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L'aventure France en feuilleton : Aujourd'hui (101), La France dans l'élan européen de Renaissance......

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Le mot même de "Renaissance" est l'un des plus ambigus qui soient.


Si l'on ne peut évidemment nier la particularité de cette exceptionnelle floraison universelle, et la rupture qu'elle a marquée, sur bien des points, avec le Moyen-Âge, il n'en demeure pas moins qu'elle n'aurait pu avoir lieu sans celui-ci; qu'elle en est, aussi, comme la continuation dans sa transformation et son évolution : rien n'aurait été possible sans les siècles d'accumulation patiente de forces, dans tous les domaines, de ces siècles moyenâgeux que seuls les ignorants peuvent croire ténébreux ou "gothiques", et que Verlaine a mieux évoqués dans sa célèbre formule : "...le Moyen-Âge, énorme et délicat"...

Les échanges entre artistes et intellectuels n'ont jamais cessé, dans toute l'Europe, au Moyen-Âge : c'est le même architecte qui a conçu les plans de la cathédrale de Burgos et ceux de la cathédrale de Cologne (et, comme on ne connaît pas son nom, mais seulement son prénom, on l'appelle... Jean de Cologne !); et, si l'on parle d'artistes italiens attirés par François premier, les Papes en Avignon avaient déja fait venir en France deux des plus grands peintres de l'époque, Simone Martini (qui mourut en Avignon), et Matteo Giovanetti, qui couvrit de fresques le Palais des Papes....

Il convient donc de ne pas nier l'existence de la Renaissance, en soi, mais de ne pas l'imaginer, à l'inverse, comme quelque chose relevant de la génération spontanée, l'Art et le Savoir (les savoirs...) apparaissant tout d'un coup, après des siècles d'obscurité !


Il y avait d'abord eu "le beau treizième siècle", l'amour courtois, les cathédrales, l'apparition des Communes, les débuts de la peinture (on appellera d'ailleurs, justement, les premiers peintres les "primitifs")...

Ces quelques réflexions étant faites, et si l'on prend le mot "artistique" dans son sens le plus large - c'est-à-dire englobant la totalité des Beaux-Arts... - ce qui fait la fécondité exceptionnelle de cette période qu'on appelle la Renaissance ne vient pas de l'arrivée massive d'artistes, attirés par les rois : si après les Guerres d'Italie, de nombreux artistes (italiens pour la plupart, comme Léonard de Vinci, ou Benvenuto Cellini, puis plus tard, Le Bernin...) furent appelés en France par les rois, ce fut l'émulation positive créée par leur rencontre avec les artistes locaux qui fut féconde.


Dans le domaine de la sculpture, ils rencontrèrent Jean Goujon (appelé "le Phidias français") et Pierre Lescot; dans le domaine de l'architecture, la dynastie des Androuet du Cerceau et Philibert Delorme; en peinture, les Clouet etc...

Alors, fruit de cette émulation féconde et réciproque, toute la France put se parer d'édifices militaire, civils ou religieux dans le goût nouveau.

Les deux foyers principaux étant l'Île de France (Ecouen, Fontainebleau...) et, bien sûr, les Châteaux de la Loire, édifiés dans ce jardin de la France où coule "le roi des fleuves, le fleuve des rois..."

lafautearousseau

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