique indispensable à son indépendance et à sa survie. Cela veut dire : quitter l’Otan, et ne pas craindre de soutenir la Russie de la Crimée à la Libye en passant par la Syrie.

*« Tittytainment » est un mot-valise désignant un sous-système soutenu voire mis en œuvre pour inhiber la critique politique chez les laissés-pour-compte du libéralisme et du mondialisme. Il passe notamment par l’omniprésence de divertissements abrutissants et une satisfaction suffisante des besoins primaires.

Source : https://www.christianvanneste.fr/

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