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Sur le blog de notre ami Marc Rousset : 10 arguments en faveur de l’immigration qui sont faux (I/II).

Source : http://marcrousset.over-blog.com/

L’immigration est-elle une richesse pour la France ? Si l’on en croit le discours dominant, les arguments en faveur de l’immigration sont nombreux. Sur son site internet, l’internaute Je réinforme propose une excellente réfutation de ces arguments rabâchés sans fin par les immigrationnistes. Un travail à partager au plus grand nombre.
Polémia

L’immigration est de loin le sujet le plus tabou en France. Depuis des décennies, les mêmes arguments pour l’immigration, complètement éculés et généralement faux, sont répétés par les immigrationnistes, adeptes de la religion de la diversité.

Comment ces arguments peuvent-ils survivre, alors qu’ils ne reposent sur aucune réalité et que leur fausseté est vérifiable ? Tout simplement parce qu’ils sont devenus des mantras, des actes de foi que la plupart des gens ne questionnent pas, et qu’ils sont trop ignorants pour savoir qu’ils reposent sur une déformation de la réalité et de l’histoire.

Trop souvent, les immigrationnistes utilisent également des procédés argumentaires fallacieux en réinterprétant à leur avantage les termes du débat. C’est particulièrement flagrant avec l’utilisation du terme “immigré”. Lorsque la plupart des Français trouvent qu’il y a trop d’étrangers dans leurs pays ou qu’ils pensent que l’impact de l’immigration est globalement négatif, ils ne visent pas les Américains, les Japonais ou les Italiens, et ils n’ont pas à l’esprit la définition officielle de ce qu’est un immigré. Au contraire, ils pensent principalement aux individus d’origine afro-maghrébine, qu’il s’agisse d’étrangers, d’immigrés, ou de Français de papier de troisième génération. En effet, le critère primordial est ethnique, et n’a évidemment pas grand chose à voir avec le statut officiel d’immigré.

C’est un fait qu’il est primordial d’avoir à l’esprit lorsqu’on débat de l’immigration. Ainsi, lorsque dans cet article, nous critiquons l’immigration, il s’agit essentiellement de l’immigration d’origine africaine. C’est un point du débat que nous développerons dans un autre article mais l’immigration européenne arrive beaucoup mieux à s’assimiler, car elle est beaucoup plus proche génétiquement et culturellement.

Dans cet article, nous allons donc reprendre un par un les 10 arguments pour l’immigration les plus souvent utilisés, et nous allons prouver qu’ils sont faux. Ces arguments sont utilisés à la fois pour justifier l’immigration, mais surtout pour déresponsabiliser et excuser les immigrés de tous leurs comportements indésirables.

C’est un article long, car il doit être précis, mais nous développerons chaque réponse dans des articles spécifiques. Ci-dessous, la liste des 10 arguments que nous allons réfuter ici :

  1. “La France a toujours été un pays d’immigration”

  2. “Les immigrés ont reconstruit la France”

  3. “On les a fait venir et on était bien content qu’ils viennent”

  4. “On les a parqués dans des banlieues”

  5. “Ils font le travail que les Français ne veulent pas faire”

  6. “L’immigration est une chance économique pour la France”

  7. “Ils ne sont pas plus criminels que les autres”

  8. “Ils sont plus criminels simplement parce qu’ils sont plus pauvres”

  9. “Ils sont discriminés par une société raciste”

  10. “C’est idiot de stigmatiser une population entière à cause de quelques éléments isolés, c’est un problème d’individus et pas de groupes”

1) “La France a toujours été un pays d’immigration”

On nous répète incessamment que la France est une terre d’immigration, même notre Président de la République l’affirmait en octobre 2019 dans un entretien avec Valeurs Actuelles. Et pourtant, cela relève plus d’un acte de foi doublé d’une ignorance de l’histoire, car cette déclaration est tout simplement fausse.

En effet, les travaux du démographe Jacques Dupâquier ont montré que le fond génétique des Français est resté quasiment homogène et inchangé pendant plus de 15 siècles, de la conquête romaine à la seconde moitié du XIXe siècle.

Même les “Invasions barbares” du IIIème au Vème siècle n’ont modifié la démographie qu’à la marge : l’addition des Francs, Wisigoths, Burgondes et autres peuples germaniques n’a jamais représenté plus de 5% de la population totale.

Au cours des 5 siècles suivants, le seul mouvement migratoire à citer concerne les Vikings en Normandie, qui n’ont jamais représenté qu’une fraction très limitée de personnes (quelques milliers) qui se sont très rapidement mélangées avec les populations romano-franques.

A partir de l’an Mil et jusqu’à la seconde moitié du XIXème siècle, la population française est extrêmement stable dans sa composition culturelle et ethnique. Aucun mouvement de population notable n’est constaté en France durant ces 900 ans.

En réalité, les premières vagues d’immigration ne commencent que dans les années 1860, sont très limitées en proportion et concernent quasi-exclusivement des populations européennes. En 1911, on compte selon l’historien Daniel Lefeuvre environ 3% d’étrangers en France, qui sont pour la plupart originaires de Belgique ou d’Italie. En raison du besoin de main d’oeuvre, ces vagues s’intensifient dans l’entre-deux-guerres, mais concernent à 90% des Européens, et l’installation des immigrés est souvent temporaire. On constate notamment une inversion des flux dans les années 1930.

C’est à partir de 1945 que l’immigration prend un tournant en France : non seulement les chiffres de l’immigration décollent, mais en plus celle-ci change largement de nature. Pour la première fois de son histoire, la France accueille désormais des vagues considérables d’immigrés d’origine extra-européenne, dont l’écart génétique et culturel avec la population autochtone est bien plus marqué.

Pour s’en convaincre, une statistique et le graphique associé suffisent : alors que pratiquement aucun nouveau-né ne portait un prénom arabo-musulman dans les années 1950 en France, c’est désormais le cas de près d’un enfant sur 5.

Pour récapituler, non seulement la France n’a connu quasiment aucune vague d’immigration notable pendant près de 14 siècles, mais en plus, ce n’est que depuis 60 ans que la France accueille en son sein des populations d’origine afro-maghrébine, dont l’intégration à la société française est incomparablement plus difficile que pour Européens de sang.

Sources :

“Histoire de la population française. Tome 1”, par Jacques Dupâquier. (1995)

“L’archipel français”, par Jérôme Fourquet. (2019)

2) “Les immigrés ont reconstruit la France”

Les personnes qui utilisent cet argument pour l’immigration n’ont probablement jamais compris à la signification réelle de ce qu’ils disaient. Commençons par rappeler que la France existe depuis des siècles et que la quasi-totalité du patrimoine historique français a été construite par des Français de sang, à la sueur de leur front.

Tordons désormais le cou à ce mythe de la reconstruction de la France par les immigrés. La “reconstruction” dont il s’agit concerne évidemment celle qui suit la Seconde Guerre Mondiale. Pourtant, tous les historiens de l’économie française s’accordent pour estimer qu’en 1950-1951, la France s’est relevée des destructions de la guerre. A cette époque, très peu d’immigrés extra-européens étaient en France. En 1951, on compte 160 000 coloniaux en France qui représentent alors moins de 1% de la population active totale, selon Daniel Lefeuvre.

Renault-Billancourt, qui est le premier employeur d’Algériens, occupe 19 000 manœuvres et OS au début des années 50, parmi lesquels 3200 sont nord-africains, soit moins de 17%. Donc 4/5 des ouvriers les plus humbles de Renault-Billancourt viennent de France et de pays européens. En 1953, 115 000 des 220 000 Algériens présents en France sont au chômage (au moment où les statistiques officielles enregistrent 180 000 demandes d’emploi non satisfaites). On est donc très loin du mythe selon lequel les Français de sang auraient profité des masses immigrées corvéables à merci pour “reconstruire le pays”.

Source : “Pour en finir avec la repentance coloniale”, par Daniel Lefeuvre. (2006)

3) “On les a fait venir et on était bien content qu’ils viennent”

Cet argument pour l’immigration est dans la continuité du précédent. Commençons par rappeler que même si cet argument était vrai, ce “on” général qui semble désigner collectivement les Français est fallacieux : l’avis des Français sur l’immigration n’a jamais été demandé, et à ce titre, il n’y jamais eu de volonté collective d’accueillir en France l’immigration africaine.

En réalité, il est tout simplement faux de dire qu’on les a fait venir quand on avait besoin d’eux, sous la pression du patronat. Les candidats se pressaient déjà aux portes des usines, il était donc inutile de se lancer dans un racolage coûteux.

D’ailleurs, les patrons se sont longtemps montrés rétifs à embaucher les Algériens (unique source d’immigration africaine à cette époque), de 1920 à l’indépendance de l’Algérie. En témoigne (parmi d’autres exemples) une déclaration du directeur de la Compagnie des mines de houille de Marles en 1937. Ce dernier informe que sa société ne pense pas « devoir utiliser cette main d’œuvre dont la qualité professionnelle nous paraît inférieure à celle des ouvriers de la métropole ». En juin 1953 est publiée par le CNPF (ancêtre du MEDEF) une longue étude intitulée “L’immigration nord-africaine et l’économie métropolitaine” dans laquelle elle réitère ses préventions à l’égard de l’embauche des Algériens.

Enfin, et c’est probablement le point le plus important, rappelons que ces ouvriers immigrés ont avant tout saisi une chance de trouver un emploi dans un pays occidental, et qu’ils ont travaillé comme les ouvriers français et ont été payés comme les ouvriers français. Ces ouvriers maghrébins sont venus de leur propre gré, car la France était une opportunité pour eux. Ni plus, ni moins.

Les Français ne sont jamais allés chercher les immigrés sous prétexte qu’ils avaient besoin d’eux. Les immigrés sont venus parce que les Français les ont laissés saisir cette opportunité.

Source : “Pour en finir avec la repentance coloniale”, par Daniel Lefeuvre. (2006)

4) “On les a parqués dans des banlieues”

Encore une fois, c’est l’un des mantras que répètent ad nauseam les immigrationnistes. “On les a parqués dans les banlieues”. Qui est “on” ? Pour ma part, ni moi ni aucun de mes ancêtres n’a parqué qui que ce soit dans une banlieue française.

Cet argument provient d’une déformation de la réalité. En effet, pour commencer, rappelons que les banlieues et les grands ensembles n’ont pas attendu les immigrés pour exister : au départ, elles étaient occupées par des Français de souche à faibles revenus. Les logements sociaux sont intéressants car ils ne sont pas chers, et c’est la raison pour laquelle les habitants sont en moyenne plus pauvres.

Personne n’a parqué les populations afro-maghrébines dans les logements sociaux des banlieues des grandes villes. Les immigrés s’y sont installés parce qu’encore une fois, ils ont saisi l’opportunité d’être logé en payant un loyer minimal. Ils s’y sont installés parce que ce ce sont généralement des populations pauvres et que les populations pauvres vont vivre dans ces quartiers.

La raison pour laquelle ces banlieues sont désormais habitées ultra-majoritairement par des individus d’origine étrangère est que les Français autochtones les ont peu à peu quittées au fur et à mesure que les immigrés s’y installaient. C’est un phénomène bien connu qu’on appelle aux Etats-Unis le “white flight” : à partir d’un certain seuil de population d’origine étrangère dans une zone urbaine, les Français de sang (et même les Français blancs issus de l’immigration européenne) quittent massivement ces quartiers. La réalité se trouve donc à mille lieues d’un prétendu “parcage” des immigrés.

Ajoutons enfin que cet argument repose sur un présupposé, qui est le fait que la banlieue soit un lieu de vie désagréable et qu’il est peu enviable d’y habiter. Pourtant, il serait bon de rappeler les conclusions des travaux du sociologue (de gauche) Christophe Guilluy : les populations des banlieues sont en fait largement plus favorisées que celles qui habitent la France périphérique !

Les populations des banlieues sont très mobiles et connaissent bien plus fréquemment l’ascension économique et sociale que celles de la France périphérique : c’est simplement dû au fait qu’elles habitent un territoire fortement générateur d’emplois et de croissance économique, celui des métropoles. Ce territoire est régulièrement l’objet de l’attention de l’Etat et de ses politiques publiques (politique de développement, politique de la ville…), est bien quadrillé d’infrastructures (transports publics, etc.). Ces populations immigrées de banlieues ont donc plus d’opportunités à leur disposition pour trouver un emploi, plus de chance de connaître l’ascension sociale et économique, et plus d’accès aux services publics.

Source : “La France périphérique”, par Christophe Guilluy. (2014)

5) “Ils font le travail que les Français ne veulent pas faire”

Cet argument est probablement l’un des plus fallacieux, et il est pourtant constamment agité par les thuriféraires de l’immigration. Pour comprendre pourquoi cet argument est irrecevable, il faut adopter une vision économique.

Quels sont les “métiers que les Français ne veulent pas faire” ? Pourquoi les Français ne veulent pas faire certains métiers ? Parce qu’ils sont trop pénibles ? Certainement pas, les Français ont toujours exercé des métiers parmi les plus pénibles, et ils continuent à le faire.

Les marins-pêcheurs de chalutier sont quasi-exclusivement des Français blancs. Les agriculteurs, qui se suicident au rythme d’un par jour, sont quasi-exclusivement des Français blancs. Ce sont pourtant des métiers pénibles et physiquement exigeants.

En réalité, si les Français ne veulent pas faire certains métiers, c’est généralement parce qu’ils considèrent que ces métiers ne sont pas assez bien payés. A partir de là, il n’y a que 2 possibilités : les employeurs n’ont aucun moyen de mieux rémunérer ce type d’emploi, auquel cas cela signifie que leur activité n’est pas assez rentable et qu’elle devrait donc s’arrêter. La deuxième possibilité est qu’en augmentant les salaires proposés, ces emplois seraient alors occupés, et la question ne se poserait pas.

La présence d’immigrés venant de pays plus pauvres en France a donc plutôt pour conséquence de tirer les salaires des Français à la baisse !

C’est d’ailleurs le constat qui a été fait en Angleterre en 2008 par la Chambre des Lords qui a étudié l’impact de l’immigration sur le marché de l’emploi britannique. Voici l’une de leurs conclusions : “L’argument selon lequel une immigration soutenue est nécessaire pour pourvoir les postes vacants, et que les immigrants font le travail que les locaux ne peuvent pas ou ne veulent pas faire, est fondamentalement erroné.”  Ils notent que non seulement le “travail que les natifs ne veulent pas faire” n’est pas fait par les immigrés, mais en plus les salaires sont tirés vers le bas pour les travailleurs peu qualifiés. Une bonne raison pour refuser l’immigration, finalement.

On touche ici du doigt l’une des grandes incohérences de la gauche qui se prétend sociale mais qui s’oppose violemment aux intérêts des travailleurs Français pauvres en promouvant l’importation d’une immigration qui tire à la baisse les revenus des travailleurs Français.

Pour finir, l’utilisation de cet argument, qui relève plutôt du mythe, est particulièrement cocasse quand on connaît les très hauts taux de chômage des populations immigrées et étrangères, bien supérieurs à ceux des Français indigènes.

Cet argument est donc plus un argument contre l’immigration que pour l’immigration. Echec et mat.

Source : “The Economic Impact of Immigration”, House of Lords (2008)

 

Source : Jereinforme.fr

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